{"id":88221,"date":"2025-06-05T18:33:53","date_gmt":"2025-06-05T22:33:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=88221"},"modified":"2025-06-06T14:00:04","modified_gmt":"2025-06-06T18:00:04","slug":"nouvelle-cmim-voix-une-demi-finale-de-haut-niveau-si-aime-que-lopera","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/06\/05\/nouvelle-cmim-voix-une-demi-finale-de-haut-niveau-si-aime-que-lopera\/","title":{"rendered":"NOUVELLE | CMIM Voix : une demi-finale de haut niveau si on n&rsquo;aime que l&rsquo;op\u00e9ra"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_88222\" aria-describedby=\"caption-attachment-88222\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-88222\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/06\/Copie-de-NOUVELLE38.jpg\" alt=\"Theodore Platt, Julia Muzychenko-Greenhalgh, Fleuranne Brockway, Yewon Han et Junho Hwang. 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(Photo : Tam Photography)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Au terme des \u00e9preuves de demi-finales avec orchestre, qui ont eu lieu mardi et mercredi soir \u00e0 la Maison symphonique, le jury du CMIM a s\u00e9lectionn\u00e9 les cinq candidat\u00b7e\u00b7s appel\u00e9\u00b7e\u00b7s \u00e0 poursuivre en finale vendredi soir.<\/p>\n<p>Voici les noms des \u00e9lu\u00b7e\u00b7s (en ordre alphab\u00e9tique) et leur r\u00e9pertoire pour la finale :<\/p>\n<h3>Fleuranne Brockway, mezzo-soprano, Australie<\/h3>\n<ul>\n<li>Bizet : Pr\u00e8s des remparts de S\u00e9ville (<em>Carmen<\/em>)<\/li>\n<li>Massenet : Werther &#8230; qui m&rsquo;aurait dit la place (<em>Werther<\/em>)<\/li>\n<li>Bellini : Se Romeo t&rsquo;uccise un figlio (<em>I Capuleti e i Montecchi<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Yewon Han, soprano, Cor\u00e9e du Sud<\/h3>\n<ul>\n<li>Donizetti : Chacun le sait (<em>La fille du r\u00e9giment<\/em>)<\/li>\n<li>Rossini : Una voce poco fa (<em>Le barbier de S\u00e9ville<\/em>)<\/li>\n<li>Bellini : Ah! non credea mirarti (<em>La sonnambula<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Junho Hwang, t\u00e9nor, Cor\u00e9e du Sud<\/h3>\n<ul>\n<li>Puccini : Che gelida manina (<em>La Boh\u00e8me<\/em>)<\/li>\n<li>Rachmaninov : Vzglyani, pod otdalyonn\u00efm svodom (<em>Aleko<\/em>)<\/li>\n<li>Offenbach : Il \u00e9tait une fois \u00e0 la cour d&rsquo;Eisenach (<em>Les contes d&rsquo;Hoffmann<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Julia Muzychenko-Greenhalgh, soprano, Russie<\/h3>\n<ul>\n<li>Massenet : Je marche sur tous les chemins (<em>Manon<\/em>)<\/li>\n<li>Rimski-Korsakov : Ivan Sergeich, khochesh&rsquo;, v sad poydyom? (<em>La fianc\u00e9e du Tsar<\/em>)<\/li>\n<li>Verdi : \u00c8 strano &#8230; Sempre libera (<em>La traviata<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Theodore Platt, baryton, Angleterre<\/h3>\n<ul>\n<li>Thomas : \u00d4 vin, dissipe la tristesse (<em>Hamlet<\/em>)<\/li>\n<li>Mahler : Ich atmet&rsquo; einen linden Duft (<em>R\u00fcckert-Lieder<\/em>)<\/li>\n<li>Tcha\u00efkovski : Ja vas lyublyu (<em>Pikovaya dama<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Demi-finale<\/h3>\n<p>Pour la demi-finale, les candidat\u00b7e\u00b7s devaient pr\u00e9senter deux airs extraits du r\u00e9pertoire d&rsquo;op\u00e9ra ou avec orchestre, et un air d&rsquo;oratorio. Il