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Toronto Montreal

ARTISTE DE LA SEMAINE | Elinor Frey, un nouveau violoncelle et des projets plein la tête

Par Caroline Rodgers le 27 octobre, 2018

Elinor Frey dans Johann Sebastian Bach - Suites pour violoncelle seul
La violoncelliste Elinor Frey. (Photo: courtoisie)

Talentueuse mais plutôt discrète, Elinor Frey est une violoncelliste dont on ne parle pas assez. Et pourtant, il semble que cet automne, elle soit partout à la fois! Ce dimanche, elle jouera trois des Suites pour violoncelle seul de Bach dans le cadre des Moments Musicaux, à l’Église de la Visitation. Ce n’est que le premier de plusieurs concerts à venir au cours des prochaines mois pour la musicienne. Rencontre.

C’est avec son nouveau violoncelle baroque, fabriqué pour elle par un luthier aux États-Unis, quelle donnera ce récital.

« Pour moi, il y a certaines des Suites qui nécessitent un violoncelle plus grand, avec une sonorité très large, dit-elle. Pour la première et la cinquième Suite, j’utilise mon nouveau. Il y a trois ans, j’ai décidé de vendre mon violoncelle baroque pour en commander un nouveau. J’ai choisi un luthier du Rhode Island, qui s’appelle Carl Denis, et j’ai dû attendre un peu pour avoir mon instrument. »

La violoncelliste tenait à avoir un instrument neuf, mais fabriqué selon les caractéristiques de l’époque baroque.

« À l’époque de Bach, la plupart des musiciens jouaient sur des instruments neufs, dit-elle. En achetant un nouvel instrument, il pourrait être fabriqué comme un violoncelle baroque, comme s’il avait été fait en 1708, soit deux ans avant les Suites de Bach. Selon moi, un instrument neuf fabriqué comme à l’époque baroque est plus proche de l’expérience baroque qu’un instrument de 300 ans. En 1708, ils ne jouaient pas sur des instruments de 300 ans! Je voulais aussi un instrument que j’aimerais beaucoup, avec une belle sonorité et beaucoup de volume. J’ai reçu celui-ci fin mars, et c’est toute une adaptation, car il change. Il faut penser qu’il y a un an, cet instrument était encore un morceau de bois sur une étagère! »

Pour ce récital, elle interprètera les Suites no 3, 1 et 5, ainsi qu’une pièce de la compositrice Lisa Streich intitulée Minerva (2018).

Autres projets

Loin de se limiter au répertoire connu, la démarche artistique d’Elinor Frey se caractérise par la recherche musicologique et l’exploration constante de nouveau matériel, qu’il soit puisé dans le vaste trésor des compositeurs méconnus, ou qu’il s’agisse de commandes.

Dimanche dernier, elle a terminé l’enregistrement de son nouveau disque, qui sortira sur Analekta en mars prochain.

« Cet enregistrement couvre mon projet étalé sur les cinq dernières années, qui était de commander de nouvelles œuvres pour le violoncelle baroque, dit-elle. Il y a six pièces, dont trois pour mon violoncelle à cinq cordes. J’ai écrit un article sur le sujet dans la dernière revue Circuit. C’était, pour moi, un grand projet. »

Le 8 et le 10 novembre, elle jouera deux Concertos de Boccherini avec l’Orchestre symphonique de la Vallée du Haut St-Laurent, sous la direction de Daniel Constantineau, dans deux églises de la rive-sud. DÉTAILS

« J’adore Boccherini », dit-elle. Au même programme, on pourra entendre des symphonies de Johann Christian et Carl-Philipp Emanuel Bach. Le programme des deux concerts s’intitule d’ailleurs Boccherini, Bach et moi.

À la mi-novembre, elle donnera un cours de maître à Juilliard.

« Je me spécialise dans la musique baroque italienne, dit-elle. Les élèves vont jouer pour moi seulement des sonates italiennes, qui sont vraiment ma spécialité, dit-elle. Je prépare d’ailleurs un autre enregistrement que je vais faire en Italie, des sonates de Giuseppe Dall’Abacco (NDLR : aussi connu en français sous le nom de Joseph Abaco), dont je prépare une édition critique qui sera publiée par un éditeur connu, que je ne peux pas nommer pour l’instant. Mes projets prennent souvent des années à se développer et j’en mène plusieurs de front, à différents stades : recherche, développement, diffusion. Je vais donc aussi jouer dix fois le programme de mon disque, Fiorè, avec le Conseil des arts de Montréal en tournée. Le 11 novembre, je vais même le jouer dans mon quartier, à Verdun. C’est rare que l’on joue chez soi, comme ça. »

Mentionnons que ce programme du CAM en tournée est joué en compagnie de la soprano Suzie LeBlanc, du claveciniste Luc Beauséjour et du théorbiste Esteban La Rotta.

Elinor fait aussi partie de l’ensemble Pallade Musica, dont Ludwig van Montréal faisait un portrait l’an dernier.

« C’est une bonne saison pour l’ensemble. Nous allons jouer pour la première fois dans le cadre du Festival Bach de Montréal, et nous allons jouer à la salle Bourgie le 26 novembre les Concertos pour clavecin de Bach, c’est donc Mélisande McNabney qui sera en vedette. »

Elinor Frey en concert:

Au Moments musicaux Suites pour violoncelle de Bach, dimanche 28 octobre, 15 h, Église de la Visitation. DÉTAILS

Boccherini, Bach et moi, avec l’Orchestre symphonique de la Vallée du Haut Saint-Laurent, 8 novembre, 20 h, église St-Michel de Vaudreuil-Dorion, et 10 novembre, 20 h, église de la Nativité de La Prairie. DÉTAILS

Fiorè, avec le CAM en tournée: plusieurs dates, voir le site d’Elinor Frey. 

Avec Pallade Musica: Concertos pour clavecin avec Mélisande McNabney: 26 novembre, 19 h 30, salle Bourgie, DÉTAILS

Avec Les Boréades de Montréal: 22 novembre, 19 h 30, salle de concert du Conservatoire de musique de Montréal. DÉTAILS. 

VOIR TOUS LES CONCERTS D’ELINOR FREY

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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