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ARTISTE DE LA SEMAINE | Nathalie Paulin: les trois amours d'une soprano

Par Caroline Rodgers le 1 novembre, 2018

Nathalie Paulin. (Photo: Sébastien Ventura)
Nathalie Paulin. (Photo: Sébastien Ventura)

Soliste invitée du concert Amours et désamours d’Arion Orchestre Baroque cette semaine, la soprano Nathalie Paulin nous parle de trois passions au cœur de sa carrière: le chant, la langue française et l’enseignement.

La chanteuse, qui vit à Toronto, est demeurée une habituée des salles de concert du Québec, où on peut l’entendre régulièrement. Ce programme de pièces de Johann Adolph Hasse, George F. Händel et Nicola Antonio Porpora est centré sur les amours, heureuses ou malheureuses, et sera dirigé par Alexander Weimann.

« Ce thème de l’amour est une idée de Claire Guimond, et on a un beau répertoire avec des œuvres plus rares, comme des extraits de l’opéra de Hasse, Didone abbandonata (Didon abandonnée), une musique très intéressante que je découvre avec Arion. Je suis toujours contente de retourner chanter avec Montréal. Je n’avais pas chanté depuis longtemps avec Arion, et j’adore cet ensemble. Ces musiciens sont vraiment formidables. »

Native du Nouveau-Brunswick, Nathalie Paulin a fait ses études musicales à l’Université de Montréal. Après sa maîtrise en chant, elle a été acceptée pour le programme de jeunes artistes de la Canadian Opera Company, où elle s’est perfectionnée pendant deux ans avant d’entamer une carrière opératique, surtout aux États-Unis. Après des années à Toronto, s’ennuyant de parler français, elle revenait vivre pendant plusieurs années à Montréal, jusqu’à ce qu’elle décide de se lancer dans l’enseignement…en retournant à Toronto!

Entre le chant et l’enseignement

« J’ai fait beaucoup d’opéra au début de ma carrière et à mi-chemin, j’ai commencé à donner plus de récitals, dit-elle. J’ai toujours gagné ma vie en chantant. Depuis 2008, j’enseigne à l’Université de Toronto, mais pas à temps plein, car je vais continuer à chanter tant que ce sera possible. J’étais retournée vivre à Montréal pour le français, et j’ai accepté l’offre de l’Université de Toronto aussi par amour du français, puisque j’ai surtout enseigné la mélodie française et la diction lyrique française. La langue française est très importante pour moi et j’y baigne au quotidien en partageant le répertoire français avec mes étudiants. Depuis quelques années, j’ai aussi mon studio d’élèves avec neuf jeunes chanteurs. »

Un virage vers l’enseignement fait partie du cheminement normal de bien des chanteurs à un certain point de leur carrière.

« J’ai toujours un pied de chaque côté, car je chante encore beaucoup, mais c’est normal, après dix ou quinze ans de carrière, de vouloir transmettre ses connaissances. Cela m’enchante d’enseigner, car on donne, mais on reçoit aussi énormément. D’un autre côté, nous ne sommes pas dans une époque facile pour les arts, et il n’est pas évident de dire aux étudiants qu’ils doivent quand même avoir un plan B. »

Toujours très sollicitée comme chanteuse, elle donnera de nombreux concerts et récitals au cours des prochains mois au Canada, et participera à une tournée européenne au printemps. Son répertoire est très varié, allant du baroque à la musique contemporaine en passant par l’opéra.

« Quand j’étais plus jeune, je me demandais si je ne devrais pas me spécialiser au lieu de toucher à tout, mais avec du recul, je suis contente d’avoir développé une telle polyvalence et j’encourage mes étudiants à l’être. C’est bon d’approfondir certains aspects, mais c’est bon de faire du répertoire varié, cela nous permet de progresser comme chanteur. »

La vie d’artiste n’est pas toujours facile, mais après des années de carrière fructueuse, la chanteuse est heureuse de son parcours.

« Je n’ai aucun regret, dit-elle. Les chanteurs ont tous des périodes plus ingrates et passent des mois avec moins de travail, mais je ne regrette absolument rien de ce que j’ai fait. Je n’aurais pas voulu que ce soit différent car j’ai été choyée de faire ce que j’aime. »

Nathalie Paulin chantera avec Arion ce soir, 1er novembre, 19 h, vendredi 2 novembre, 20 h, samedi 3 novembre, 16 h, et dimanche 4 novembre, 14 h, salle Bourgie. DÉTAILS

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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