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Toronto Montreal

NOUVELLE | Un juge accorde 350 000$ à un diplômé en musique de McGill victime de son ex-petite amie

Par Caroline Rodgers le 15 juin, 2018

 

 

Un juge de la Cour supérieure de l’Ontario a accordé la somme de 350 000 $ en dommages au clarinettiste diplômé de McGill Eric Abramovitz dans une poursuite contre son ex-petite amie, Jennifer Lee, pour avoir gravement interféré dans sa carrière en employant des stratagèmes frauduleux pour l’empêcher d’accéder à une bourse qui lui aurait permis d’étudier avec un grand professeur aux États-Unis.

Les événements sont survenus en 2013-2014. En 2013, Abramovitz, musicien au talent exceptionnel qui occupe maintenant le poste de clarinette principale associé à l’Orchestre symphonique de Nashville, avait postulé pour recevoir une bourse d’études de deux ans au Conservatoire de musique de Colburn, à Los Angeles, avec Yehuda Gilad, professeur très renommé qui n’accepte que deux étudiants par an. La bourse était d’une valeur de 50 000$ par an, ce qui allait permettre de couvrir en bonne partie ses frais de scolarité et de subsistance.

Selon le Montreal Gazette, qui a révélé l’histoire, après avoir franchi les premières étapes du processus de sélection, Abramovitz est allé passer une audition à Los Angeles en février 2014. Un mois plus tard, il recevait un courriel de félicitations lui annonçant qu’il était accepté. Cependant, son amoureuse de l’époque, Jennifer Lee, qui vivait avec lui et qui avait son mot de passe, a intercepté le courriel et l’a supprimé. Elle a répondu au Conservatoire de Colburn à la place d’Abramovitz, indiquant qu’il déclinait la bourse. Elle a ensuite créé un faux compte au nom de Yehuda Gilad et écrit un faux message à Abramovitz lui disant qu’il n’avait pas été accepté mais qu’on lui offrait une place à l’Université de Southern California, avec une bourse de 5000 $. Par la suite, Abramovitz a décidé de compléter ses études à McGill. Ce n’est qu’en 2015 qu’il a découvert le subterfuge, après sa séparation d’avec Jennifer Lee.

Après avoir rencontré Gilad, qui lui a demandé « pourquoi m’avez-vous rejeté? », il a eu des soupçons et découvert le courriel frauduleux de son ex. Il a également découvert que Jennifer Lee avait employé un processus similaire pour décliner une offre de la Juilliard School of Music. C’est alors qu’il a décidé de poursuivre Jennifer Lee pour la somme de 300 000 $.

Le juge de la Cour supérieure de l’Ontario, David L. Corbett, a rendu son jugement mercredi et ajouté la somme de 50 000 $ en dommages-intérêts exemplaires à ce qu’Abramovitz demandait.

« J’accepte et je considère que M. Abramovitz a perdu une occasion unique et prestigieuse pour son éducation, qui aurait pu faire avancer sa carrière en tant que clarinettiste professionnelle. Il est difficile de quantifier une telle perte. La vie et la carrière de M. Abramovitz ont continué. Imagine ce qui aurait pu être différent s’il avait étudié pendant deux ans avec M. Gilad, et gagné le soutien et le respect de son professeur, demande plus de spéculations que ce que permet la loi. (…) Mais la loi reconnait que la perte d’une opportunité est réelle et peut être compensée. »

Yehuda Gilad, pour sa part, a déclaré:

« Je suis vraiment frustré qu’un musicien aussi talentueux qu’Eric ait pu être la victime d’un acte aussi impensable et immoral qui a retardé son progrès et son avancement en tant que jeune musicien en pleine ascension, et retardé le début d’une carrière aussi prometteuse ».

Quant à Jennifer Lee, elle ne s’est pas présentée devant la cour et Eric Abramovitz a déclaré aux médias qu’il n’était pas certain de pouvoir être dédommagé.

Sources: The Montreal Gazette et The National Post. 

 

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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