{"id":92063,"date":"2026-02-27T17:58:39","date_gmt":"2026-02-27T22:58:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=92063"},"modified":"2026-03-02T13:00:02","modified_gmt":"2026-03-02T18:00:02","slug":"critique-la-creation-aux-gb-un-spectacle-raffine-combinant-avec-bonheur-danse-musique-et-peinture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2026\/02\/27\/critique-la-creation-aux-gb-un-spectacle-raffine-combinant-avec-bonheur-danse-musique-et-peinture\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | La Cr\u00e9ation aux GB : un spectacle raffin\u00e9 combinant avec bonheur danse, musique et peinture"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-92064\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/02\/Copie-de-CRITIQUE20.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/02\/Copie-de-CRITIQUE20.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/02\/Copie-de-CRITIQUE20-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/02\/Copie-de-CRITIQUE20-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2026\/02\/Copie-de-CRITIQUE20-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/p>\n<p>Les <strong>Grands Ballets<\/strong> pr\u00e9sentaient hier soir la premi\u00e8re du ballet <em>La Cr\u00e9ation<\/em>, une chor\u00e9graphie d\u2019Uwe Scholz sur l\u2019oratorio de Haydn du m\u00eame nom. Dans la fosse, <strong>Dina Gilbert<\/strong> dirige les solistes <strong>Andr\u00e9anne Brisson-Paquin<\/strong>, <strong>Philippe Gagn\u00e9<\/strong> et <strong>Clayton Kennedy<\/strong> et l\u2019<strong>Orchestre des Grands Ballets<\/strong>, tandis qu\u2019un ch\u0153ur de 28 personnes est r\u00e9parti sur les avanc\u00e9es de sc\u00e8ne de chaque c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas \u00e9tonnant d\u2019apprendre que le chor\u00e9graphe Uwe Scholz (1958-2004) a r\u00eav\u00e9 un temps de devenir chef d\u2019orchestre avant de se consacrer \u00e0 la chor\u00e9graphie de ballet. Dans sa jeunesse, celui qui \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 un enfant prodige a appris le piano, le chant, le violon et la guitare, parall\u00e8lement au ballet. Il est \u00e9vident dans ses chor\u00e9graphies qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par quelqu\u2019un poss\u00e9dant un grand amour de la musique \u00e9clair\u00e9 d\u2019une connaissance intime de ses rouages. L\u2019\u00e9quilibre entre les deux m\u00e9diums manifeste un respect du langage de chacun.<\/p>\n<p>\u00c0 la danse et la musique s\u2019ajoute la valorisation des \u0153uvres de Jean-Paul Riopelle, projet\u00e9es sur le fond de la sc\u00e8ne. Il s\u2019agit de plus qu\u2019un simple moyen d\u2019habiller la sc\u00e8ne\u00a0: les tableaux, dont la s\u00e9lection et le jumelage soigneux sont l\u2019\u0153uvre du directeur artistique des GN Ivan Cavallari, s\u2019en trouvent magnifi\u00e9s \u2013 et je ne parle pas l\u00e0 de leur dimension agrandie, mais du souffle que leur infuse la chor\u00e9graphie, qui laisse aux \u0153uvres visuelles la place de respirer et de rayonner. M\u00eame les costumes simples de couleurs p\u00e2les contribuent \u00e0 faire briller d\u2019autant plus les jeux de couleurs des tableaux.<\/p>\n<p>Le langage de Scholz est caract\u00e9ris\u00e9 par un m\u00e9lange de danse classique et contemporaine. La part contemporaine de l\u2019\u00e9quation reste plut\u00f4t convenue, mais apporte une touche de vari\u00e9t\u00e9. La domination des lignes classiques magnifiquement exploit\u00e9es cr\u00e9e des tableaux de groupe \u00e9pur\u00e9s. Scholz aime beaucoup (beaucoup) les arabesques et attitudes, dont le corps de ballet s\u2019acquitte avec un bel effet. Plusieurs num\u00e9ros de solistes ont un caract\u00e8re plus lyrique et sont remplis de d\u00e9velopp\u00e9s lents et de positions soutenues exigeantes, ex\u00e9cut\u00e9es avec aplomb par les danseuses et danseurs solistes, en solo, en duo ou en trio. Plusieurs tr\u00e8s beaux port\u00e9s ont suscit\u00e9 des r\u00e9actions audibles d\u2019admiration dans la salle.<\/p>\n<p>\u00c9ventuellement, l\u2019ad\u00e9quation extr\u00eame entre musique et danse devient un peu lassante\u00a0: on comprend rapidement qu\u2019une intervention de la soprano soliste au milieu d\u2019un ch\u0153ur va faire accourir une danseuse des coulisses pour ajouter sa ligne individuelle au groupe en mouvement; l\u2019alternance des lignes vocales dans un duo soprano-t\u00e9nor s\u2019exprime par la m\u00eame alternance stricte entre danseuse et danseur sur sc\u00e8ne; les mouvements de bras saccad\u00e9s accompagnant chaque syllabe du Al-le-lu-ia ont un petit c\u00f4t\u00e9 <em>YMCA<\/em> des Village People. <em>La Cr\u00e9ation<\/em> reste, au-del\u00e0 de ces moments trop \u00ab\u00a0premier degr\u00e9\u00a0\u00bb, un spectacle d\u2019un grand raffinement visuel.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019ex\u00e9cution musicale, on a cette fois le bonheur de l\u2019entendre avec une amplification ad\u00e9quate qui n\u2019en d\u00e9forme pas compl\u00e8tement le r\u00e9sultat (contrairement \u00e0 dans <em>Blanche Neige et le miroir<\/em> l\u2019an dernier). Je ne sais pas quelle action a \u00e9t\u00e9 prise \u00e0 ce niveau pour changer le r\u00e9sultat ainsi, mais je l\u2019applaudis.<\/p>\n<p>Le trio vocal \u00e9tait form\u00e9 de trois interpr\u00e8tes rompus aux formules de la musique baroque et classique. Apr\u00e8s un d\u00e9but laissant poindre la nervosit\u00e9, la basse <strong>Clayton Kennedy<\/strong> a retrouv\u00e9 son aplomb en deuxi\u00e8me partie, formant un trio \u00e9quilibr\u00e9 avec ses coll\u00e8gues la soprano <strong>Andr\u00e9anne Brisson-Paquin<\/strong> et le t\u00e9nor <strong>Philippe Gagn\u00e9<\/strong>.<\/p>\n<p>Dans l\u2019orchestre, le clarinettiste <strong>Jean-Fran\u00e7ois Normand<\/strong> et le fl\u00fbtiste <strong>Jean-Philippe Tanguay<\/strong> se sont particuli\u00e8rement distingu\u00e9s. Je ne peux en dire autant des violons, qui ont souffert de probl\u00e8mes r\u00e9currents d\u2019intonation et d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9. Un peu de peaufinage est de mise d\u2019ici aux prochaines repr\u00e9sentations.<\/p>\n<p>PROCHAINES REPR\u00c9SENTATIONS\u00a0: 27 ET 28 F\u00c9VRIER, 20 H, ET LES 28 F\u00c9VRIER ET 1 MARS, 14 H\u00a0 <a href=\"https:\/\/grandsballets.com\/fr\/spectacles\/detail\/la-creation\/\">D\u00c9TAILS ET BILLETS<\/a><\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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