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RENCONTRE | Quatre questions à Yannick Nézet-Séguin juste avant la tournée de l'Orchestre Métropolitain

Par Caroline Rodgers le 17 novembre, 2019

Yannick Nézet-Séguin et l'Orchestre Métropolitain seront en tournée aux États-Unis du 18 au 25 novembre. (Photo: François Goupil)
Tournée de l’Orchestre Métropolitain: Yannick et l’OM seront aux États-Unis du 18 au 25 novembre. (Photo: François Goupil)

Vendredi après-midi, l’Orchestre Métropolitain avait invité quelques médias à assister à sa répétition à la Maison symphonique. Nous avons pu avoir un avant-goût de leur interprétation de la Symphonie no 4 de Bruckner et parler au chef d’orchestre quelques instants, alors que l’OM partira en tournée du 18 au 25 novembre aux États-Unis. 

L’OM visitera, dans cet ordre: Chicago, Ann Arbor, New York et Philadelphie, en compagnie de la mezzo soprano américaine Joyce DiDonato. En plus de la symphonie, l’OM et sa soliste interpréteront des extraits de l’opéra La Clemenza di Tito, de Mozart.

LvM: L’OM a enregistré toutes les symphonies de Bruckner. Pourquoi choisir la quatrième pour votre tournée? 

YNS: « En fait, il y a plusieurs raisons. Premièrement, pourquoi Bruckner? Lors de notre dernière tournée, c’était important pour moi de démontrer le côté anglais et français, pour l’Europe, et ça s’est tellement bien passé que j’ai été tenté de garder les Variations Enigma et La Mer, mais ce n’est pas stimulant pour un orchestre de faire toujours la même chose. Il faut avancer.

Bruckner, c’est un compositeur qui fait peur aux salles de concert. En tournée, c’est impopulaire chez les présentateurs, mais j’ai tenu mon bout. C’est cela qui nous a fait connaître. Je voulais mettre en valeur nos cuivres et notre cor solo. La Quatrième a l’avantage de ne pas être trop longue, et nous permet d’avoir une bonne première partie. Si on y allait avec la Septième ou la Huitième, ce serait lourd. De plus, la Quatrième est la symphonie la plus populaire de Bruckner, elle fait moins peur aux présentateurs. »

LvM: Vous y allez aussi avec du Mozart, ce qui vous fait un programme avec deux volets très contrastés. 

YNS: « Oui. Je trouve aussi que c’est une particularité de l’OM d’avoir fait beaucoup de Mozart et de Beethoven, et accompagné des chanteurs. Joyce DiDonato est une artiste « perspective » à Carnegie Hall, tout comme moi, cette saison, et on travaille beaucoup ensemble ces temps-ci avec Le Voyage d’hiver de Schubert, c’est devenu naturel qu’on fasse la tournée ensemble.

C’est à Montréal qu’on s’est connus, tous les deux, à l’occasion d’un concert-bénéfice avec l’Université Concordia, nous avons fait ces concerts autour de 2005 à 2009. Pour celui-là, au Théâtre Maisonneuve, on avait une distribution incroyable, avec Renée Fleming, Joyce DiDonato, Diana Damrau et Matthew Polanzani. C’était inoubliable.

Joyce faisait un air de Rossini et elle nous avait adoré, l’orchestre et moi. Mozart, je trouve que ça met en l’air le côté chambriste de l’OM, on a deux airs qui mettent en valeurs Simon Aldrich avec la clarinette et le cor de basset. »

LvM: Pourquoi allez-vous à Ann Arbor, mais pas à Boston? 

YNS: « Je voulais vraiment qu’on aille à Boston, et on a essayé, mais avec les réservations des salles, c’est parfois très difficile,. Ann Arbor est une ville universitaire assez tranquille et très jolie. C’est vraiment une ville-campus. C’est drôle que l’on ne connaisse pas cela, au Québec, mais aux États-Unis, c’est très prestigieux d’aller jouer à Ann Arbor, parce que c’est une salle plus que centenaire. C’est une salle immense mais qui sonne très intime, et vraiment bien. Elle a été construite avec l’argent de Ford, car c’est près de Détroit et de l’industrie automobile. »

LvM: Évidemment, le programme et les lieux sont très différents de la première tournée, mais en dehors de cela, que vois-tu comme différences entre les deux? 

YNS: « Je pense que j’ai moins besoin de faire du « coaching » auprès des musiciens, ils sont plus confiants dans leurs moyens. En Europe, le succès est allé au-delà de nos attentes. Pour cette tournée, on joue très gros en allant à Carnegie Hall. En plus, je me suis rendu compte qu’à quelques jours d’intervalle, le Philharmonique de Los Angeles joue la même symphonie sous la direction de Gustavo Duhamel. On s’attend à des comparaisons, mais en ce moment, je vis un peu une lune de miel avec le public de New York. Je suis sûr qu’ils vont très bien nous accueillir. »

Ludwig van Montréal accompagnera l’Orchestre Métropolitain à l’occasion de cette première tournée américaine. Suivez-nous et abonnez-vous à notre infolettre quotidienne pour ne rien manquer!

Horaire de la tournée de l’Orchestre Métropolitain:

Mardi 19 novembre 2019 – Chicago, Symphony Center (Orchestra Hall)
Mercredi 20 novembre 2019 – Ann Arbor, University Musical Society (Hill Auditorium)
Vendredi 22 novembre 2019 – New York, Carnegie Hall (Stern Auditorium/Perelman Stage)
Dimanche 24 novembre 2019 – Philadelphie, Kimmel Center (Verizon Hall)

Programme de la tournée de l’Orchestre Métropolitain:

MOZART, La Clemenza di Tito : Ouverture
MOZART, La Clemenza di Tito : Parto, parto
MOZART, La Clemenza di Tito : Non piu di fiori
BRUCKNER, Symphonie no 4 « Romantique »

Ce programme sera également présenté aujourd’hui, 17 novembre, à 19 h 30 à la Maison symphonique. DÉTAILS

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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