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ENTREVUE | Guillaume Côté, ambassadeur de l'événement bénéfice de l'ESBQ : "La danse, c'est la plus belle chose au monde!"

Par Béatrice Cadrin le 30 avril 2026

Guillaume Côté lors du lancement de saison des Grands Ballets (Photo : Sasha Onyshchenko)
Guillaume Côté lors du lancement de saison des Grands Ballets (Photo : Sasha Onyshchenko)

La passion de Guillaume Côté pour son art n’a clairement pas diminué depuis sa retraite du Ballet national du Canada l’an dernier. « La danse, c’est la plus belle chose au monde », affirme l’ancien danseur principal, avec un enthousiasme si contagieux qu’on n’a pas osé lui rétorquer que cette place revenait selon nous à la musique – tout de même talonnée de près par la danse! Ces deux formes d’art de la scène ont certainement en commun d’exiger un entraînement physique et mental rigoureux afin d’exécuter sous les regards attentifs du public des mouvements extrêmement précis, combinant technique maîtrisée et expressivité profonde. Guillaume Côté connaît d’expérience les effets délétères de cette recherche constante de perfection. C’est pourquoi il a accepté pour une deuxième année d’être ambassadeur de l’événement-bénéfice de l’École supérieure de ballet du Québec (ESBQ), qui soutient le Fonds pour l’excellence – Anik Bissonnette et le programme Danser en santé.

Comme l’apprentissage d’un instrument de musique, l’étude de la danse forme « des gens très complets, des jeunes allumé·e·s, avec de la discipline et de la rigueur. Même si ces personnes-là ne deviennent pas des professionnel·le·s de la danse, c’est une formation qui leur donne des ailes pour autre chose. »

La passion qui anime Guillaume Côté est notable par les hauteurs vers lesquelles elle l’a poussé, mais elle n’est pas pour autant unique : c’est plutôt une condition sine qua non pour persévérer dans ce cheminement exigeant. Emporté·e·s par l’intensité de leur passion, les danseurs·euses courent cependant le risque de se dépenser sans compter, en venant à outrepasser leurs limites. C’est pourquoi l’ESBQ s’est posée en précurseure et a mis en place des mesures sophistiquées de soutien et d’accompagnement s’adressant autant aux dimensions mentale que physique des élèves en danse.

« C’est tellement précieux de savoir prendre soin de son statut physique et mental. Ce genre de programme n’existait pas à mon époque », déplore Guillaume Côté. « Quand j’ai frappé un mur à 33 ans, je ne savais même pas où aller chercher de l’aide. »

Le danseur a bien retenu la leçon de cette période sombre de sa carrière : aujourd’hui, il ne néglige aucun aspect pour se maintenir au meilleur de sa forme physique, mentale et émotionnelle : « J’ai deux psys! », avoue-t-il dans un grand éclat de rire. « Une pour l’aspect carrière et performance, l’autre pour ma vie privée! » Au niveau physique, les traitements de physiothérapie et de massothérapie sont des parties intégrantes de son arsenal de soin. « Quand on connaît les outils, on est plus apte à faire les bons suivis. Il est primordial qu’on fasse tout ce qu’on peut pour aider les jeunes en formation. »

Danser en santé

La directrice artistique de l’ESBQ Anik Bissonnette est du même avis. Sur le site du programme, elle fait part que « [r]ien ne me tient plus à cœur que de protéger la santé physique et psychologique de ces athlètes dans la fleur de l’âge, un enjeu de plus en plus criant dont j’ai fait mon cheval de bataille ces dernières années. »

L’approche holistique de l’ESBQ en a fait une référence au Canada et à l’international. Chaque année, le programme Danser en santé investit 75 000 $ dans des services soutenant la santé physique, mentale et émotionnelle des aspirants danseurs·euses. Ces services peuvent prendre la forme d’ateliers sur la gestion du stress et de la performance, de programmes de saines habitudes de vie, de consultations personnalisées, de cours de cuisine et ateliers de nutrition, d’encadrement offert par une équipe professionnelle spécialisée en santé des danseurs et d’accès à un local d’entraînement pour prévenir les blessures.

Soirée bénéfice

La soirée bénéfice Rencontrez l’exceptionnel, qui se tenait le 22 avril dernier, célébrait à la fois le 60e anniversaire de l’institution et la fin du parcours d’études des finissant·e·s de cette année, qui ont fait la démonstration de leurs habiletés dans le spectacle SOLO. Reprenant la formule éprouvée des années passées, ce spectacle voyait chacun·e des neuf finissant·e·s présenter des numéros en solo élaborés en collaboration étroite avec un·e chorégraphe de leur choix.

« Ce processus collaboratif de création constitue une belle expérience que j’aurais adorée à cet âge-là! Ça m’a touché l’an dernier de voir les jeunes danseurs s’approprier ce moment », s’exclame Guillaume Côté, qui se consacre lui-même de plus en plus à la chorégraphie : sa version dansée de Hamlet, élaborée en collaboration avec Robert Lepage, reprend l’affiche du 13 au 26 mai au Monument National, et les Grands Ballets présenteront en octobre prochain une autre création inspirée de Shakespeare, Les songes d’une nuit d’été.

En début de soirée, l’ESBQ a procédé à la remise du premier Prix de l’exceptionnel à la scénariste Florence Longpré et au réalisateur Guillaume Lonergan, en reconnaissance de leur contribution au rayonnement de la danse et de leur capacité à révéler, au petit écran, toute la puissance émotionnelle du ballet. Le succès retentissant de leur série Empathie et le rôle original qu’y jouaient les danseurs·euses de l’ESBQ ont en effet offert une vitrine inattendue au travail de l’institution et à la forme d’expression artistique qui y est enseigné, mais également aux dangers de la pression exercée par les exigences du milieu.

Un prix honorifique a également été remis au défenseur des arts Pierre Goulet, soulignant son engagement infaillible envers l’ESBQ depuis 17 ans.

Pour en savoir plus sur le programme Danser en santé du Fonds de l’excellence – Anik Bissonnette et faire un don, il suffit de consulter la page qui y est consacrée sur le site de l’ESBQ.

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Béatrice Cadrin
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