DESKTOP
TABLET (max. 1024px)
MOBILE (max. 640px)
Retourner au début
Ludwig Van
Toronto Montreal

CRITIQUE | Duo Cheng2 : En plein cœur de la Volga

Par Jeanne Hourez le 16 février, 2018

Silvie et Bryan Cheng, qui forment le Duo Cheng. (Crédit: Andrée Lanthier)
Silvie et Bryan Cheng, qui forment le Duo Cheng2. (Crédit: Andrée Lanthier)

Le violoncelliste Bryan Cheng, ancien élève de Yuli Turovsky, et sa sœur, la pianiste Silvie Cheng, ont créé il y a quelques années le duo Cheng2, que l’on prononce « Cheng Squared ». Les deux musiciens font partie des artistes choisis pour les concerts Relève des Jeunesses Musicales Canada et ont profité d’une date à Montréal cette semaine pour présenter leur programme À l’ouest de la Volga, avec lequel ils sillonnent le Québec dans le cadre de Concert Relève en tournée.

Le programme, tel que son nom le suggère, nous emmène dans la Russie profonde et s’intéresse à trois compositeurs emblématiques de ce pays : Piotr Ilitch Tchaïkovski, Serguei Prokofiev et Sergueï Rachmaninov.

C’est ainsi que le concert commence deux morceaux de Tchaïkovski, le Pezzo Capriccioso et le 2ème mouvement Andante Cantabile extrait du quatuor à cordes n°1, deux pièces contrastées, où le duo fait entendre dès les premières notes leur grand complicité musicale. Bryan Cheng semble avoir une grande aisance dans le maniement de son instrument et sa sœur lui offre un soutien souple et fluide qui lui permet de s’exprimer comme il le souhaite.

Ils enchaînent ensuite avec la sonate pour violoncelle et piano op.119 de Prokofiev, une œuvre composée pour Mstislav Rostropovitch dans un climat de tensions politiques.

Il faut donc une certaine maturité pour interpréter cette sonate et comprendre réellement ce que le compositeur souhaitait retransmettre et c’est avec beaucoup de caractère que Bryan Cheng réussit à nous emporter.

Quelques imperfections ici et là ne dérangent jamais notre écoute passionnée de son jeu accrocheur, soigné et pourtant très créatif, sans paraître scolaire. On peut sentir que le jeune musicien est heureux de jouer, de partager ce moment-là avec nous. Encore une fois, Silvie Cheng réussit à compléter avec solidité le jeu de son frère, même si on aurait peut-être souhaité un peu plus de folie et de couleurs sonores dans son jeu.

C’est finalement avec le célèbre Vocalise de Rachmaninov, composé à la base pour voix et piano, que les deux interprètes ont choisi de fermer ce joli programme ponctué de petits discours et anecdotes sur les œuvres retenues.

Encore une fois, c’est un très beau voyage dans la Russie profonde, de très belles couleurs émergent de l’instrument de Bryan Cheng qui est en perpétuel renouvellement d’inspiration.

En rappel, ils nous offrent une interprétation peut-être un peu précipitée du célèbre Cygne de Saint-Saëns. Le très prometteur duo Cheng2 est à surveiller de très près dans les prochaines années.

La tournée du duo se poursuit et si vous êtes dans ces villes, courez les entendre. Voir toutes les villes et les dates.

VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE? Lisez aussi:

Beethoven 32: 32 sonates, 16 pianistes et une journée à Sorel-Tracy

Cinq oeuvres pour piano à redécouvrir sur instruments d’époque

 

 

Jeanne Hourez

Pianiste, Jeanne détient une licence du Conservatoire national supérieur de musique de Paris ainsi qu'une maîtrise et un DEPA de la Faculté de musique de l'Université de Montréal. Elle se passionne pour la musique de chambre, la musique contemporaine et le journalisme musical. Elle est la fondatrice du Trio Benzaiten.

Jeanne Hourez

Pianiste, Jeanne détient une licence du Conservatoire national supérieur de musique de Paris ainsi qu'une maîtrise et un DEPA de la Faculté de musique de l'Université de Montréal. Elle se passionne pour la musique de chambre, la musique contemporaine et le journalisme musical. Elle est la fondatrice du Trio Benzaiten.
Partager cet article
lv_montreal_banner_high_590x300
comments powered by Disqus

Ludwig Van Montreal

CRITIQUE | Carmen à l'Opéra de Montréal: beaucoup de talent dans une production qui ne passera pas à l'histoire

Par Caroline Rodgers le 5 mai, 2019

Il fallait s'y attendre: la Carmen de l'Opéra de Montréal est présentée pratiquement à guichets fermés et a donné lieu à l'ajout d'une représentation supplémentaire. Le "blockbuster" de Bizet, parmi les opéra les plus donnés dans le monde année après année, est un feu roulant d'airs connus et de musique orchestrale séduisante. Dans un tel contexte, difficile de rater son coup. Sans pour autant nous jeter par terre - loin s'en faut - la première de cette nouvelle production, hier soir, était une belle démonstration du talent d'ici, tant chez nos chanteurs que chez les autres artisans québécois des arts de la scène.
Lire tout l'article Commentaires
Partager cet article
lv_montreal_banner_high_590x300
lv_montreal_ssb_atf_300x300
lv_montreal_ssb_high_300x300
lv_montreal_ssb_mid_300x300
lv_montreal_ssb_low_300x300
lv_montreal_tsb_high_300x700
lv_montreal_tsb_low_300x700
lv_montreal_ssb_atf_300x300
lv_montreal_ssb_high_300x300
lv_montreal_ssb_mid_300x300
lv_montreal_ssb_low_300x300
lv_montreal_tsb_high_300x700
lv_montreal_tsb_low_300x700

We have detected that you are using an adblocking plugin in your browser.

The revenue we earn by the advertisements is used to manage this website. Please whitelist our website in your adblocking plugin.