{"id":93088,"date":"2026-05-04T16:08:47","date_gmt":"2026-05-04T20:08:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=93088"},"modified":"2026-05-04T17:03:14","modified_gmt":"2026-05-04T21:03:14","slug":"critique-carmen-lopera-de-montreal-la-passion-imaginaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2026\/05\/04\/critique-carmen-lopera-de-montreal-la-passion-imaginaire\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Carmen \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al\u00a0: la passion imaginaire\u00a0\u00a0"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_93097\" aria-describedby=\"caption-attachment-93097\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-93097\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Copie-de-CRITIQUE31.jpg\" alt=\"Arturo Chac\u00f3n-Cruz (Don Jos\u00e9) et Rihab Chaieb (Carmen), habill\u00e9s de couleurs vives, se d\u00e9tachan du mur sombre de l'ar\u00e8ne dans la production de Carmen pr\u00e9sentement \u00e0 l'affiche \u00e0 l'Op\u00e9ra de Montr\u00e9al. (Photo : Vivien Gaumand)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Copie-de-CRITIQUE31.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Copie-de-CRITIQUE31-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Copie-de-CRITIQUE31-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Copie-de-CRITIQUE31-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-93097\" class=\"wp-caption-text\">Arturo Chac\u00f3n-Cruz (Don Jos\u00e9) et Rihab Chaieb (Carmen) dans la production de Carmen pr\u00e9sentement \u00e0 l&rsquo;affiche \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al. (Photo : Vivien Gaumand)<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>par Justin Bernard<\/em><\/p>\n<p>Pour finir en beaut\u00e9 le mandat de son directeur artistique <strong>Michel Beaulac<\/strong>, en poste depuis 2007, l&rsquo;<strong>Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<\/strong> cl\u00f4t sa saison 2025-2026 avec <em>Carmen<\/em>, dont la premi\u00e8re avait lieu le 16 mai dernier dans une salle Wilfrid-Pelletier presque comble. La compagnie revient ainsi aux fondamentaux du r\u00e9pertoire lyrique, apr\u00e8s deux productions hors des sentiers battus (<em>Jen\u016ffa<\/em>,\u00a0en novembre, et\u00a0la cr\u00e9ation de\u00a0<em>Clown(s)<\/em>,<em>\u00a0<\/em>en janvier).<\/p>\n<p>\u00c0 en juger par les r\u00e9actions tant\u00f4t \u00e9merveill\u00e9es, tant\u00f4t hilares fusant des quatre coins du parterre, bon nombre de spectateurs\u00b7ices semblaient en \u00eatre \u00e0 leur premier contact avec l\u2019op\u00e9ra de Bizet. Il suffisait de quelques maladresses de jeu d\u2019acteur ou encore d\u2019\u00e9changes de dialogues parl\u00e9s peu convaincants pour tourner une situation tout \u00e0 fait s\u00e9rieuse en un moment cocasse.<\/p>\n<p>Cela n\u2019enlevait rien \u00e0 la beaut\u00e9 des d\u00e9cors, tout en sobri\u00e9t\u00e9, et \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre visuel de cette production, fid\u00e8le \u00e0 l\u2019esprit s\u00e9villan de l\u2019\u0153uvre. La lev\u00e9e de rideaux a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019enceinte de la manufacture de tabac, offrant au regard une belle surface de pierre ocre et une grande porte d\u2019entr\u00e9e en bois massif. L\u2019agencement d\u2019espaces sc\u00e9niques bien d\u00e9limit\u00e9s aux premier, deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me plans, cr\u00e9e une impression de profondeur et, par le fait m\u00eame, une immersion dans l\u2019univers imagin\u00e9 par Prosper M\u00e9rim\u00e9e (1803-1870), auteur de la nouvelle ayant servi d&rsquo;inspiration \u00e0 Bizet. On a pu craindre, un instant, que le mur d\u2019enceinte, formant une longue diagonale, ne r\u00e9duise consid\u00e9rablement la sc\u00e8ne, mais il s\u2019av\u00e8re un atout essentiel \u00e0 l\u2019harmonie des lignes et des proportions. Au deuxi\u00e8me acte, le ciel \u00e9toil\u00e9 au-dessus de la taverne Lillas Pastia embaume la sc\u00e8ne d\u2019une atmosph\u00e8re charmante. Les murs de pierre, si caract\u00e9ristiques de l\u2019Andalousie, accentuent l&rsquo;impression de chaleur \u00e9crasante et \u00e9voquent l\u2019air ensabl\u00e9 du d\u00e9sert environnant.