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Toronto Montreal

FESTIVALS | Une célébration du violoncelle en images et en musique au FMCM

Par Caroline Rodgers le 16 juin, 2018

 

 

Le Festival de musique de chambre de Montréal souligne l’année du violoncelle en présentant la première du film The Cellist: The Legacy of Gregor Piatigorsky, et le concert Cellissimo, avec pas moins de douze violoncellistes réunis! Le tout se passe demain, à la salle Pollack, pour finir en beauté un festival qui nous a présentés, encore une fois cette année, une programmation de très haut niveau avec des artistes de calibre international.

C’est l’Allemagne, et plus précisément le « Landesmusikrat », ou Conseil de la musique de Berlin, qui a nommé 2018 l’année du violoncelle. Pendant toute l’année, on fait la promotion de cet instrument au pays. Denis Brott, directeur du festival et lui-même violoncelliste, s’est inspiré de cette initiative pour la finale.

« C’est comme ça que l’idée est née. J’ai décidé de profiter de l’occasion de mettre en valeur six de mes anciens élèves, rassemblés dans un concert. Parmi les six autres, il y a des gagnants du concours de la Banque d’instruments du Canada, des collègues et des amis, comme Peter Wiley, du Trio Beaux Arts. C’est un ami de longue date. »

Au programme, des oeuvres de Popper, Arensky, Villa-Lobos, Klengel, dans des configurations différentes, parfois avec trois, quatre ou douze violoncelles à la fois.

« Normalement, on joue les Bachianas Brasileiras de Villa-Lobos à huit, mais nous allons les faire à douze. »

L’altiste Marcus Thompson et le violoniste Ilya Kaler, du Tempest trio, deux autres instrumentistes de premier plan, se joindront à eux pour certaines pièces. Ces derniers joueront, avec Denis Brott et Peter Wiley, le Quatuor à cordes no 2 en la mineur d’Anton Arensky.

« C’est une pièce rarement jouée et à mon avis, c’est un chef-d’oeuvre, dit Denis Brott. En même temps, ce sont des retrouvailles d’amitié, c’est ça l’esprit du festival. J’essaie toujours de faire jouer ensemble des gens qui se connaissent ou encore, de susciter de nouvelles rencontres. On célèbre la musique tous ensemble. »

Les autres violoncellistes participant à Cellissimo sont Rachel Mercer, Vincent Bergeron, Dominique Beauséjour-Ostiguy (plus récent lauréat du Prix d’Europe), Noémie Raymond-Friset, Chloé Dominguez, Pierre-Alain Bouvrette, Bruno Tobon, Sé Doo Grace Park, Soo Bae et Julia MacLaine.

Cellissimo aura lieu demain, dimanche 17 juin, 15 h 30 à la salle Pollack.

POUR PLUS DE DÉTAILS SUR CE CONCERT, CONSULTEZ NOTRE CALENDRIER OU LE SITE DU FESTIVAL.

 

Gregor Piatigorsky (Photo: courtoisie)
Gregor Piatigorsky (Photo: courtoisie)

Événement gratuit: L’héritage de Gregor Piatigorsky dans un documentaire

Juste avant le concert, à 13 h, on présentera la première canadienne du passionnant documentaire The Cellist: The Legacy of Gregor Piatigorsky, que nous avons eu la chance de le voir avant. Rempli d’images d’archives, on peut y entendre les témoignages de grands musiciens tels que Michael Tilson Thomas, Yo-Yo Ma, Mischa Maisky ou Zubin Mehta, qui déclare au sujet du légendaire violoncelliste russe :

 

« Gregor Piatigorsky a été l’une des personnes les plus généreuses, tant sur le plan humain que musical. Il communiquait à l’instant même où il posait l’archet sur le violoncelle. Juste dans sa façon de bouger, les musiciens derrière lui savaient ce qu’il voulait et où il allait. » – Zubin Mehta

 

« Le film fait un portrait de Piatigorsky à travers ceux qui perpétuent sa tradition, dit Denis Brott. Il raconte aussi comme il a survécu à toutes sortes de difficultés familiales et politiques, que ce soit en Russie ou en Allemagne, où il a été premier violoncelle du Philharmonique de Berlin. Plus tard, il s’est retrouvé aux États-Unis où il a enseigné au Curtis Institute. Aujourd’hui, les paroles et la tradition de Piatigorsky revivent à travers ses élèves. Laurence Lesser, Raphael Wallfisch, Nathaniel Rosen, Steven Isserlis, et je pourrais en nommer des dizaines d’autres. Un élément-clé dans son enseignement et sa tradition, à part bien sûr la maîtrise de l’instrument, c’était le fait qu’il a réalisé que chaque individu est différent et qu’on ne peut pas mettre les gens dans un moule pour les encadrer. Il fallait plutôt laisser les racines de l’individu prendre leur place avec des encouragements, et en nourrissant l’identité de cette personne, et sa raison d’être. Pourquoi cet individu veut-il devenir musicien? Il a pu saisir les aspects clés de chaque individu et l’encourager. C’est extrêmement important, comme professeur. Chacun trouvait en lui un ami, une voix encourageant par son amour du violoncelle, et la voix que cet instrument pouvait représenter, son âme. De trouver notre âme. J’ai passé cinq ans avec lui à Los Angeles, donc je l’ai bien connu. Dans les moments les plus difficiles, il était là pour nous aider à retrouver notre raison d’être. Ces aspects de son enseignement se poursuivent et tout cela est très bien intégré dans le film avec des anecdotes et des témoignages intéressants. »

Parmi les passages les plus intéressants du film, mentionnons les extraits de l’autobiographie du violoncelliste, notamment sur ses débuts à l’instrument à l’âge de sept ans, la terreur des pogroms en Ukraine, le déménagement de la famille à Moscou, et nombre d’autres épisodes dignes d’un roman. Jeté hors de la maison familiale par son père après une dispute, le jeune Gregor est obligé de gagner sa vie très tôt. Ses rencontres avec Lénine, avec la basse Fédor Chaliapine et autres figures marquantes, sa fuite de la Russie pour la Pologne en pleine nuit avec d’autres musiciens, tous ces épisodes tracent aussi un parallèle frappant entre sa vie et l’histoire d’Europe et de la Russie.

 

« Je n’étais pas un enfant prodige. Je travaillais, et je n’ai jamais cessé de travailler depuis » – Gregor Piatigorsky

 

Le film est une réalisation de Murray Grigor. Il sera présenté à la salle Pollack demain à 13 h. Entrée libre. Le film est présenté en version originale anglaise, sans sous-titres. 

 

 

New York Philharmonic String Quartet
Le New York Philharmonic String Quartet. (Credit: Chris Lee)

À ne pas manquer: le New York Philharmonic String Quartet

En attendant, ce soir, c’est l’occasion unique d’entendre le New York Philharmonic String Quartet, en première canadienne. Formé des premières chaises de l’orchestre du même nom, il réunit des musiciens de très haut niveau. Frank Huang, violon solo, Sheryl Staples, violon solo associé, Cynthia Phelps, alto solo, et Carter Brey, violoncelle solo du New York Philharmonic, joueront le Quatuor en ré mineur no 2, opus 76, de Haydn, le Quatuor en mi bémol majeur no 9, opus 117, de Chostakovitch, et le Quatuor en ré majeur no 2 de Borodine. Ce soir, 20 h, salle Pollack.

 

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

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Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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