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Toronto Montreal

L'ÉTÉ DES MUSICIENS | Louis Babin, les tribulations d'un compositeur en Chine

Par Caroline Rodgers le 24 août, 2018

Louis Babin (Crédit : Stéphanie Dupuis)
Louis Babin (Crédit : Stéphanie Dupuis)

Un compositeur ne sait jamais jusqu’où son oeuvre va le mener. L’été tire à sa fin, mais pour Louis Babin, ce ne fut pas un été comme les autres. Récit de ses péripéties musicales en Chine au Festival Eurochestries où il a pu diriger une nouvelle fois son poème symphonique dédié à St-Exupéry.

Ce Festival Eurochestries se déroulait du 2 au 13 août à Qingdao, ville balnéaire de 9 millions d’habitants célèbre pour sa bière vendue partout dans le monde.

Parmi les orchestres présents se trouvaient l’Orchestre des jeunes de Strasbourg, l’Orchestre du Conservatoire de Rouen, l’Orchestre de Boulogne-sur-Mer, et des orchestres de jeunes d’Espagne, d’Estonie, de la Nouvelle-Zélande et de Norvège.

« C’était une expérience formidable, dit Louis Babin. Pendant le festival, chacun de ces ensembles se produit en concert, plusieurs fois chacun. Tous les matins, on les regroupe, ce qui donne 356 musiciens. Nous les séparions en deux orchestres, le mien avait 176 musiciens. Les chefs des différents ensembles dirigeaient et nous avions trente minutes chacun pour répéter en vue du concert de clôture. Au concert de clôture, à la fin du concert, tous les musiciens jouent ensemble. La salle de concert était une salle de réception immense avec un plafond haut de trois étages. Le son n’était pas aussi précis que dans une vraie salle de concert, mais étonnamment très bon. C’était un peu la folie de monter une scène pour faire tenir tous ces musiciens. L’accueil que nous avons reçu était incroyable et j’ai été impressionné par la démesure de tout cela. »

La ville de Qingdao comprend même un quartier de la musique, avec salles de concert et un immense magasin d’instruments. C’est là que se déroulait une partie du festival.

« Le plus important dans tout cela, ce sont les rencontres avec les autres chefs et avec les musiciens. J’ai dirigé ma pièce de St-Exupéry avec les 176 musiciens venus de tous ces orchestres, et ça s’est bien passé. »

La vie d’un poème symphonique

Après une carrière de trompettiste et d’altiste (oui, les deux!) Louis Babin, qui est aussi chef d’orchestre et chef de chœur, est aujourd’hui, avant tout, compositeur.

« J’ai toujours composé, par exemple pour le cinéma et le théâtre, mais j’ai toujours été un peu en dehors des sentiers battus, dit-il. Après des années comme instrumentiste, au moment où j’allais avoir 50 ans, j’ai compris que les projets qui me permettraient d’aller plus loin étaient reliés à l’écriture. En 2010, l’Orchestre de l’école FACE, qui fêtait ses 35 ans, a joué ma Suite du promeneur pour orchestre à cordes, composée en 1991. J’étais leur compositeur en résidence pour l’année scolaire 2010-2011. Ils l’ont aussi jouée dans un Festival Eurochestries en France, et j’ai su que ma pièce avait eu du succès. À ce moment, je ne connaissais même pas l’existence des Eurochestries. »

Ces Eurochestries sont des orchestres de jeunes de partout qui se réunissent l’été pour jouer tous ensemble.

« C’est vraiment un concept formidable et les jeunes se font des amis pour la vie. »

C’est Claude Révolte, cofondateur et président des Eurochestries, qui lui a commandé son poème symphonique Saint Exupéry: de cœur, de sable et d’étoiles, créé en 2012 au Festival Eurochestries de Charente Maritime, en 2012. Trois ans plus tard, il était enregistré en République Tchèque après une levée de fond sur la plateforme Kickstarter qui allait lui a permis de recueillir 20 000 $ pour sa production.

« Avant de composer, je m’étais replongée dans l’oeuvre de St-Exupéry. J’ai tout relu pour déterminer comme j’allais structurer tout ça. Pendant le processus j’ai aussi rencontré des gens de la Fondation St-Exupéry. Et six ans plus tard, c’est grâce à ce projet que je suis allée en Chine. »

Parions que ce poème symphonique, aussi voyageur que St-Ex lui-même, ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

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Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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