<\/p>\n<p>Qui dit Andalousie, dit aussi corrida. Le d\u00e9but du quatri\u00e8me et dernier acte est un v\u00e9ritable d\u00e9fil\u00e9 de banderilleros, de picadors, et bien s\u00fbr du tor\u00e9ro-vedette, tous plus \u00e9clatants les uns que les autres dans leurs costumes dor\u00e9s. Pendant que le combat a lieu hors-sc\u00e8ne, Carmen (<strong>Rihab Chaieb<\/strong>) et Don Jos\u00e9 (<strong>Arturo Chac\u00f3n-Cruz<\/strong>) livrent leur propre bataille sanglante, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une ar\u00e8ne de corrida parall\u00e8le. Tout un symbole&#8230;<\/p>\n<p>Depuis la cr\u00e9ation de l\u2019op\u00e9ra en 1875, il existe 1000 et une fa\u00e7ons de faire mourir Carmen. Cette production de l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al opte pour une pr\u00e9sentation sensationnaliste, dans l&rsquo;esprit <i>Tiktok <\/i>qui envahit aujourd\u2019hui les r\u00e9seaux sociaux. Don Jos\u00e9 aurait pu ass\u00e9ner son coup fatal \u00e0 demi-cach\u00e9 derri\u00e8re un abri de planches pr\u00e9sent sur le c\u00f4t\u00e9 droit de la sc\u00e8ne, comme on en trouve dans les ar\u00e8nes. L\u2019effet aurait \u00e9t\u00e9 tout aussi saisissant, voire m\u00eame renforc\u00e9 par la quantit\u00e9 d\u2019images mentales qu\u2019on peut se repr\u00e9senter. Le public a plut\u00f4t droit \u00e0 une mort sur les feux de la rampe et \u00e0 une Carmen agonisante, comme si Don Jos\u00e9 avait d\u00fb s\u2019y reprendre \u00e0 plusieurs fois pour enfin l\u2019abattre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_93098\" aria-describedby=\"caption-attachment-93098\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-93098\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Carmen-et-Don-Jose-avec-couteau_CARMEN_Opera-de-Montreal-mai-2026_GENERALE-WEB_\u00a9Viviengaumand_160.jpg\" alt=\"Carmen (Rihab Chaieb), le regard tourn\u00e9 vers le visage de Don Jos\u00e9 (Arturo Chac\u00f3n-Cruz) qui chante en aff\u00fbtant un couteau. (Photo : Vivien Gaumand)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Carmen-et-Don-Jose-avec-couteau_CARMEN_Opera-de-Montreal-mai-2026_GENERALE-WEB_\u00a9Viviengaumand_160.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Carmen-et-Don-Jose-avec-couteau_CARMEN_Opera-de-Montreal-mai-2026_GENERALE-WEB_\u00a9Viviengaumand_160-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Carmen-et-Don-Jose-avec-couteau_CARMEN_Opera-de-Montreal-mai-2026_GENERALE-WEB_\u00a9Viviengaumand_160-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/05\/Carmen-et-Don-Jose-avec-couteau_CARMEN_Opera-de-Montreal-mai-2026_GENERALE-WEB_\u00a9Viviengaumand_160-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-93098\" class=\"wp-caption-text\">Rihab Chaieb (Carmen) et Arturo Chac\u00f3n-Cruz (Don Jos\u00e9) (Photo : Vivien Gaumand)<\/figcaption><\/figure>\n<p>La mise en sc\u00e8ne d\u2019<strong>Anna\u00a0Theodosakis<\/strong> comporte par ailleurs son lot de signes et de mauvais pr\u00e9sages annon\u00e7ant la violence de la fin. On voit, par exemple, Don Jos\u00e9 aiguiser longuement son couteau tandis que Carmen entonne la c\u00e9l\u00e8bre Habanera pour ses admirateurs. Plus tard au premier acte, c\u2019est une Mica\u00ebla (<strong>Magali Simard-Gald\u00e8s<\/strong>) tr\u00e8s tactile qui veut se blottir contre le brigadier. Sa coquetterie en dit long sur son int\u00e9r\u00eat personnel dans cette histoire. L\u2019attention port\u00e9e au langage non-verbal, tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateur des motivations secr\u00e8tes de chacune et de chacun, est certainement \u00e0 mettre au cr\u00e9dit de la jeune metteure en sc\u00e8ne canadienne, qui compte d\u00e9j\u00e0 plusieurs productions de <em>Carmen<\/em> \u00e0 son actif. En revanche, les principaux antagonistes ont du mal \u00e0 faire croire \u00e0 une quelconque passion amoureuse avant, pendant, ou apr\u00e8s les faits. De cela, <strong>Anna Theodosakis<\/strong> est seulement en partie responsable.