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Toronto Montreal

COMPTE-RENDU | Ouverture de l'Espace OSM et une sublime Quatrième de Mahler

Par Caroline Rodgers le 20 janvier, 2019

La station de réalité virtuelle de l'Espace OSM est sans contredit l'un des attraits principaux du nouvel Espace OSM. (Photo: courtoisie de l'OSM)
La station de réalité virtuelle de l’Espace OSM est sans contredit l’un des attraits principaux du nouvel Espace OSM. (Photo: courtoisie de l’OSM)

Jeudi soir avait lieu l’inauguration officielle de l’Espace OSM, situé dans l’ancien studio d’ARTV, juste à côté des bureaux de l’OSM et de la Maison symphonique, et qui sera ouvert au public à compter du 31 janvier. Le même soir, nous avons aussi assisté à un concert dirigé par l’Américain David Robertson. Compte-rendu d’une soirée riche en sensations fortes.

La première sensation forte, dans ce nouvel Espace OSM, vient du casque de réalité virtuelle que l’on peut mettre pour se retrouver projeté sur la scène de la Maison symphonique, au beau milieu de l’orchestre qui est en train de jouer la Symphonie no 15 de Chostakovitch, sous la direction de Kent Nagano. On se retrouve au fond de la scène, côté jardin, près des cors et des percussions. L’effet est saisissant.

Attention: avant de mettre le casque, je vous conseille de vous asseoir, car le cerveau est à ce point trompé que l’on peut perdre l’équilibre. J’étais debout et j’ai eu l’impression que j’allais tomber. J’en suis restée quelque peu étourdie par la suite, mais je serais curieuse de tenter l’expérience à nouveau. Quoiqu’il en soit, il faut l’essayer! L’impression de se retrouver sur scène parmi les musiciens est formidable.

Le reste de cet Espace OSM est un centre d’interprétation, une mini-exposition sur l’histoire de l’OSM. On y retrouve divers souvenirs et artefacts, comme un CD des Planètes de Holst que la gouverneure générale du Canada et ancienne astronaute, Julie Payette, avait emporté dans l’espace à bord de la navette Discovery.

Sur la lettre qu’elle avait adressée à l’OSM, on peut lire que cet album, dirigé par Charles Dutoit, a parcouru 6 millions de km en 10 jours en orbite de la Terre. Il y a aussi des souvenirs de Zubin Mehta, d’anciennes tournées et des premiers concerts.

Des vidéos nous montrent des moments de la récente tournée au Nunavik, et des témoignages et anecdotes amusantes racontées par les musiciens.

On peut également voir 4 courts métrages qui seront projetés à l’occasion de la série de concerts « LE 7e art et Brahms » du 7 au 10 février.

Bref, cet espace est une excellente idée et une parfaite introduction pour le public avant d’aller au concert.

Il servira aussi, aux passants venus par hasard, à découvrir l’orchestre, car, croyez-le ou non, dans cette ville, il reste encore des gens qui ne savent pas que l’OSM existe. J’en ai d’ailleurs rencontré quelques-uns récemment. Dans notre petite bulle classique, il nous arrive parfois d’oublier cela.

Un espace physique ouvert à tous peut contribuer à la découverte: encore faut-il que les gens s’aventurent du côté de la Place des arts. On ne peut que dire bravo à cette initiative. Que cet espace physique soit un jour complété par un espace éducatif numérique pour tous allant au-delà d’un simple site web, c’est un souhait pour l’avenir afin de toucher encore plus de gens.

David Robertson et la 4e de Mahler

La deuxième sensation forte est venue de la Symphonie no 4 de Mahler dirigée par David Robertson. Le troisième mouvement, sublime, nous a démontré encore une fois de façon magistrale la transparence et la beauté du son des cordes de l’OSM. C’était, sans aucun doute, l’un des plus beaux moments de musique à l’OSM depuis des mois.

La soprano Hélène Guilmette, qui franchement, ne déçoit jamais, nous a fait cadeau d’une belle interprétation, avec une voix qui semble s’approfondir et s’enrichir dans les notes graves avec le temps.

En première partie, la Suite Ma mère l’Oye de Ravel, sans parti pris interprétatif clair, était moins convaincante.

David Robertson est un très bon chef, musicien précis, à la gestuelle élégante et fluide, qui semble mettre l’orchestre en confiance. Comme auditeur, on le sent expérimenté, communicatif, expressif et en pleine possession de ses moyens. De tout évidence, il sait ce qu’il fait, il a des idées et il respecte la musique. C’est déjà beaucoup. Est-il le leader charismatique et visionnaire dont l’OSM a besoin? Je ne crois pas. Mais il ferait, à tout le moins, un excellent chef par intérim si jamais cela s’avérait nécessaire.

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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