{"id":91169,"date":"2025-12-20T16:27:06","date_gmt":"2025-12-20T21:27:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=91169"},"modified":"2025-12-23T07:00:03","modified_gmt":"2025-12-23T12:00:03","slug":"critique-om-un-oratorio-de-noel-en","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/12\/20\/critique-om-un-oratorio-de-noel-en\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | OM : Un Oratorio de No\u00ebl appel\u00e9 \u00e0 se bonifier"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_91171\" aria-describedby=\"caption-attachment-91171\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-91171\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Copie-de-CRITIQUE6.jpg\" alt=\"Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, lOrchestre M\u00e9tropolitain et le Ch\u0153ur M\u00e9tropolitain acceptant les applaudissements dans le riche d\u00e9cor de la Basilique Notre-Dame le 17 d\u00e9cembre dernier. (Photo : Fran\u00e7ois Goupil)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Copie-de-CRITIQUE6.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Copie-de-CRITIQUE6-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Copie-de-CRITIQUE6-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/12\/Copie-de-CRITIQUE6-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-91171\" class=\"wp-caption-text\">Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, lOrchestre M\u00e9tropolitain et le Ch\u0153ur M\u00e9tropolitain acceptant les applaudissements dans le riche d\u00e9cor de la Basilique Notre-Dame le 17 d\u00e9cembre dernier. (Photo : Fran\u00e7ois Goupil)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Apr\u00e8s deux ann\u00e9es successives de repr\u00e9sentations du <em>Messie<\/em>, l\u2019<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> variait cette ann\u00e9e le r\u00e9pertoire de son concert de No\u00ebl \u00ab\u00a0s\u00e9rieux\u00a0\u00bb \u00e0 la Basilique Notre-Dame en pr\u00e9sentant \u00ab\u00a0l\u2019autre\u00a0\u00bb grande \u0153uvre pour solistes, ch\u0153ur et orchestre associ\u00e9e au temps des F\u00eates, l\u2019<em>Oratorio de<\/em> <em>No\u00ebl<\/em> de J. S. Bach. Les six cantates pour le temps de No\u00ebl rassembl\u00e9es sous ce titre \u00e9taient interpr\u00e9t\u00e9es le 17 d\u00e9cembre dernier par le <strong>Ch\u0153ur M\u00e9tropolitain <\/strong>comptant 40 voix et l\u2019<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> r\u00e9duit \u00e0 44 instrumentistes dirig\u00e9s par<strong> Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong>. Trois des solistes entendus l\u2019an dernier revenaient \u00e0 cette occasion, soit <strong>Anna-Sophie Neher<\/strong>, <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Antoun<\/strong> et <strong>Geoffroy Salvas<\/strong>, tandis que <strong>Julie Boulianne<\/strong> succ\u00e9dait \u00e0 <strong>Emily d\u2019Angelo<\/strong> \u00e0 la partie d\u2019alto.<\/p>\n<p>La soir\u00e9e a offert plusieurs moments d\u2019une grande r\u00e9ussite, en particulier lors des mouvements dynamiques et rapides tels que \u00ab Herrscher des Himmels \u00bb de la troisi\u00e8me cantate : le ch\u0153ur, qui a fait la preuve tout le long de l&rsquo;excellent travail de pr\u00e9paration accompli par sa nouvelle chef assign\u00e9e <strong>Julie Dufresne<\/strong>,\u00a0y a \u00e9t\u00e9 exemplaire, rebondissant sur les <em>h<\/em>\u00a0aspir\u00e9s pour porter l\u2019entrain de la musique. De m\u00eame, les nombreux chorals \u00e9taient sculpt\u00e9s avec intelligence et finesse par le chef et ex\u00e9cut\u00e9s avec les m\u00eames qualit\u00e9s par le ch\u0153ur.