existe des oratorios de toutes les \u00e9poques, mais l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or du genre a \u00e9t\u00e9 la p\u00e9riode baroque, ce qui soul\u00e8ve alors la question des choix stylistiques. Plusieurs candidat\u00b7e\u00b7s ont contourn\u00e9 la question, jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point, en choisissant un extrait d&rsquo;<em>Elijah<\/em> de Mendelssohn, probablement le plus op\u00e9ratique des oratorios compos\u00e9s avant le XXe si\u00e8cle. C&rsquo;est un choix l\u00e9gitime, mais \u00e0 mon avis, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on appellerait en anglais un \u00ab\u00a0cop out\u00a0\u00bb &#8211; une fa\u00e7on d&rsquo;adh\u00e9rer aux r\u00e8gles sans quitter sa zone de confort. (Ce qui n&rsquo;est pas pour d\u00e9nigrer la valeur des airs de Mendelssohn, qui fournissent de soyeuses lignes lyriques aux interpr\u00e8tes pour d\u00e9ployer les qualit\u00e9s de leur voix. J&rsquo;en ai juste contre la dominance de la version en anglais, \u00e0 la prosodie malhabile, sur la version allemande, plus naturelle.)<\/p>\n<p>Trois chanteuses se sont rabattu sur des extraits du <em>Exsultate, jubilate<\/em> de Mozart, une \u0153uvre aux vocalises brillantes permettant encore une fois d&rsquo;en quelque sorte \u00e9viter une plong\u00e9e profonde dans les questions d&rsquo;interpr\u00e9tation historiquement inform\u00e9e.<\/p>\n<p>Seul\u00b7e\u00b7s trois t\u00e9m\u00e9raires ont embrass\u00e9 le genre de l&rsquo;oratorio \u00e0 bras le corps, le baryton <strong>Chanhee Cho<\/strong> avec l&rsquo;air \u00ab\u00a0Why do the Nations\u00a0\u00bb extrait du <em>Messie<\/em> de Handel et les mezzo sopranos <strong>Jingjing Xu<\/strong> et <strong>Fleuranne Brockway<\/strong> en se lan\u00e7ant dans des airs de la <em>Passion selon Saint-Mathieu<\/em> de J.S. Bach, soit \u00ab\u00a0K\u00f6nnen Tr\u00e4nen meiner Wangen\u00a0\u00bb pour l&rsquo;une et \u00ab\u00a0Erbarme Dich\u00a0\u00bb pour l&rsquo;autre (le solo de violon de ce dernier air \u00e9tant jou\u00e9 par <strong>Olivier Thouin<\/strong>). Bien que je salue leur courage, je suis sid\u00e9r\u00e9e qu&rsquo;en 2025, quelque 60-70 ans apr\u00e8s le d\u00e9but du mouvement d&rsquo;interpr\u00e9tation historiquement inform\u00e9e et environ 10-15 ans apr\u00e8s son acceptation dans le courant dominant, quelqu&rsquo;un puisse aspirer \u00e0 une carri\u00e8re d&rsquo;interpr\u00e8te sans d\u00e9montrer le d\u00e9but d&rsquo;une capacit\u00e9 de diff\u00e9rentiation stylistique inspir\u00e9e par cette approche.<\/p>\n<p>M\u00eame si j&rsquo;accepte une certaine marge de man\u0153uvre au niveau de l&#8217;emploi du vibrato (marge de man\u0153uvre compl\u00e8tement d\u00e9pass\u00e9e par les candidat\u00b7e\u00b7s en question, mais j&rsquo;essaie d&rsquo;\u00eatre magnanime), je refuse d&rsquo;adopter la m\u00eame souplesse en ce qui a trait aux questions agogiques de r\u00e9partition de temps forts et faibles. Jouer et chanter \u00ab\u00a0Erbarme Dich\u00a0\u00bb de fa\u00e7on absolument lin\u00e9aire est pour moi pratiquement cause d&rsquo;\u00e9limination imm\u00e9diate &#8211; m\u00eame si le timbre est chaleureux et m\u00eame si l&rsquo;interpr\u00e8te se jette corps et \u00e2me dans une interpr\u00e9tation prenante. Serait-ce prendre un trop grand risque que d&rsquo;abandonner son vibrato op\u00e9ratique et son legato de bel canto le temps d&rsquo;un air en concours? La r\u00e9ponse est non, puisqu&rsquo;<strong>Eva Za\u00efcik<\/strong> l&rsquo;a fait au Concours Reine \u00c9lizabeth en 2018 et s&rsquo;est m\u00e9rit\u00e9 le deuxi\u00e8me prix.