{"id":88975,"date":"2025-08-05T17:53:16","date_gmt":"2025-08-05T21:53:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=88975"},"modified":"2025-08-06T14:48:02","modified_gmt":"2025-08-06T18:48:02","slug":"critique-un-tristan-et-isolde-bouleversant-et-memorable-pour-clore-le-festival-de-lanaudiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/08\/05\/critique-un-tristan-et-isolde-bouleversant-et-memorable-pour-clore-le-festival-de-lanaudiere\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Un Tristan et Isolde bouleversant et m\u00e9morable pour clore le Festival de Lanaudi\u00e8re"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_89006\" aria-describedby=\"caption-attachment-89006\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-89006\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Copie-de-CRITIQUE23.jpg\" alt=\"de g. \u00e0 d. : Geoffrey Schellenberg, Matthew Cairns, Sean Michael Plumb, Tamara Wilson, Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, Stuart Skelton, Karen Cargill, Franz-Josef Selig et Christopher Maltman. (Photo : Gabriel Fournier)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Copie-de-CRITIQUE23.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Copie-de-CRITIQUE23-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Copie-de-CRITIQUE23-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Copie-de-CRITIQUE23-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-89006\" class=\"wp-caption-text\">de g. \u00e0 d. : Geoffrey Schellenberg, Matthew Cairns, Sean Michael Plumb, Tamara Wilson, Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, Stuart Skelton, Karen Cargill, Franz-Josef Selig et Christopher Maltman. (Photo : Gabriel Fournier)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le Festival de Lanaudi\u00e8re a frapp\u00e9 un grand coup en accueillant pour son concert de cl\u00f4ture <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> et l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> en compagnie d&rsquo;une distribution de chanteurs\u00b7euses de calibre international pour donner <em>Tristan und Isolde<\/em> de Wagner. Le public attentif assembl\u00e9 sous le toit et sur la pelouse a eu droit \u00e0 cinq heures d&rsquo;une exp\u00e9rience m\u00e9morable et marquante.<\/p>\n<h3>Distribution vocale<\/h3>\n<p><strong>Stuart Skelton<\/strong>, reconnu comme un grand interpr\u00e8te du r\u00f4le de Tristan, met du temps \u00e0 se d\u00e9voiler. La voix est certainement ample, et il chante le r\u00f4le par c\u0153ur, contrairement \u00e0 ses coll\u00e8gues. Son sto\u00efcisme du premier acte aurait pu \u00eatre un choix dramatique justifi\u00e9 s&rsquo;il avait par la suite montrer plus d&#8217;emportement lorsque soumis \u00e0 l&rsquo;influence du philtre d&rsquo;amour. Dans le deuxi\u00e8me acte, plus que les signes de fatigue compr\u00e9hensibles, ce sont les glissandos syst\u00e9matiques sur les grands intervalles ascendants qui d\u00e9parent la ligne vocale. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;au troisi\u00e8me acte que l&rsquo;art de <strong>Skelton<\/strong> se r\u00e9v\u00e8le dans son enti\u00e8ret\u00e9. Son Tristan ne se poss\u00e8de plus, rendu fou de d\u00e9lire par l&rsquo;approche de la mort et par la douleur de l&rsquo;absence de sa bien-aim\u00e9e. L&rsquo;intensit\u00e9 de son d\u00e9chirement int\u00e9rieur non seulement nous fait croire r\u00e9troactivement \u00e0 l&rsquo;intensit\u00e9 de son amour pour Isolde, mais nous permet aussi de l&rsquo;imaginer sur le champ de bataille en soldat anim\u00e9 de la fougue du h\u00e9ros conqu\u00e9rant, capable d&rsquo;abattre le plus grand combattant d&rsquo;Irlande, un aspect jusque l\u00e0 r\u00e9solument absent de son incarnation.