RENCONTRE | Transfiguration: un projet à l'image d'une grande amitié

Par Caroline Rodgers le 24 mai 2022

La première mondiale de Transfiguration aura lieu cette semaine à la salle Bourgie. (Photo: courtoisie)
La première mondiale de Transfiguration aura lieu cette semaine à la salle Bourgie. (Photo: courtoisie)

Ils sont amis et jouent régulièrement ensemble depuis dix ans. Durant la pandémie, Valérie Milot et Stéphane Tétreault se sont lancés dans un vaste chantier: Transfiguration, un projet qui allie la création musicale et l’univers numérique. La première mondiale sera donnée cette semaine à la salle Bourgie. 

Pour le duo, le mot « transfiguration » représente plusieurs choses. Ils voulaient un terme qui désigne leur collaboration et l’évolution de leur amitié à travers le temps, mais transfiguration décrit également ce que les gens peuvent ressentir en écoutant de la musique. Une certaine métamorphose exprimée musicalement et visuellement à travers ce spectacle à grand déploiement numérique.

« C’est vraiment un spectacle numérique de A à Z, dit Valérie Milot. Aucun moment n’est laissé au hasard. C’est un peu comme mon spectacle Orbis, que je vois maintenant comme un laboratoire de ce que l’on fait avec Transfiguration, car j’ai beaucoup appris de cette première expérience. Cette fois-ci, Stéphane et moi avons vraiment travaillé ensemble à la mise en scène. Le spectacle magnifie ce qui se passe dans nos têtes quand on joue cette musique-là. »

Cette musique, c’est celle de Caroline Lizotte, François Vallières, Kelly-Marie Murphy, Alexandre Grogg et Marjan Mozetich. Des œuvres presque toutes commandées spécialement pour ce projet, qui est aussi un disque lancé récemment sur ATMA Classique.

« Certaines de ces pièces sont plutôt abstraites, comme Sentiment transfiguré de Mozetich, et d’autres sont très tangibles, comme la pièce de Caroline Lizotte, qui brosse des tableaux de l’Écosse. Les gens vont voir des images qui expriment cette musique en image sur les cinq écrans et sur leur téléphone cellulaire. Les gens sont invités à apporter leur téléphone et ils pourront y voir de l’information sur les pièces, en temps réel. Comme nous jouons de la musique nouvelle, on trouve cela encore plus pertinent. »

Le spectacle dure 80 minutes, sans pauses. Il fera l’objet d’une vaste tournée, d’abord au Québec, ensuite ailleurs.

« L’idée, c’est qu’au-delà de ce que Stéphane et moi faisons, d’offrir un écrin moderne à la musique, dit Valérie Milot. C’est aussi un projet à l’image de notre amitié: égalitaire et collaborative. »

Pour Stéphane Tétreault, la production de spectacle à un tel niveau s’avère une nouvelle passion, bien qu’il soit déjà impliqué dans quelques autres sur le plan de la gestion et de l’organisation.

« J’aime m’impliquer à ce niveau, mais Transfiguration est le plus gros projet auquel j’ai participé, dit-il. Évidemment, l’expérience de Valérie avec Orbis aide énormément. Il y a énormément de choses auxquelles nous devons penser. J’adore cela, et si la pandémie m’a amené une chose, c’est bien cela: la compréhension et le désir d’aller plus loin que de simplement apprendre et répéter des pièces à mon instrument. »

Durant la pandémie, Transfiguration a été pour eux comme un phare dans la nuit, leur donnant le temps de développer leur idée, dont les bases avaient été jetées avant l’arrêt complet des concerts.

Nous pourrons découvrir le fruit de leur collaboration cette semaine, deux soirs à la salle Bourgie (25 et 26 mai, 21 h). Le spectacle sera également présenté au Domaine Forget le 10 juillet prochain.

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