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Toronto Montreal

DOSSIER | Le Fantôme de l'opéra comme vous ne l'avez jamais vu (et entendu!)

Par Caroline Rodgers le 21 décembre, 2019

Hugo Laporte et Anne-Marine Suire, têtes d’affiche du Fantôme de l’opéra, version concert en français. (Photo : OSA Images)

S’il faut se fier aux costumes que nous avons eu la chance de voir lors d’une séance d’essayage du Fantôme de l’opéra, cette semaine, la production de Spectra musique de l’oeuvre d’Andrew Lloyd Webber s’annonce magnifique. Rencontre avec les artistes de cette version concert en français, qui sera présentée au Théâtre St-Denis à compter du 8 janvier prochain, et au Grand Théâtre de Québec du 17 au 19 janvier.

Cette version concert en français, une première mondiale de niveau professionnel, mettra en vedette le baryton Hugo Laporte dans le rôle du Fantôme, et Anne-Marine Suire dans le rôle de Christine, avec Michaël Girard en Raoul, Frédérike Bédard en Carlotta, et plusieurs autres artistes talentueux, avec 40 musiciens de l’Orchestre Azimut sur scène, ainsi qu’un chœur. DÉTAILS

Notre rencontre avec quelques-uns de ces comédiens chanteurs a lieu chez Espace Costume, immense caverne d’Alibaba située dans Hochelaga-Maisonneuve, où l’on retrouve pas moins d’un million de costumes en location.

Michaël Girard : Raoul

Sur place, nous rencontrons Michaël Girard, qui joue Raoul, le prétendant de Christine et rival du Fantôme, Frédérike Bédard, la Carlotta, chanteuse d’opéra vindicative en fin de carrière, ainsi que Catherine Sénart, qui tiendra le rôle de Mme Giry. Tous trois vêtus de leurs habits de scène, ils débordent d’enthousiasme face à ce projet d’envergure.

Lors de notre première rencontre à la conférence de presse, il y a un mois, Michaël Girard m’avait confié avoir du travail à faire pour maîtriser la partition. Depuis, il est véritablement entré dans la peau de son personnage.

 

« Ça va vraiment bien, je prends de l’assurance et je me sens de plus en plus libre, dit-il. Cela m’a demandé beaucoup de travail, mais du fait de collaborer avec les autres, et de répéter avec une pianiste, j’ai commencé à me détacher des partitions pour être plus à l’aise sur scène. Je pense que Raoul m’habite. Depuis des semaines, j’ai consacré tout mon temps à ce personnage, je faisais du travail personnel en plus des répétitions. On va tous arriver prêts pour cette première là! C’est vraiment une belle oeuvre et c’est beau de voir tout ça prendre forme. » – Michaël Girard

 

Frédérike Bédard : Carlotta

De son côté, Frédérike Bédard, qui incarnera la fameuse Carlotta, chanteuse vieillissante détrônée par la jeune Christine, est ravie d’avoir un rôle qui convient à sa personnalité et au genre de personnage qu’elle incarne à merveille. On se souviendra qu’elle était Miss Andrew dans Mary Poppins, également présenté au St-Denis, dans les dernières années.

« C’est un rôle rêvé pour moi. Je peux me servir de toutes mes notes aigues de colorature, et en même temps, c’est une méchante, alors je descend aussi dans les graves. C’est tellement agréable à jouer! On dirait que je n’ai qu’à enfiler un corset et je deviens Carlotta. Je dois même faire attention, car elle m’influence dans la vie de tous les jours. Elle n’est pas si loin de moi! Mon chum vous le dirait! (rires). »

En plus d’apprendre son rôle, elle a bien étudié le style des chanteuses lyriques d’autrefois, pour l’adopter et donner une meilleure reconstitution du chant de l’époque où se déroule l’histoire. Elle se dit particulièrement heureuse que l’oeuvre soit enfin présentée au public en français dans cette production de Spectra Musique.

SE PROCURER DES BILLETS

« C’est formidable que ce soit enfin fait en français, puisque c’est un roman de Gaston Leroux et que ça se passe à Paris, et la traduction de Nicolas Engel est excellente. Avec tous ces costumes et les accessoires, ce sera superbe. »

Catherine Sénart : Mme Giry

Catherine Sénart, que l’on a déjà vue, entre autres, dans My Fair Lady dans une mise en scène de Denise Filiatrault, et dans de nombreuses séries télévisées, dont Marguerite Volant, jouera Mme Giry, maîtresse de ballet de l’opéra.

« Mme Giry est la messagère, c’est elle qui communique avec le Fantôme et transmet ses messages. La comédie musicale fait partie de mon parcours, je ne suis pas en terrain inconnu. Ma mère est chanteuse d’opéra et m’a enseigné les bases du chants et j’ai continué à travailler ma voix en parallèle. Je suis contente d’être de cette production où les gens vont enfin avoir accès à cette oeuvre en français. »

 

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

 

Les costumes : inspiration et conception

Lors de ma visite chez Espace Costume, j’ai pu avoir un aperçu des quelques 70 costumes très colorés de la production. Sylvain Genois, concepteur de ces costumes, s’est inspiré de ceux de la production originale, signés Maria Björnson.

« Le Fantôme de l’opéra est une oeuvre très bien établie et mon mandat était de recréer l’esprit du spectacle et de me rapprocher le plus possible de ce qui se fait à Broadway et à Londres, mais en utilisant des costumes en location. Je me suis basé sur les personnages que le public connaît en ajoutant certaines idées nouvelles. »

Sylvain Genois a travaillé en collaboration avec Étienne Cousineau, le metteur en scène, qui m’a parlé de la vision artistique du spectacle plus en détails à l’occasion d’une conversation téléphonique.

 

« Sylvain a vraiment fait des recherches pour trouver des costumes qui s’apparentent le plus possible au Fantôme original, on n’est pas trop loin de Broadway, dit Étienne Cousineau. Ce qu’on trouvait important, entre autres, c’est que le Fantôme soit habillé tout en rouge à la fin de la mascarade, et que Christine porte la robe bleue en allant au cimetière, ainsi que le peignoir blanc dans le duo. On est dans un hommage à la production originale, qui était assez réaliste sur le plan historique. » – Étienne Cousineau, metteur en scène

 

Selon le metteur en scène, bien que la production soit une version concert, on repousse au maximum les limites pour s’approcher d’une production demi-scénique, avec beaucoup de mouvement et d’accessoires, dont le mythique lustre de l’opéra qui tombe.

« Tous les accessoires nécessaires sont là: le lustre, des objets divers, la boîte à musique. Ce que l’on n’aura pas, ce sont les objets massifs tels que les meubles. L’orchestre va prendre place sur scène, sur trois niveaux, et faire partie de cette machine scénique. Les musiciens seront aussi plus nombreux que ce que prévoit la partition. Ça va sonner! Et en français, la traduction de Nicolas Engel est tellement réussie, c’est une des meilleurs que j’ai jamais vues. »

Vous voulez y aller?

Le Fantôme de l’opéra, version concert en français, du 8 au 26 janvier, Théâtre St-Denis, et du 17 au 19 janvier, Grand Théâtre de Québec. 

Ce reportage a été commandité par Spectra Musique. Pour connaître nos tarifs, écrivez-nous à caroline@ludwig-van.com

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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