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PARIS | L'Orchestre Métropolitain (et le Québec) prennent d'assaut la Philharmonie

Par Caroline Rodgers le 3 décembre, 2017

La Phiharmonie de Paris. (Crédit photo: François Goupil)
La Phiharmonie de Paris. (Crédit photo: François Goupil)

C’était plus qu’un rendez-vous de l’Orchestre Métropolitain avec la Phiharmonie de Paris qui avait lieu, hier soir. C’était un rendez-vous du Québec, et des Québécois, avec leurs cousins français. En effet, un bon nombre de Québécois étaient présents dans la salle pour ce que Yannick Nézet-Séguin a qualifié de moment d’amitié et d’amour entre le Québec et la France. Un autre concert mémorable.

Juste avant le concert, la Délégation du Québec à Paris avait convié les médias québécois et diverses personnalités pour un cocktail dans un salon de la Philharmonie. On a pu y apercevoir, entre autres, Luc Plamondon, Dany Laferrière, Jean Charest et son épouse, Pierre-Marc Johnson, la juge à la retraite Anne-Marie Trahan et le pianiste Jean-Philippe Sylvestre.

Le concert fut à l’image de la tournée: toujours plus haut, toujours plus loin. Le programme avait été modifié, sans pièce orchestrale d’ouverture. C’est à Stéphane Tétreault qu’il revenait de briser la glace avec son Concerto pour violoncelle d’Elgar, très intense et profondément émouvant. Alexandre Tharaud prenait la relève avec le Concerto pour la main gauche de Ravel et fut littéralement impérial, sur un piano Bösendorfer. Acclamé, il est revenu pour son rappel habituel de la main gauche, le Prélude de Scriabine op. 9.

Alexandre Tharaud. (Crédit: François Goupil)
Alexandre Tharaud. (Crédit: François Goupil)

Après l’entracte, La Mer, de Claude Debussy, nous a soufflés. Pas moins de deux rappels ont suivi. Yannick Nézet-Séguin avait décidé de jouer la deuxième moitié d’Exil intérieur, d’Éric Champagne, bien que cette pièce avait été, pour une raison ou une autre, retirée du programme. Comme dans les autres villes, l’œuvre a remporté un franc succès sous les yeux émus du compositeur qui a certainement savouré son triomphe alors que de nombreux spectateurs allaient le féliciter, après le concert.

Le deuxième rappel fut évidemment Nimrod. D’une fois à l’autre, nous sommes toujours plus émus alors que des souvenirs et des émotions de la tournée nous envahissent pendant que l’orchestre joue. La façon dont l’OM commence avec un sublime pianissimo et monte graduellement à l’assaut de nos cœurs est unique. Bravo.

D’autres québécois à Paris

En dehors de la visite de l’OM, d’autres Québécois étaient invités à ce « Week-end Montréal » de la Philharmonie. Ainsi, le matin, l’Orchestre national d’Ile-de-France jouait la Chasse-galerie, de Simon Bertrand, sous la direction de notre Andrei Feher, en présence du compositeur. Une narratrice québécoise exilée en France depuis plusieurs années, l’organiste Claude Nadeau, racontait l’histoire. Cette œuvre a été présentée dix fois en France dans le cadre d’une tournée « Au pays du caribou » qui a connu un franc succès. Une autre pièce, Le Chandail de hockey, d’Abigail Richardson-Schulte, basée sur le conte de Roch Carrier, était au programme.

Claude Nadeau, Andrei Feher, Simon Bertrand (Photo: courtoisie)
Claude Nadeau, Andrei Feher, Simon Bertrand (Photo: courtoisie)

 

Conclusion

Dans moins d’une heure, l’Orchestre Métropolitain donnera son dernier concert de la tournée. Nous anticipons déjà des émotions fortes après une semaine riche en événements et en triomphes de ville en ville. C’est unanime : il y aura, dans l’histoire de l’OM, un « avant » et un « après » de cette tournée européenne.

Désormais, pour l’OM, ce ne sera plus jamais pareil.

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

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Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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