<\/p>\n<p><strong>Rihab\u00a0Chaieb<\/strong> a certes le temp\u00e9rament de s\u00e9ductrice, mais il lui manque l\u2019expression corporelle. C\u2019est \u00e0 peine si Carmen offre une danse \u00e0 Don Jos\u00e9, comme l\u2019exige une sc\u00e8ne du deuxi\u00e8me acte. De son c\u00f4t\u00e9, <strong>Arturo Chac\u00f3n-Cruz<\/strong> se montre trop \u00e0 l\u2019\u00e9troit dans son costume beige pour \u00eatre un pr\u00e9tendant cr\u00e9dible et, plus surprenant encore, trop g\u00ean\u00e9 par le contact physique pour \u00eatre un amant de Carmen (c\u2019est, entre autres, ce qui a d\u00e9clench\u00e9 des rires dans l\u2019assistance). L\u2019interpr\u00e8te d\u00e9montre une meilleure chimie avec <strong>Magali Simard-Gald\u00e8s<\/strong> (Mica\u00ebla), bien que ce ne soit pas aussi utile \u00e0 l\u2019intrigue. Dans l\u2019ultime sc\u00e8ne d\u2019affrontement avec Carmen, plusieurs de ses interactions sont t\u00e9l\u00e9phon\u00e9es, ou alors distantes, mais le t\u00e9nor mexicain r\u00e9ussit n\u00e9anmoins \u00e0 finir en lion sur le plan vocal et dramatique.<\/p>\n<p>D\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de l\u2019op\u00e9ra,\u00a0<strong>Chac\u00f3n-Cruz\u00a0<\/strong>nous gratifie d\u2019aigus percutants, claironnants, sans jamais fl\u00e9chir, ni forcer son instrument d\u2019aucune fa\u00e7on. \u00c0 l\u2019inverse, le confort de <strong>Chaieb<\/strong> r\u00e9side largement dans le medium et dans le grave, ce qui lui permet de jouer abondamment de ses charmes. La soprano <strong>Magali Simard-Gald\u00e8s<\/strong> a, quant \u00e0 elle, un timbre si l\u00e9ger, si pointu, qu\u2019on ne peut y soup\u00e7onner une once de rondeur. En cela, elle repr\u00e9sente l\u2019<em>alter ego<\/em>\u00a0tout d\u00e9sign\u00e9\u00a0de cette Carmen-l\u00e0.<\/p>\n<p><strong>Ethan Vincent<\/strong> d\u00e9montre, comme <strong>Chac\u00f3n-Cruz<\/strong>, une aisance dans l\u2019aigu qui en fait son atout principal, servant \u00e0 merveille la rivalit\u00e9 entre Don Jos\u00e9 et Escamillo. Toutefois, et ce malgr\u00e9 une technique vocale bien rod\u00e9e, le baryton ne parvient pas \u00e0 susciter une quelconque \u00e9motion, ni \u00e0 \u00e9veiller la sympathie envers son personnage, en partie \u00e0 cause de sa diction approximative. Sous les traits de Zuniga, <strong>Stephen\u00a0Hegedus<\/strong>, lui, sait remarquablement capter la lumi\u00e8re par son charisme fou. Parmi les jeunes chanteurs de l\u2019Atelier lyrique, seul <strong>Jamal Al Titi<\/strong> dans le r\u00f4le du Danca\u00efre se distingue par son \u00e9nergie et par sa belle projection vocale.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> n\u2019a pas particuli\u00e8rement brill\u00e9 lors de cette soir\u00e9e de premi\u00e8re. Les violons \u00e9taient trop pr\u00e9sents, m\u00eame par rapport aux cuivres lorsqu\u2019a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9 le th\u00e8me du Destin dans l\u2019ouverture. Les violoncelles ont manqu\u00e9 d\u2019unit\u00e9 dans l\u2019accompagnement d\u2019Escamillo au troisi\u00e8me acte. Certains num\u00e9ros, comme le quintette de l\u2019acte II (\u00ab Nous avons en t\u00eate une affaire \u00bb), ont \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9s sur un tempo trop rapide par le chef <strong>Jean-Marie Zeitouni<\/strong>.<\/p>\n<p>Il reste quatre repr\u00e9sentations de Carmen, les 5, 7 et 12 mai \u00e0 19 h 30, ainsi que le 10 mai \u00e0 14 h.\u00a0 <a href=\"https:\/\/operademontreal.com\/en\/programs\/carmen\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS ET BILLETS<\/a><\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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