DESKTOP
TABLET (max. 1024px)
MOBILE (max. 640px)
Retourner au début
Ludwig Van
Toronto Montreal

L'ARTISTE DE LA SEMAINE | Aline Kutan chante Poulenc avec le Choeur St-Laurent

Par Caroline Rodgers le 5 mars, 2019

https://conservatoire-montreal.tuxedobillet.com/conservatoiremontreal/poulenc
Aline Kutan, soprano, sera la soliste du concert Poulenc du Chœur Saint-Laurent, les 9 et 10 mars 2010 au Conservatoire de musique de Montréal. (Photo: courtoisie)

Soprano fort appréciée du public et professeure de chant au Conservatoire de musique de Montréal, la talentueuse Aline Kutan sera la soliste du prochain concert du Chœur St-Laurent, dédié à la musique de Francis Poulenc. Elle est notre Artiste de la semaine.

Au programme du concert : le Gloria et le Stabat Mater de Poulenc.

LvM : Parlez-nous des œuvres présentées au concert

Aline K : « Ce sont deux pièces composées à une dizaine d’années d’intervalle. Le Stabat Mater en 1950 et le Gloria en 1961. Les deux sont pour soprano solo, chœur et orchestre. Au concert, l’orchestre sera remplacé par deux pianos avec le duo Fortin-Poirier. Les deux œuvres ont beaucoup en commun, mais c’est évidemment le texte qui diffère. La musique est vraiment magnifique. `

Les six mouvements du Gloria sont infusés d’une simplicité et d’une clarté lumineuse. C’est un langage moderne et particulier à Poulenc, que j’aime beaucoup. La musique est très dramatique dans le troisième mouvement, et mystérieuse, mais en même temps, éthérée avec des quartes et quintes augmentées. Certains passages rappellent les Dialogues des Carmélites, mais c’est encore plus le cas pour le Stabat Mater. Poulenc a été marqué par la mort d’un ami dans un accident de voiture. Cela le hantait et l’a incité à devenir plus religieux. Il a commencé à composer une musique plus sombre, avec des dissonances et des progressions d’accords très contrastants. »

LvM : Vous avez su conserver une voix magnifique avec les années. Quel est donc votre secret?

Aline K. : « Il est vrai que je me sens dans la meilleure forme vocale de toute ma vie! C’est formidable que ma voix ait pu vieillir comme un bon vin. Toutefois, il y a douze ans, lorsque j’ai donné naissance à ma fille, j’ai eu des moments très difficiles et j’ai dû annuler des contrats. Je ne pouvais plus atteindre les contre fa. Ce que j’ai réalisé en tenant ma fille dans mes bras pour lui chanter une berceuse, c’est que je ne pouvais plus rien chanter. J’ai pris conscience du fait que ce n’était pas ma voix qui était brisée, mais l’air. J’ai commencé à chanter seulement des fils d’air. Je suis reconnaissante à Kathleen Battle car j’ai écouté son CD jazz, intitulé So Many Stars. Elle se permettait de chanter avec beaucoup d’air. J’ai commencé à chanter du jazz avec beaucoup d’air dans ma voix et cela a ramené ma voix.

« J’ai réalisé que l’air est comme le chemin de fer, et la voix est le train. Il faut apprivoiser l’air. Alors finalement, ça a été un grand cadeau pour moi d’arrêter de chanter à cette époque et de revenir en arrière pour mieux comprendre les choses. J’ai solidifié ma technique, et maintenant que j’enseigne, j’apprends énormément par la même occasion. Parfois, il faut perdre ce qu’on a pour le retrouver, d’une meilleure manière. »

LvM : En terminant, racontez-nous un peu votre histoire personnelle.

Aline K : « Je suis née en Turquie au sein d’une famille arménienne, à Istanbul, et j’ai déménagé au Canada avec ma famille à dix ans. Nous sommes arrivés à Vancouver. J’ai appris l’anglais, qui est un peu devenu ma seconde langue maternelle. J’ai commencé les leçons de chant à 11 ans et j’ai commencé à chanter dans une chorale d’enfants. Ensuite, j’ai décidé de faire mes études à l’Université de Colombie-Britannique, en musique. Ensuite, j’ai complété mes études à l’Université Laval avec Louise Andrée. C’est là que j’ai appris le français. »

Aline Kutan est représentée par l’Agence Opéra LM

Le Chœur Saint-Laurent, Aline Kutan et le Duo Fortin-Poirier, concert Poulenc sous la direction de Philippe Bourque, les 9 (19 h 30) et 10 mars (15 h) 2019, Conservatoire de musique de Montréal. BILLETS 

 

DOSSIER | Vous croyez être incapable de chanter? La science vous donne tort.

 

 

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
Partager cet article
lv_montreal_banner_high_590x300
comments powered by Disqus

Ludwig Van Montreal

MOIS DES CORDES | Deux documentaires sur des violonistes de renom à voir gratuitement en mai pendant le CMIM

Par Caroline Rodgers le 10 mai, 2019

 
Lire tout l'article Commentaires
Partager cet article
lv_montreal_banner_high_590x300

MOIS DES CORDES | Cinq anecdotes mémorables ou amusantes dans l'histoire des Petits Violons

Par Caroline Rodgers le 2 mai, 2019

Ce dimanche, les Petits Violons fêteront leur 54e anniversaire à l'occasion d'un concert à la salle Pierre-Mercure. Pour souligner cet anniversaire, Ludwig van Montréal a demandé à Marie-Claire Cousineau, directrice artistique de l'école de violon, d'évoquer des souvenirs et des anecdotes qui l'ont marquée, elle qui a littéralement grandi au sein de cet organisme fondé par son père Jean, en 1965.
Lire tout l'article Commentaires
Partager cet article

NOUVELLE | L'Orchestre Métropolitain transporte son grand concert d'été au pied de la montagne

Par Caroline Rodgers le 22 mai, 2019

Après plusieurs années à offrir au public son principal concert estival au sommet du Mont-Royal, l'Orchestre Métropolitain change de site pour cet été: le grand concert dirigé par Yannick Nézet-Séguin, qui aura lieu le 25 juillet, sera donné au pied de la montagne, angle du Parc et Duluth.
Lire tout l'article Commentaires
Partager cet article
lv_montreal_banner_low_590x300
lv_montreal_ssb_atf_300x300
lv_montreal_ssb_high_300x300
lv_montreal_ssb_mid_300x300
lv_montreal_ssb_low_300x300
lv_montreal_tsb_high_300x700
lv_montreal_tsb_low_300x700
lv_montreal_ssb_atf_300x300
lv_montreal_ssb_high_300x300
lv_montreal_ssb_mid_300x300
lv_montreal_ssb_low_300x300
lv_montreal_tsb_high_300x700
lv_montreal_tsb_low_300x700

We have detected that you are using an adblocking plugin in your browser.

The revenue we earn by the advertisements is used to manage this website. Please whitelist our website in your adblocking plugin.