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Toronto Montreal

L'AVANT-CONCERT | Le Baron tzigane: aventure, rires et musique

Par Caroline Rodgers le 10 novembre, 2017

Le Baron Tzigane, une production de l'Opéra bouffe du Québec, les 10, 11 et 17 novembre, 20 h et les 12, 18 et 19 novembre, 15 h, Maison des arts de Laval. (Crédit: Bonnallie Brodeur)
Le Baron Tzigane, une production de l’Opéra bouffe du Québec, les 10, 11 et 17 novembre, 20 h et les 12, 18 et 19 novembre, 15 h, Maison des arts de Laval. (Crédit: Bonnallie Brodeur)

Un trésor caché, une princesse qui s’ignore princesse, des bohémiens, une guerre et des rivalités amoureuses : il y a de tout dans Le Baron Tzigane, opérette de Johann Strauss donnée par l’Opéra bouffe du Québec pour six représentations à compter de ce soir. Nous avons rencontré Simon Fournier, directeur musical de l’Opéra bouffe.

Sandor, un baron, revient dans son pays natal après des années d’exil pour reprendre le château et les terres dont il est l’héritier et sur lesquelles serait caché un trésor. Ses terres sont occupées par Zsupan, un éleveur de porcs, qui lui propose sa fille en mariage. Comme dans la plupart des opérettes et des opéras, l’histoire est remplie de rebondissements épiques qu’il s’avère ardu de résumer en quelques lignes.

« L’œuvre est drôle surtout dans ses dialogues, qui comportent plusieurs blagues, mais c’est aussi une histoire d’amour avec ses côtés héroïques et dramatiques. Le Baron est un vrai héros, avec des sentiments nobles et la main sur le cœur » dit Simon Fournier.

La différence entre un opéra et une opérette?

« Je dis souvent à la blague que dans un opéra, la soprano meurt à la fin. Dans une opérette, elle meurt de rire ».

La version du Baron Tzigane présentée par l’Opéra Bouffe du Québec est en français. (Crédit photo: Bonnallie Brodeur)
La version du Baron Tzigane présentée par l’Opéra Bouffe du Québec est en français. (Crédit photo: Bonnallie Brodeur)

Le Baron Tzigane n’est pas monté très souvent au Québec. La version présentée par l’Opéra Bouffe du Québec est en français.

« C’est la deuxième opérette la plus importante de Strauss après la Chauve-souris, et l’oeuvre a été un succès dès sa création. »

Comme toutes les opérettes de Strauss, Le Baron Tzigane est ponctué de valses.

« Comme ça se passe chez les Tziganes, il y a aussi des csardas et des polkas. C’est plus folklorique », ajoute le directeur musical.

Un trésor caché, une princesse qui s’ignore, des bohémiens, une guerre et des rivalités amoureuses : il y a de tout dans Le Baron Tzigane. (Crédit: Bonnallie Brodeur)
Un trésor caché, une princesse qui s’ignore, des bohémiens, une guerre et des rivalités amoureuses : il y a de tout dans Le Baron Tzigane. (Crédit: Bonnallie Brodeur)

Les interprètes sont Ruben Shaym Brutus (le Baron), Audrey Larose-Zicat (Saffi), Frédérique Drolet (Arséna), Éric Thériault (Zsupan), Rachèle Tremblay (Czipra), Arminè Kassabian (Mirabella), Guillaume Beaudoin (Ottokar), Dominic Lorange (Homonay), Richard Fréchette (Carnero), dans une mise en scène d’Yvon Bilodeau.

« Ça fait partie de notre mission de servir de tremplin à des jeunes, mais notre distribution est un mélange de chanteurs de la relève et d’autres, plus expérimentés. »

L’Opéra bouffe et son chef

Simon Fournier a étudié en chant et en écriture musicale au Conservatoire de musique du Québec et à l’Université McGill. Il est autodidacte en direction musicale. Il a commencé comme chef de chœur en 1998 en fondant le Chœur de Radio Ville-Marie. De fil en aiguille, on lui a proposé des projets et en 2001, il devenait directeur musical de l’Opéra bouffe du Québec.

 

Simon Fournier est devenu directeur musical de l'Opéra bouffe du Québec en 2001. (Photo: courtoisie)
Simon Fournier est devenu directeur musical de l’Opéra bouffe du Québec en 2001. (Crédit: Bonnallie Brodeur)

D’abord fondé comme chœur en 1978, l’Opéra bouffe portait le nom assez surprenant de « Voisins de Saint-Martin », inspiré de sa municipalité d’origine. Un nom qui aurait aussi bien pu évoquer une équipe de hockey ou une ligue de quilles. Après quelques années, les Voisins ont eu la piqûre de l’opérette et ils ont changé de nom pour que le public sache qu’ils faisaient de l’opéra. La compagnie propose une production par an ainsi qu’un gala-bénéfice. Le chœur de l’organisme est composé d’amateurs, mais tous les chanteurs et membres de l’équipe de production sont des professionnels. En tout, une quarantaine d’interprètes participe à chaque production, en incluant le chœur et les musiciens de l’orchestre.

Choristes amateurs, peut-être, mais ils sont bien préparés!

« Le chœur est préparé de janvier à la fin mars, puis les mois d’avril et mai sont consacrés au gala. On reprend les répétitions de septembre en novembre. Ils passent donc trois mois à répéter le spectacle », dit Simon Fournier.

On peut se demander si l’opérette est populaire très auprès du public lavallois.

« Les gens qui viennent une fois restent fidèles, ils reviennent les années suivantes, dit Simon Fournier. En général, les gens adorent l’opérette, c’est juste qu’ils ne le savent pas! Dans nos choix d’œuvres, il faut que l’on puisse raconter une bonne histoire et ce qu’on entend comme commentaires, c’est que les gens sont surpris de s’être laissé captiver par l’intrigue. Souvent, ils pensaient faire plaisir à un choriste en achetant des billets pour l’encourage, et finalement, ils réalisent que c’est un spectacle de qualité avec des chanteurs de haut niveau. Ils se laissent prendre au jeu. »

Le Baron Tzigane, les 10, 11 et 17 novembre, 20 h et les 12, 18 et 19 novembre, 15 h, Maison des arts de Laval.

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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