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Toronto Montreal

L'ARTISTE DE LA SEMAINE | Dina Gilbert: plonger dans l'univers de Casse-Noisette

Par Caroline Rodgers le 15 décembre, 2018

Encore cette année, Dina Gilbert dirige l’Orchestre des Grands Ballets pour les représentations de Casse-Noisette. (Crédit: Nadia Zheng).

On l’a découverte comme assistante de Kent Nagano de 2013 à 2016. Depuis son départ de l’OSM, la chef d’orchestre fait son chemin. Ce mois-ci, elle dirige pour une deuxième année consécutive l’Orchestre des Grands Ballets dans l’oeuvre emblématique du temps des Fêtes : Casse-Noisette. Dina Gilbert, notre artiste de la semaine, nous parle des joies de diriger le célèbre ballet et de ses fonctions comme directrice musicale de deux orchestres.

L’an dernier, Casse-Noisette représentait une première expérience de direction de ballet pour Dina Gilbert.

« J’avais trouvé cela très inspirant de voir travailler des danseurs avec l’orchestre et d’observer tant leur côté artistique que leur côté athlétique. Il faut regarder leurs mouvements et s’adapter aux différents couples et duos d’une représentation à l’autre, surtout dans le deuxième acte. On discute avec eux de petits changements selon leurs interprétations, qui nécessitent des ajustements. Les danseurs me nourrissent avec leurs commentaires pour qu’on s’améliore la fois suivante. Les numéros sont exigeants et la musique est en symbiose avec leurs mouvements et c’est en discutant avec l’équipe que je peux leur apporter mon écoute et le meilleur soutien possible. »

 

Comme chef d'orchestre de Casse-Noisette, Dina Gilbert doit s'adapter aux différents couples et duos qui participent à la production. (Photo: courtoisie des Grands Ballets)
Comme chef d’orchestre de Casse-Noisette, Dina Gilbert doit s’adapter aux différents couples et duos qui participent à la production. (Photo: courtoisie des Grands Ballets)

En revanche, lorsqu’un grand nombre de danseurs est sur scène, comme au premier acte ils recherchent plutôt la stabilité et des points de repère d’un spectacle à l’autre.

Cette année, Casse-Noisette est donné 18 fois à Montréal.

« Il est rare, pour un chef d’orchestre, de diriger autant de représentations d’une même oeuvre, et j’essaie d’en retirer des avantages et de voir ce que je peux apporter de plus, comme chef. Je reviens dans une production légendaire et je trouve cela intéressant de retrouver l’équipe qui est là année après année. D’autre part, pour fonctionner avec la chorégraphie de Fernand Nault, il y a des spécificités  et des petites différences par rapport à la partition originale. C’est fascinant de voir les partitions qui sont vieilles et débordent d’annotations. »

Directrice musical de deux orchestres

En 2017, Dina Gilbert est devenue directrice musicale de deux orchestres: l’Orchestre symphonique de l’Estuaire, à Rimouski, et le Kamloops Symphony, en Colombie-Britannique.

« L’Orchestre symphonique de l’Estuaire qui donne une série de cinq concerts par an et dont la mission est de présenter la musique symphonique sur le territoire du Bas-Saint-Laurent. On donne donc des concerts dans d’autres municipalités et on essaie le plus possible de couvrir la région. C’est le seul orchestre symphonique à l’Est de Québec. L’an prochain, ce sera leur 25e anniversaire, c’est un très jeune orchestre, l’un des plus jeunes au Canada. Pour moi, ça se passe très bien, j’aime beaucoup le contact avec le public, là-bas, et avec les musiciens. »

L’Orchestre symphonique de l’Estuaire a reçu une aide du CALQ pour effectuer une tournée des écoles.

« Je présente l’atelier Chef 101, comme j’avais fait pendant quelques années à la Virée classique, et que j’ai adapté. Ça me permet de présenter les instruments aux élèves du primaire et du secondaire. »

« Dans certaines écoles, c’est rare que les jeunes ont l’occasion d’être exposés à la musique classique. Par exemple, moi je viens de St-Georges-de-Beauce, et il n’y en avait pas d’orchestre symphonique, dans ma région. Je me dis que c’est une chance, qu’aujourd’hui, je fasse ce métier. C’est important qu’on donne des occasions aux jeunes de découvrir la musique. » – Dina Gilbert, chef d’orchestre.

À Kamloops, l’orchestre présente une dizaine de programmes symphoniques par an ainsi qu’une série de musique de chambre.

« C’est un superbe orchestre, dit-elle. Il me permet de faire des liens entre l’Est et l’Ouest du Canada. Je me rends compte que je connaissais des compositeurs, au Québec, originaires de la Colombie-Britannique et que j’ai l’occasion de faire entendre là-bas, comme Stacey Brown, qui vit à Montréal mais qui est originaire de Kamloops. Cette année, j’ai ouvert la saison avec une de ses pièces, Perspectives, qui d’ailleurs a aussi été jouée récemment par le Philadelphia Orchestra. Pour elle, c’était tout un événement de revenir dans sa ville pour entendre jouer une de ses pièces. J’essaie de faire le plus possible de liens avec les talents qu’on a, ici et là-bas. »

Concerts à venir

Le 8 janvier, Dina Gilbert dirigera la représentation du film The Artist en ciné-concert à l’OSM. 

Elle sera aussi chef invitée à l’Île-du-Prince-Édouard en février, et à l’Omaha Symphony Orchestra, en mars. De plus, en juin, elle dirigera l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières dans Carmina Burana. au grand concert du Parc olympique avec l’OSM, en 2014. Une oeuvre qu’elle connait bien pour y avoir participé

« Je me trouve drôlement choyée d’avoir autant de projets variés avec différents orchestres. C’est nourrissant, car chaque orchestre m’apporte quelque chose, une meilleure compréhension et des idées nouvelles. »

Veuillez prendre note que la chronique « L’Artiste de la semaine sera en pause durant le temps des Fêtes. De retour le 8 janvier. 

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Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.

Caroline Rodgers

Rédactrice en chef chez Ludwig van Montréal
Caroline a découvert la musique à l'âge de 4 ans en observant un pianiste qui jouait dans un mariage. Elle a ensuite appris cet instrument et obtenu son baccalauréat en musique à l'Université Laval dans la classe de Joël Pasquier. Devenue journaliste musicale en 2009 à La Presse, où elle a signé des articles jusqu'en 2017, elle a pu marier ses deux passions: la musique et les mots. Elle est rédactrice en chef de Ludwig van Montréal.
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