
Vincent Bélanger est aussi effervescent que sa musique est douce et réconfortante : le violoncelliste se prépare à lancer son nouvel album Songe, présenté comme un hommage assumé à l’univers musical d’André Gagnon, entouré d’un ensemble instrumental réunissant harpe, violon, contrebasse et voix. C’est dans l’atmosphère recueillie de la belle église de la Visitation, adossée à la Rivière des Prairies, que le musicien dévoilera ses versions de Pour ma sœur en allée et Cantilène du compositeur disparu, ainsi que ses propres compositions, le 28 février prochain à 16 h 30.
« André Gagnon m’a donné la permission d’oser la simplicité », admet l’interprète-compositeur. « La simplicité, en musique, ce n’est pas évident. » Pour les plages de son troisième album, Bélanger a souhaité mettre cette simplicité au service du réconfort.
Plusieurs des neuf compositions de son cru incluses sur l’album ont d’abord vu le jour en tant que musique pour le théâtre, par exemple pour la production par le Théâtre des Dérivés de la pièce de théâtre Indépendance de Lee Blessing (traduction de François Bouchereau) et pour le film Ce qu’il ne faut pas dire de Marquise Lepage. Vincent Bélanger a retravaillé les thèmes les plus marquants dans un langage qu’il décrit comme minimaliste et romantique.
Il attribue cette nouvelle vague d’inspiration à sa rencontre avec la harpiste Annabelle Renzo : « Ça a été une révélation, ma rencontre avec cette musicienne-là! Elle a compris tout de suite ma musique. » Les cordistes Véronique Turcotte (violon) et Étienne Lafrance (contrebasse), eux, sont des collègues et ami·e·s de longue date : « Étienne, c’est mon pilier depuis 2019. Il représente le réconfort et la stabilité que je cherchais justement à exprimer sur cet album. Et Véronique, c’est comme ma sœur. Au violon jazz, elle a un son très, très tendre. » Personne ne s’étonnera de l’affinité de Vincent Bélanger pour la voix opératique, lui qui a grandi entouré des mélodies chantées par son père, le ténor Guy Bélanger. Lors du concert de vendredi, la soprano Jessica Latouche reprendra les parties enregistrées sur l’album par Amélie Moïse.
Bélanger, qui est soutenu par le manufacturier de systèmes de son haute-fidélité britannique Audio Note depuis 12 ans, accorde beaucoup d’importance à l’adéquation entre le lieu de prestation et la musique. Ainsi, pour l’enregistrement de Songe à l’église Saint-Benoît de Mirabel, les interprètes étaient tournés face au chœur plutôt que face à la nef : « Cela permet de contrôler le retour du son et d’avoir plus de précision au niveau instrumental, tout en conservant la profondeur de l’église », explique-t-il.
Le groupe reprendra une disposition plus conventionnelle lors du concert de samedi, question de ne pas tourner le dos à son auditoire!
LE 28 FÉVRIER, 16 H 30, ÉGLISE DE LA VISITATION DÉTAILS ET BILLETS
Inscrivez-vous à notre infolettre! La musique classique et l’opéra en 5 minutes, chaque jour ICI.
- NOUVELLE | Norman Lebrecht perd son emploi à BBC Radio 3 à la suite d’un courriel envoyé à Yuja Wang - 26 février 2026
- ENTREVUE | Le Concerto pour basson d’Airat Ichmouratov voit enfin le jour - 25 février 2026
- NOUVELLE | Nouvelle programmation ambitieuse et variée pour la 16e édition du Festival Classica - 25 février 2026