<\/p>\n<p><strong>Tamara Wilson<\/strong> est la chanteuse wagn\u00e9rienne parfaite, avec une voix \u00e0 la fois volumineuse et claire, sans lourdeur. La combinaison de <strong>Wilson<\/strong> et de <strong>Karen Cargill<\/strong> en tant que princesse irlandaise et sa servante fonctionnait particuli\u00e8rement bien, vocalement et dramatiquement, les deux interpr\u00e8tes ayant des approches similaires. Si le public d&rsquo;ici commence \u00e0 bien conna\u00eetre <strong>Karen Cargill<\/strong>, <strong>Tamara Wilson<\/strong>, elle, constitue une grande d\u00e9couverte qu&rsquo;on souhaite entendre de nouveau, ayant appr\u00e9ci\u00e9 la finesse musicale de son ex\u00e9cution. Elle est pass\u00e9e \u00e0 travers cet op\u00e9ra exigeant sans donner signe de rationner son \u00e9nergie, indubitablement consciente qu&rsquo;on l&rsquo;attendait au d\u00e9tour pour le grand moment de la finale, le c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0Liebestod\u00a0\u00bb. Elle l&rsquo;a chant\u00e9 avec un contr\u00f4le impeccable et dans un \u00e9tat de suspension proche de l&rsquo;\u00e9tat de gr\u00e2ce, tirant m\u00eame des larmes \u00e0 <strong>Karen Cargill<\/strong>, transport\u00e9e. Juste avant la derni\u00e8re note d&rsquo;Isolde, le regard de la soliste et du chef se sont rejoints dans un moment de communion palpable dont l&rsquo;aura s&rsquo;est \u00e9tendue au postlude final de l&rsquo;orchestre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_89011\" aria-describedby=\"caption-attachment-89011\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-89011\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Tamara-Wilson-et-Karen-Cargill_Gabriel-Fournier.jpg\" alt=\"Tamara Wilson et Karen Cargill. (Photo : Gabriel Fournier)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Tamara-Wilson-et-Karen-Cargill_Gabriel-Fournier.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Tamara-Wilson-et-Karen-Cargill_Gabriel-Fournier-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Tamara-Wilson-et-Karen-Cargill_Gabriel-Fournier-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Tamara-Wilson-et-Karen-Cargill_Gabriel-Fournier-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-89011\" class=\"wp-caption-text\">Tamara Wilson et Karen Cargill. (Photo : Gabriel Fournier)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cette m\u00eame <strong>Karen Cargill <\/strong>avait fait un saut au Festival en 2023 pour chanter les <em>Wesendonck-Lieder<\/em>, dont le mat\u00e9riau musical a \u00e9t\u00e9 r\u00e9utilis\u00e9 par Wagner dans <em>Tristan<\/em>. Plus r\u00e9cemment, elle avait fait impression \u00e0 l&rsquo;automne dernier par son interpr\u00e9tation sentie de la Colombe dans les <em>Gurrelieder<\/em> de Schoenberg avec l&rsquo;<strong>OSM<\/strong>, une \u0153uvre au langage musical chromatique proche de Wagner. C&rsquo;est donc dire qu&rsquo;elle est dans son \u00e9l\u00e9ment dans ce r\u00e9pertoire. <strong>Cargill<\/strong> est une r\u00e9elle interpr\u00e8te, dans le sens le plus \u00e9lev\u00e9 du terme. Elle se donne enti\u00e8rement \u00e0 un r\u00f4le et l&rsquo;habite de tout son \u00eatre, mais de fa\u00e7on mesur\u00e9e et r\u00e9fl\u00e9chie. Elle donne \u00e0 son personnage de Brang\u00e4ne une expression de tendre sollicitude authentique, jamais surfaite.<\/p>\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res interventions de Kurwenal, on appr\u00e9cie le timbre plein du baryton <strong>Christopher Maltman<\/strong>. Il ne p\u00e2lit pas de la comparaison avec <strong>Stuart Skelton<\/strong>, son partenaire de sc\u00e8ne fr\u00e9quent. Cependant, son interpr\u00e9tation dramatique du personnage est un peu unidimensionnelle, l&rsquo;admiration de Kurwenal pour Tristan semblant \u00eatre bas\u00e9e avant tout sur des exploits militaires auxquels, tel que mentionn\u00e9 plus haut, rien ne nous permet de croire : on n&rsquo;a