{"id":88922,"date":"2025-07-31T15:50:26","date_gmt":"2025-07-31T19:50:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=88922"},"modified":"2025-07-31T16:10:54","modified_gmt":"2025-07-31T20:10:54","slug":"critique-une-foule-attentive-et-enthousiaste-pour-la-10e-edition-du-concert-au-pied-du-mont-royal-de-lom","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/07\/31\/critique-une-foule-attentive-et-enthousiaste-pour-la-10e-edition-du-concert-au-pied-du-mont-royal-de-lom\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Concert au pied du mont Royal de l&rsquo;OM : une foule attentive et enthousiaste pour cette 10e \u00e9dition"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_88928\" aria-describedby=\"caption-attachment-88928\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-88928\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/07\/Copie-de-CRITIQUE22.jpg\" alt=\"Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin dirigeant l'OM devant une foule attentive et disciplin\u00e9e. 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(Photo : Tam Photography)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le succ\u00e8s populaire du Concert au pied du mont Royal ne se d\u00e9ment pas : la foule immense amass\u00e9e hier soir a offert un accueil enthousiaste aux prestations de l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain (OM)<\/strong> et de <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong>, et a fait preuve d&rsquo;une \u00e9coute attentive et disciplin\u00e9e pendant que l&rsquo;orchestre interpr\u00e9tait Mendelssohn, Holm\u00e8s, Gratton, Stravinsky et Lapointe.<\/p>\n<p>Avant le concert, l&rsquo;orchestre a tenu \u00e0 rendre hommage \u00e0 un pilier important de son \u00e9volution, Pierre P\u00e9ladeau, \u00e0 l&rsquo;occasion du centi\u00e8me anniversaire de naissance de celui-ci. Deux de ses fils ont t\u00e9moign\u00e9 au micro de la passion ardente de leur p\u00e8re pour la musique classique, celle de Beethoven en premier lieu, et de son engagement ind\u00e9fectible envers l&rsquo;<strong>OM<\/strong>.<\/p>\n<h3>Programme principal<\/h3>\n<p>La <em>Symphonie italienne<\/em> de Mendelssohn, avec ses airs ensoleill\u00e9s et p\u00e9tillants d&rsquo;\u00e9nergie, \u00e9tait en parfait accord avec l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement et la temp\u00e9rature. L&rsquo;orchestre et le chef ont sembl\u00e9 prendre du temps \u00e0 trouver leur aise : les deux premiers mouvements \u00e9taient un peu bouscul\u00e9s, d&rsquo;une part par le choix du tempo plus <em>vivacissimo<\/em> que <em>vivace<\/em> dans le premier mouvement, et d&rsquo;autre part par une \u00ab\u00a0walking bass\u00a0\u00bb (les croches en mouvement continu) juste un tantinet pas assez pos\u00e9e dans le deuxi\u00e8me mouvement. L&rsquo;\u00e9l\u00e9gance charmante du troisi\u00e8me mouvement a cependant fait son \u0153uvre, permettant \u00e0 la synergie manquante de s&rsquo;installer, avant de sauter \u00e0 pieds joints dans la saltarelle effren\u00e9e du mouvement final.<\/p>\n<p>Poursuivant une habitude qui lui est ch\u00e8re et dont on lui sait gr\u00e9, l&rsquo;OM a ensuite fait d\u00e9couvrir au public une \u0153uvre d&rsquo;une compositrice n\u00e9glig\u00e9e, dans ce cas-ci <em>La nuit et l&rsquo;amour<\/em> d&rsquo;Augusta Holm\u00e8s. La courte composition, essentiellement constitu\u00e9e de longues lignes chantantes sur une harmonie simple, r\u00e9ussit \u00e0 \u00e9viter le sentimentalisme exag\u00e9r\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la qualit\u00e9 de sa facture.<\/p>\n<p>Un autre cheval de bataille de l&rsquo;OM est l&rsquo;int\u00e9gration de compositions qu\u00e9b\u00e9coises au r\u00e9pertoire. Pour l&rsquo;occasion, le chef a choisi un num\u00e9ro \u00e9nergique contrastant avec le lyrisme de l&rsquo;\u0153uvre pr\u00e9c\u00e9dente : <em>Dansons le carcaillou <\/em>d&rsquo;Hector Gratton int\u00e8gre des bribes de m\u00e9lodies folkloriques dans un langage symphonique pour un r\u00e9sultat entra\u00eenant et joyeux.