<\/p>\n<p>Par la nature de leur construction musicale, les chorals ne souffraient pas de la m\u00eame faiblesse que les num\u00e9ros construits sur une basse continue. Jouer une ligne de basse continue fait appel \u00e0 une sp\u00e9cialisation diff\u00e9rente que de jouer du violoncelle ou de la contrebasse dans un orchestre symphonique. Le plus gros point emp\u00eachant certains num\u00e9ros de prendre leur envol \u00e9tait le manque de souplesse dans l\u2019ex\u00e9cution du continuo \u00ab\u00a0m\u00e9lodique\u00a0\u00bb (j\u2019exclus par l\u00e0 les deux instruments \u00e0 clavier, le clavecin jou\u00e9 par<strong> Doroth\u00e9a Ventura<\/strong> et le positif jou\u00e9 par <strong>Christophe Gauthier<\/strong>, tous deux interpr\u00e8tes accompli\u00b7e\u00b7s de musique baroque). Par exemple, il aurait fallu all\u00e9ger beaucoup plus les suites de doubles croches encha\u00een\u00e9es et rel\u00e2cher les fins de liaisons d\u2019archet. G\u00e9n\u00e9ralement, il se d\u00e9gage d&rsquo;une ligne de basse continue ex\u00e9cut\u00e9e par des cordistes sp\u00e9cialistes de la chose une conscience des mouvements harmoniques et une connexion avec les parties sup\u00e9rieures qui manquaient mercredi soir.<\/p>\n<p>En revanche, les cordes se m\u00e9ritent des f\u00e9licitations pour la douceur, en nuance mais \u00e9galement en texture, des accords parfaitement \u00e9quilibr\u00e9s soutenus avec d\u00e9licatesse dans les r\u00e9citatifs accompagn\u00e9s, fournissant juste ce qu\u2019il fallait de \u00ab\u00a0halo\u00a0\u00bb sonore.<\/p>\n<p>Au sujet des solistes, je maintiens la r\u00e9serve d\u00e9j\u00e0 exprim\u00e9e l\u2019an dernier : il ne s\u2019agit pas du type de voix que je privil\u00e9gie personnellement pour un oratorio. Bien que je comprenne le besoin de recruter des voix puissantes pour remplir le vaste espace de la Basilique, je souhaiterais les entendre moduler l\u2019usage du vibrato avec plus de finesse. Cela \u00e9tant dit, ils et elles ont par ailleurs \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur. Dans l&rsquo;air \u00ab Fl\u00f6sst mein Heiland \u00bb, <strong>Anna-Sophie Neher<\/strong> et <strong>Marie Magistry<\/strong>, cette derni\u00e8re plac\u00e9e dans la premi\u00e8re tribune c\u00f4t\u00e9 jardin, se sont parfaitement pass\u00e9 les motifs en \u00e9chos. L\u2019id\u00e9e de reproduire cette configuration en installant un hautbois suppl\u00e9mentaire dans la tribune c\u00f4t\u00e9 cour \u00e9tait \u00e9galement du meilleur effet.<\/p>\n<p>Je me r\u00e9jouissais d\u2019entendre <strong>Julie Boulianne<\/strong> dans les magnifiques airs confi\u00e9s \u00e0 l\u2019alto, comme \u00ab Schlafe, mein Liebster \u00bb ou \u00ab Schlie\u00dfe, mein Herze \u00bb. Au final, sa voix est plus sombre que dans mon souvenir (lointain, je dois avouer), du moins dans l\u2019acoustique de la Basilique.\u00a0<strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Antoun<\/strong>, pour sa part, \u00e9tait plus \u00e0 l\u2019aise que l\u2019an dernier et a d\u00e9montr\u00e9 plus de souplesse dans les changements de registres. Sa conception de l\u2019\u00c9vang\u00e9liste est par moment trop dramatique, par opposition \u00e0 une fonction narrative plus \u00ab liturgique \u00bb, pour ainsi dire. <strong>Geoffroy Salvas<\/strong> surpassait tous\u00b7tes ses coll\u00e8gues par la clart\u00e9 de sa diction. Son approche musicale t\u00e9moignait \u00e9galement d&rsquo;une meilleure compr\u00e9hension globale de son r\u00f4le dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u0153uvre.<\/p>\n<p>Comme toujours, le trompettiste<strong> Antoine Mailloux<\/strong> a \u00e9t\u00e9 \u00e9patant, d&rsquo;abord dans l\u2019air \u00ab Gro\u00dfer Herr \u00bb de la premi\u00e8re cantate, bien s\u00fbr, mais encore plus dans le tout dernier num\u00e9ro de la longue soir\u00e9e, le choral orn\u00e9 \u00ab Nun seid ihr doch gerochen \u00bb. Il posait ainsi un point final \u00e9clatant \u00e0 une soir\u00e9e comportant des ingr\u00e9dients tr\u00e8s r\u00e9ussis, mais dont l&rsquo;impression globale s&rsquo;est trouv\u00e9e diminu\u00e9e par la moins grande familiarit\u00e9 des interpr\u00e8tes avec l&rsquo;\u0153uvre. Cela explique probablement la direction assez interventionniste du chef dans cette musique qui pourrait se contenter de moins.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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Les six cantates pour le temps de No\u00ebl rassembl\u00e9es sous ce titre \u00e9taient interpr\u00e9t\u00e9es le 17 d\u00e9cembre dernier par le Ch\u0153ur M\u00e9tropolitain comptant 40 voix et l\u2019Orchestre M\u00e9tropolitain r\u00e9duit \u00e0 44 instrumentistes dirig\u00e9s par Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin. 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