jamais l&rsquo;impression de voir Tristan \u00e0 travers ses yeux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_89013\" aria-describedby=\"caption-attachment-89013\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-89013\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Christopher-Maltman-Stuart-Skelton-Yannick-Nezet-Seguin_Gabriel-Fournier.jpg\" alt=\"Christopher Maltman (de dos), Stuart Skelton et Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin (Photo : Gabriel Fournier)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Christopher-Maltman-Stuart-Skelton-Yannick-Nezet-Seguin_Gabriel-Fournier.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Christopher-Maltman-Stuart-Skelton-Yannick-Nezet-Seguin_Gabriel-Fournier-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Christopher-Maltman-Stuart-Skelton-Yannick-Nezet-Seguin_Gabriel-Fournier-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Tristan_Christopher-Maltman-Stuart-Skelton-Yannick-Nezet-Seguin_Gabriel-Fournier-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-89013\" class=\"wp-caption-text\">Christopher Maltman (de dos), Stuart Skelton et Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin (Photo : Gabriel Fournier)<\/figcaption><\/figure>\n<p>La voix de <strong>Franz-Josef Selig<\/strong>, pr\u00e9sent sur la m\u00eame sc\u00e8ne en 2022 pour chanter le r\u00f4le de Hunding dans <em>Die Walk\u00fcre<\/em>, a beau prendre de l&rsquo;\u00e2ge, le contr\u00f4le remarquable du chanteur et sa musicalit\u00e9 profonde lui permettent de naviguer les \u00e9cueils et de livrer une prestation empreinte d&rsquo;autorit\u00e9 naturelle et de sensibilit\u00e9. Au moment o\u00f9 le roi Marke d\u00e9couvre la trahison de Tristan, <strong>Selig<\/strong> livre un \u00ab\u00a0Dies, Tristan, mir?\u00a0\u00bb (Cela, Tristan, \u00e0 moi?) empreint d&rsquo;une d\u00e9ception \u00e0 fendre les c\u0153urs. Au troisi\u00e8me acte, lorsqu&rsquo;il vient se r\u00e9concilier avec les deux amoureux, le placement de la syllabe centrale dans \u00ab\u00a0Isolde!\u00a0\u00bb contenait un monde d&rsquo;\u00e9motion dans un seul son, une classe de ma\u00eetre de perfection pour le placement, le poids, et l&rsquo;intention.<\/p>\n<p>Dans leurs br\u00e8ves apparitions respectives, les trois derniers membres de la distribution se sont montr\u00e9s \u00e0 la hauteur du niveau \u00e9tabli par leurs coll\u00e8gues. Le d\u00e9lateur Melot \u00e9tait solidement camp\u00e9 par <strong>Sean<\/strong> <strong>Michael Plumb<\/strong>, et <strong>Geoffrey Schellenberg<\/strong>, seul chanteur de la distribution \u00e9tabli \u00e0 Montr\u00e9al, a enti\u00e8rement justifi\u00e9 sa pr\u00e9sence par son ex\u00e9cution impeccable de l&rsquo;unique phrase confi\u00e9e \u00e0 son personnage de Timonier. Le t\u00e9nor <strong>Matthew<\/strong> <strong>Cairns<\/strong>, \u00e0 qui il revenait en tant que Matelot d&rsquo;entonner l&rsquo;op\u00e9ra juch\u00e9 dans les hauteurs du toit de l&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre, nous a imm\u00e9diatement fait dresser les yeux et les oreilles pour trouver la source de ce timbre velo\u00fbt\u00e9. Il est revenu au troisi\u00e8me acte donner la r\u00e9plique \u00e0 Kurwenal en tant que Berger.<\/p>\n<h3>Orchestre et ch\u0153ur<\/h3>\n<p>Les musicien\u00b7ne\u00b7s de l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 absolument impressionnants. Non seulement ont-ils tenu le coup pendant cinq heures, mais ils l&rsquo;ont fait avec la m\u00eame souplesse et le m\u00eame engagement tout au long. Plac\u00e9e sur l&rsquo;avanc\u00e9e de sc\u00e8ne c\u00f4t\u00e9 cour, <strong>M\u00e9lanie Harel<\/strong> a \u00e9t\u00e9 magistrale dans la longue m\u00e9lop\u00e9e triste du Berger au troisi\u00e8me acte, tout comme le trompettiste <strong>Tazmyn Eddy<\/strong> qui lui a succ\u00e9d\u00e9 lorsque le chant devient enfin joyeux, annon\u00e7ant l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;Isolde. <strong>Eddy<\/strong> jouait une longue trompette en bois construite selon les indications de Wagner sp\u00e9cifiquement pour ce passage et lou\u00e9e dans ce cas-ci \u00e0 la Canadian Opera Company.