<\/p>\n<p>\u00c9tonnamment, les trois derniers mouvements de l&rsquo;<em>Oiseau de feu<\/em> de Stravinsky &#8211; la \u00ab\u00a0Danse infernale\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0Berceuse\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0Final\u00a0\u00bb &#8211; fonctionnent tr\u00e8s bien en formule concert d&rsquo;ext\u00e9rieur. Les timbres de l&rsquo;orchestre, enfin mis en valeur par une sonorisation plus comp\u00e9tente que les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, brillaient presque autant qu&rsquo;en salle, dont celui si riche et individuel de <strong>Michel Bettez<\/strong> au premier basson.<\/p>\n<p>Vint alors le moment de faire monter sur sc\u00e8ne l&rsquo;invit\u00e9 \u00ab\u00a0surprise\u00a0\u00bb (r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la veille) <strong>Pierre Lapointe<\/strong>, qui a interpr\u00e9t\u00e9 trois de ses chansons r\u00e9centes. La force du chansonnier qu\u00e9b\u00e9cois a toujours \u00e9t\u00e9 la richesse de ses textes et <em>Toutes tes idoles<\/em>, <em>Madame, bonsoir<\/em>, et <em>Hymne pour ceux qui ne s&rsquo;excusent pas<\/em> ne font pas exception. La pr\u00e9sence sc\u00e9nique du chanteur aim\u00e9 du public qu\u00e9b\u00e9cois \u00e9tait cependant temp\u00e9r\u00e9e et mise en sourdine, surtout plac\u00e9e en contraste avec l&rsquo;exub\u00e9rante et d\u00e9sinhib\u00e9e animation fournie par <strong>Mariana Mazza<\/strong>. Heureusement, l&rsquo;orchestre a rallum\u00e9 la flamme en offrant en rappel sa maintenant traditionnelle interpr\u00e9tation de l&rsquo;arrangement \u00ab\u00a0swingant\u00a0\u00bb\u00a0<em>Fifth of Beethoven<\/em> de Walter Murphy, question de se laisser sur une note dansante.<\/p>\n<h3>Animation<\/h3>\n<p>Parlant de <em>swing<\/em>, \u00e0 travers les blagues sans filtres et traductions bancales de <strong>Mariana Mazza<\/strong>, j&rsquo;avoue que \u00ab\u00a0\u00e7a sent m\u00eame pas le swing \/ it doesn&rsquo;t smell like swing\u00a0\u00bb m&rsquo;a fait rire. Pas certaine que sa description de l&rsquo;<strong>OM<\/strong> comme un orchestre qui ne joue pas si souvent ensemble et des pauvres musicien\u00b7ne\u00b7s comme devant aller travailler au Subway apr\u00e8s leurs services d&rsquo;orchestre ait aussi bien pass\u00e9. Il est rare que d&rsquo;insister sur une blague maladroite am\u00e9liore les choses, mais <strong>Mazza<\/strong> a sauv\u00e9 la situation en appliquant plus tard cette m\u00eame description \u00e0 <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong>, poussant le tout nettement dans le terrain de l&rsquo;absurde de sorte \u00e0 ne plus laisser planer de doutes.<\/p>\n<h3>Histoires d&rsquo;immigrations r\u00e9ussies<\/h3>\n<p>En 2023, l&rsquo;<strong>OM<\/strong> avait exprim\u00e9 son soutien \u00e0 la communaut\u00e9 LGBTQ+ en invitant <strong>Ariane Moffatt<\/strong> pour chanter <em>La vie en rose.\u00a0<\/em>Hier, ce sont les populations immigrantes et leurs histoires d&rsquo;int\u00e9gration r\u00e9ussie qui formaient le th\u00e8me parall\u00e8le de la soir\u00e9e. <strong>Mariana Mazza<\/strong> a soulign\u00e9 l&rsquo;improbabilit\u00e9 de sa pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne avec l&rsquo;<strong>OM<\/strong> (d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e en remplacement de <strong>Kim Thuy<\/strong>, emp\u00each\u00e9e, mais qui aurait elle aussi \u00e9t\u00e9 une digne repr\u00e9sentante d&rsquo;une histoire \u00e0 succ\u00e8s d&rsquo;immigration r\u00e9ussie) et la fiert\u00e9 de sa m\u00e8re, arriv\u00e9e du Liban il y a 35 ans.<\/p>\n<p>Un autre immigrant de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, <strong>Alex Ionescu<\/strong>, s&rsquo;est \u00e9galement avanc\u00e9 au micro avec sa m\u00e8re <strong>Loretta<\/strong> et sa fille <strong>Oliva<\/strong> pour annoncer sa d\u00e9cision d&rsquo;appuyer les dons r\u00e9colt\u00e9s au cours de la soir\u00e9e par une contribution substantielle provenant du Fonds OVI &#8211; Fondation de la famille Ionescu, souhaitant ainsi contribuer \u00e0 maintenir l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la musique pour sa fille et les jeunes g\u00e9n\u00e9rations dans la ville qui a accueilli sa famille.<\/p>\n<h3>Prochaine prestation<\/h3>\n<p>Apr\u00e8s cette soir\u00e9e l\u00e9g\u00e8re et accessible, l&rsquo;<strong>OM<\/strong> se pr\u00e9pare \u00e0 aborder un r\u00e9pertoire contrastant en tous points, soit <em>Tristan<\/em> de Wagner en version concert, pr\u00e9sent\u00e9 dimanche 16 h au <strong>Festival de Lanaudi\u00e8re<\/strong>.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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