COMPTE-RENDU | L'Empire contre-attaque en ciné-concert: la force était avec nous

Par Christophe Rodriguez le 28 août 2022

L'empire contre-attaque en ciné-concert a été présenté trois fois ce weekend. (Photo: courtoisie de GFN Productions)
L’empire contre-attaque en ciné-concert a été présenté trois fois ce weekend. (Photo: courtoisie de GFN Productions)

Qui pouvait bien envahir la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts pour trois représentations à guichets fermés? Des nostalgiques, des admirateurs finis de la saga Star Wars ou des petites familles toutes générations confondues? Les trois, nous pouvons l’affirmer.

Depuis, que l’Orchestre FILMharmonique de Montréal et la compagnie montréalaise GFN Productions ont plongé dans ce concept, soit le film sans coupures accompagné d’un orchestre de musiciens entièrement montréalais, le succès ne se dément pas.

Au fil des ans, on a ainsi pu voir Le Seigneur des Anneaux, Fantasia, Titanic, La Passion d’Augustine, et à chaque fois, c’est le même étonnement. Du monde à perte de vue, qui à notre humble avis ne fréquente pas les salles de concert, composé de spectateurs/spectatrices de tous les âges. À quoi tient ce succès?

Un professionnalisme sans failles avec des musiciens triés sur le volet qui connaissent parfaitement la trame sonore, un chef d’orchestre enjoué, dynamique ainsi que précis et bien entendu, le choix des films qui ont traversé les époques.

Sous la direction du chef d’orchestre Erik Ochsner qui a fait des musiques de film une spécialité, nous assistions à la, présentation de L’empire contre-attaque (1980), dont la musique fut signée par l’incontournable John Williams.

De ce deuxième volet de la trilogie originale, une phrase est demeurée célèbre : « Je suis ton père ». Maintes fois reprise pour différentes publicités ou autres parodies, elle donnait la clé du mystère quand le sinistre Darth Vader annonçait à Luke qu’il était son père.

Pendant deux heures avec un entracte de quinze minutes, tout s’imbriquait parfaitement. Les cuivres (4 trompettes, 5 trombones) n’ont pas failli pour le thème de La marche impériale dont le fer de lance fut à l’époque le regretté trompettiste Maurice Murphy, 1re chaise du London Symphony Orchestra.

Contrairement à certaines idées reçues, ni le film ni la musique n’ont mal vieilli. John Williams, qui s’est inspiré de thèmes classiques, dont Les planètes de Holst, a créé un univers qui sied fort bien à cette saga cosmique, que j’ai redécouverte avec un indicible bonheur. De C3 P0, au gentil corsaire Hans Solo, et de la princesse Léia, sans oublier Yoda, le maître Jedi Yoda ainsi que l’âme damnée Darth Vader, nous comprenons que cette musique fait encore le lien entre les plus jeunes et « les nostalgiques».

Un coup de chapeau aux musiciens/musiciennes qui ont en tous points respecté l’œuvre originale ainsi qu’au chef qui, dans un français impeccable, nous a conduits avec brio dans cette autre galaxie.

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