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une entr\u00e9e un peu fruste leur tour venu, les hommes du <strong>Ch\u0153ur M\u00e9tropolitain<\/strong>, pr\u00e9par\u00e9s par<strong> L\u00e9a Moisan-Perrier<\/strong>, ont chant\u00e9 leurs quelques interventions au premier acte avec l&rsquo;entrain et l&rsquo;\u00e9nergie brute appropri\u00e9s pour la troupe de matelots qu&rsquo;ils incarnaient.<\/p>\n<p><strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> a dirig\u00e9 le tout avec le bon degr\u00e9 d&rsquo;engagement et de distance \u00e0 la fois, toujours en contr\u00f4le, mais sans s&rsquo;imposer. Sa direction souple et soutenue est parfaite pour cr\u00e9er la sorte de legato hyperconnect\u00e9 voulu par cette musique. Il est ainsi d&rsquo;autant plus surprenant que les moments de grande volupt\u00e9 (apr\u00e8s l&rsquo;absorption du philtre et au moment de la r\u00e9union des amants dans le deuxi\u00e8me acte) sonnaient \u00e0 l&rsquo;orchestre plus agit\u00e9s et tourment\u00e9s qu&rsquo;expansifs et empreints d&rsquo;abandon.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9t\u00e9 2025 du Festival de Lanaudi\u00e8re aura donc \u00e9t\u00e9 encadr\u00e9 par <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/07\/06\/critique-festival-de-lanaudiere\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une soir\u00e9e d&rsquo;ouverture id\u00e9ale<\/a> et un r\u00e9el \u00e9v\u00e9nement de cl\u00f4ture qui fera \u00e9poque. De quoi peut-on se permettre de r\u00eaver non seulement pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9 prochain, mais pour l&rsquo;ann\u00e9e suivante, qui marquera le 50e anniversaire du Festival?<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l\u2019op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> <a href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI.<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Festival de Lanaudi\u00e8re a frapp\u00e9 un grand coup en accueillant pour son concert de cl\u00f4ture Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin et l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain en compagnie d&rsquo;une distribution de chanteurs\u00b7euses de calibre international pour donner Tristan und Isolde de Wagner. Le public attentif assembl\u00e9 sous le toit et sur la pelouse a eu droit \u00e0 cinq heures d&rsquo;une exp\u00e9rience m\u00e9morable et marquante.<\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":89006,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[42299,52],"tags":[42300,15897,2521],"yst_prominent_words":[11741,15883,36961,32780,11452,14955,7980,9848],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/08\/Copie-de-CRITIQUE23.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-n95","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88975"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/55"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=88975"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88975\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":89033,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88975\/revisions\/89033"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/89006"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=88975"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=88975"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=88975"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=88975"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}