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NOUVELLE | Le Jour de la Terre chez nos ensembles musicaux

Par Béatrice Cadrin le 23 avril 2026

Des membres du SMAM plantant des arbres à Rougemont (Photo : infolettre du SMAM); Nina Segalowitz (Photo : Damian Siqueiros)
Des membres du SMAM plantant des arbres à Rougemont (Photo : infolettre du SMAM); Nina Segalowitz (Photo : Damian Siqueiros)

Le Jour de la Terre, souligné annuellement chaque 22 avril depuis 1970, est une bonne occasion de se rappeler que la protection de l’environnement reste d’une actualité brûlante, et ce, alors même que beaucoup d’autres choses brûlent (parfois littéralement). Le Studio de musique ancienne de Montréal (SMAM), le Festival de Lanaudière et l’ensemble vocal Voces Boreales ont souligné hier chacun à leur manière le sens de cette journée consacrée à la réduction de l’impact humain sur l’environnement.

Des membres de l'équipe et du c.a. du SMAM ont participé à la plantation de 200 arbres à Rougemont en octobre 2025. (Photo : infolettre du SMAM)
Des membres de l’équipe et du c.a. du SMAM ont participé à la plantation de 200 arbres à Rougemont en octobre 2025. (Photo : infolettre du SMAM)

Studio de musique ancienne de Montréal

Depuis trois ans, le SMAM plante un arbre pour chaque don reçu. En 2025, cela a représenté près de 200 arbres, un nombre que l’ensemble compte bien égaler ou même dépasser cette année. Comme l’exprime le directeur musical Andrew McAnerney, « (c)omme la musique ancienne que nous faisons résonner aujourd’hui, ces arbres s’enracinent dans une mémoire et s’élèvent vers l’avenir : ils incarnent la transmission, la patience et l’harmonie entre l’humain et son environnement. » Le lien entre les sphères d’activités du SMAM et l’environnement est plus direct qu’il n’y paraît, l’évocation de la nature étant omniprésente dans le répertoire médiéval et de la Renaissance qui forme le cœur du répertoire de l’ensemble.

Le SMAM rappelle de plus qu’avant l’implantation répandue des salles consacrés au concert, les prestations musicales se tenaient souvent « dans des espaces ouverts ou semi-ouverts : cloîtres, jardins, cours intérieures voire forêts lors de fêtes ou de rituels saisonniers », la musique des interprètes se mêlant alors à celle offerte par l’environnement naturel : chant d’oiseaux, bruissements de feuille, sifflement du vent.

Lydia Etok (Photo : Damian Siqueiros); Julie Fuchs (Photo : Gérard Uféras)
Lydia Etok (Photo : Damian Siqueiros); Julie Fuchs (Photo : Gérard Uféras)

Festival de Lanaudière et Orchestre de l’Agora

L’édition 2026 du Festival de Lanaudière, dont l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay offre une expérience musicale et bucolique, s’ouvrira le 4 juillet avec le Gala de la Terre, une initiative de l’Orchestre de l’Agora. Depuis 2020, cet événement-bénéfice bisannuel a permis de remettre plus de 513 000 $ à des causes environnementales telles que le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères matins (GREMM), WWF-Canada, la Fondation Sierra Club Canada, Conservation de la nature Canada et Unicef Canada. Lors de cette édition 2026, coproduite par l’Orchestre de l’Agora et le Festival de Lanaudière, chaque billet vendu permettra de remettre 5 $ au projet Le Saint-Laurent de Conservation de la nature Canada, voué à préserver et restaurer des terres le long du fleuve Saint-Laurent.

Le programme réunit des œuvres inspirées par la nature, dont des évocations des territoires québécois, avec la Symphonie gaspésienne de Claude Champagne et Chorus Nunavik de Katia Makdissi-Warren, mettant en valeur les chanteuses de gorge Lydia Etok et Nina Segalowitz. La soprano Julie Fuchs sera la soliste dans Schéhérazade de Maurice Ravel, et le concert culminera avec Le sacre du printemps de Stravinski.

Les billets, ainsi que la programmation complète du Festival de Lanaudière, sont disponibles sur le site du Festival.

Voces Boreales

Le fleuve Saint-Laurent est également au cœur du concert Du Saint-Laurent vers le large, avec lequel l’ensemble vocal Voces Boreales marque trois anniversaires : sa 20e saison et les dix ans d’Andrew Gray à la direction artistique, ainsi que le 490e anniversaire du voyage de Jacques Cartier l’ayant mené jusqu’à Hochelaga. Présenté le 6 juin à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, le programme « invite le public à explorer l’eau comme force de lien entre les cultures, les territoires et les récits humains » à travers des œuvres du répertoire choral contemporain. Après Miniwanka de R. Murray Schafer, Canticum Calamitatis Maritimae de Jaakko Mäntyjärvi et Sea Dreams de Peter-Anthony Togni, l’ensemble procédera à la création d’Omì (« eau » en lucumí) du compositeur en résidence Luis Ernesto Peña Laguna. Originaire de Cuba, le compositeur tisse dans cette œuvre « un dialogue poétique entre les eaux de Cuba et celles du Saint-Laurent ».

Voces Boreales s’est associé à l’organisme à but non lucratif québécois L’Organisation bleue, œuvrant pour la préservation et la conservation de notre planète, pour la diffusion de ce concert, tandis que le commanditaire principal en est la compagnie d’opération de navire Canfornav, qui s’implique dans des initiatives environnementales favorisant une communauté maritime plus verte.

Les billets sont disponibles ici.

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Béatrice Cadrin
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