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"jetpack-video-wrapper\"><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/AX0C7aLGhHk?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation\"><\/iframe><\/span><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La seule candidate ayant fait preuve d&rsquo;une r\u00e9elle compr\u00e9hension des exigences de la musique pr\u00e9-Beethoven et d\u00e9montr\u00e9 la plasticit\u00e9 vocale n\u00e9cessaire est <strong>Fanny Soyer<\/strong>, dans son air de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) lors de la premi\u00e8re \u00e9preuve. Je crois sinc\u00e8rement qu&rsquo;elle se serait rendu service en pr\u00e9sentant un air de la p\u00e9riode pr\u00e9-baroque ou baroque en demi-finale plut\u00f4t que le Mozart qu&rsquo;elle a choisi : cela lui aurait permis de se distinguer encore plus du lot de candidat\u00b7e\u00b7s timor\u00e9\u00b7e\u00b7s. Tout le long de sa participation au Concours, Soyer est celle qui a fait les choix les plus audacieux au niveau du r\u00e9pertoire, de l&rsquo;air de Rameau en premi\u00e8re \u00e9preuve \u00e0 l&rsquo;extrait de <em>The Rake&rsquo;s Process<\/em> de Stravinsky en demi-finale, en passant par la <em>Chanson du b\u00e9b\u00e9<\/em> de Rossini durant l&rsquo;\u00e9preuve de M\u00e9lodie. Le seul autre \u00e0 avoir pouss\u00e9 un peu l&rsquo;audace en direction du XXe si\u00e8cle dans son choix de r\u00e9petoire pour la demi-finale est Theodore Platt, avec un extrait de l&rsquo;op\u00e9ra <em>Die tote Stadt<\/em> de Korngold.\u00a0Soyer est aussi celle qui a inclus le plus d&rsquo;\u0153uvres de compositrices f\u00e9minines ou non-binaires (Cecilia Livingston, Danika Lor\u00e8n et Jean Coulthard). \u00c0 moindre \u00e9chelle, d&rsquo;autres en ont \u00e9galement inclus ou avaient l&rsquo;intention d&rsquo;en inclure s&rsquo;ils ou elles \u00e9taient pass\u00e9 aux prochaines \u00e9preuves (Gena Branscombe, Libby Larsen, Clara Schumann, C\u00e9cile Chaminade, Kendra Harder, Maria Grever, Vivan Fung, Gladys Davenport, Amy Beach, Lili Boulanger).<\/p>\n<h3>Comparaison<\/h3>\n<p>\u00c0 titre de comparaison, la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des candidat\u00b7e\u00b7s des \u00e9ditions Violon du CMIM en 2019 et 2023 a su jouer les Sonates et Partitas pour violon seul de J. S. Bach avec une esth\u00e9tique appropri\u00e9e. L&rsquo;int\u00e9grale mythique de Henryk Szeryng continue d&rsquo;avoir ses adeptes, mais dans l&rsquo;ensemble, ces \u0153uvres-l\u00e0 ne sont plus interpr\u00e9t\u00e9es ni m\u00eame enseign\u00e9es de cette fa\u00e7on. Qu&rsquo;est-ce qui emp\u00eache les chanteurs\u00b7euses de suivre le courant?<\/p>\n<p>FINALE : 6 JUIN, 19 H 30, MAISON SYMPHONIQUE <a href=\"https:\/\/www.placedesarts.com\/evenement\/finale-cmim\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS ET BILLETS<\/a><\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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