{"id":88144,"date":"2025-06-01T16:02:36","date_gmt":"2025-06-01T20:02:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=88144"},"modified":"2025-06-02T14:30:19","modified_gmt":"2025-06-02T18:30:19","slug":"nouvelle-prix-melodie-du-cmim-la-soiree-reussie-de-laureano-quant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/06\/01\/nouvelle-prix-melodie-du-cmim-la-soiree-reussie-de-laureano-quant\/","title":{"rendered":"NOUVELLE | Prix M\u00e9lodie du CMIM : La soir\u00e9e r\u00e9ussie de Laureano Quant"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_88154\" aria-describedby=\"caption-attachment-88154\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-88154\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/06\/Copie-de-NOUVELLE36.jpg\" alt=\"Laureano Quant au centre, entour\u00e9, \u00e0 gauche, de Chantal Poulin, directrice g\u00e9n\u00e9rale du CMIM, et de Caroline Louis, directrice g\u00e9n\u00e9rale de la Salle Bourgie, et \u00e0 droite, d'Olivier Godin, directeur artistique de la Salle Bourgie et de Shira Gilbert, directrice artistique du CMIM. (Photo : Tam Photography)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/06\/Copie-de-NOUVELLE36.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/06\/Copie-de-NOUVELLE36-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/06\/Copie-de-NOUVELLE36-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/06\/Copie-de-NOUVELLE36-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-88154\" class=\"wp-caption-text\">Laureano Quant au centre, entour\u00e9, \u00e0 gauche, de Chantal Poulin, directrice g\u00e9n\u00e9rale du CMIM, et de Caroline Louis, directrice g\u00e9n\u00e9rale de la Salle Bourgie, et \u00e0 droite, d&rsquo;Olivier Godin, directeur artistique de la Salle Bourgie et de Shira Gilbert, directrice artistique du CMIM. (Photo : Tam Photography)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Des cinq finalistes pr\u00e9sentant leur programme pour le Prix M\u00e9lodie hier soir \u00e0 la salle Bourgie, le t\u00e9nor colombien <strong>Laureano Quant<\/strong> \u00e9tait le seul \u00e0 ne pas \u00e9galement faire partie des candidat\u00b7e\u00b7s s\u00e9lectionn\u00e9\u00b7e\u00b7s pour les demi-finales avec orchestre qui se tiendront mardi et mercredi soirs. Son passage au CMIM Voix 2025 s&rsquo;est tout de m\u00eame conclu en apoth\u00e9ose, puisque sa prestation a convaincu \u00e0 la fois la direction de la salle Bourgie, qui lui a remis le prix Schubert, et le jury officiel du CMIM, qui lui a accord\u00e9 le Prix M\u00e9lodie.<\/p>\n<p>Le baryton d&rsquo;origine colombienne quittera donc Montr\u00e9al avec, d&rsquo;une part, un prix de 10 000 $ offert en partenariat avec la Nawacki Family Foundation, et d&rsquo;autre part, une invitation \u00e0 revenir se produire \u00e0 la salle Bourgie dans le cadre de l&rsquo;int\u00e9grale des lieder de Schubert entreprise cette saison-ci. \u00c0 en juger par sa prestation d&rsquo;hier soir, cela devrait donner lieu \u00e0 un r\u00e9cital m\u00e9morable : son interpr\u00e9tation du lied <em>Der Doppelg\u00e4nger\u00a0<\/em>\u00e9tait envo\u00fbtante. Le contr\u00f4le des couleurs vocales (le \u00ab\u00a0l\u00e4ngst\u00a0\u00bb blanc et appuy\u00e9 \u00e9tait d\u00e9chirant) et la diction allemande claire servaient de soutien \u00e0 une progression dramatique efficace dos\u00e9e avec soin.<\/p>\n<p>Le Schubert \u00e9tait le troisi\u00e8me num\u00e9ro au programme de <strong>Quant<\/strong>. Il avait commenc\u00e9 par deux m\u00e9lodies de Gerald Finzi, \u00ab\u00a0Come Away, Death\u00a0\u00bb, \u00e9galement tr\u00e8s prenant, et \u00ab\u00a0Who is Silvia?\u00a0\u00bb, plus l\u00e9ger, toutes deux extraites de <em>Let Us Garlands Bring<\/em>. Restant dans le r\u00e9pertoire britannique, il a poursuivi avec <em>Silent Noon<\/em> de Ralph Vaughan Williams. \u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9 du Schubert glauque qui allait suivre, ici le ton est empreint de tendresse. Sa prestation se concluait par trois extraits de <em>Le travail du peintre<\/em> de Francis Poulenc, soit \u00ab\u00a0Georges Braque\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Juan Gris\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Joan Miro\u00a0\u00bb<em>,\u00a0<\/em>de br\u00e8ves vignettes musicales typ\u00e9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;ensemble de la soir\u00e9e s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e \u00e0 un niveau tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. D\u00e8s le d\u00e9but, la Russe <strong>Julia Muzychenko-Greenlargh<\/strong> a plac\u00e9 la barre haute. Elle a \u00e9t\u00e9 magnifique dans \u00ab\u00a0Apparition\u00a0\u00bb, tir\u00e9 des <em>Quatre m\u00e9lodies<\/em> de Debussy et <em>Du bist die Ruh<\/em> de Schubert. Par la suite, les m\u00eames effets de retenue de la voix dans l&rsquo;aigu et de r\u00e9chauffement progressif du vibrato, pourtant superbement ex\u00e9cut\u00e9s, ont perdu un peu de leur int\u00e9r\u00eat parce que r\u00e9p\u00e9t\u00e9s avec trop de r\u00e9gularit\u00e9. Sur papier, le choix de la pi\u00e8ce de <em>Lied der Nachtigall<\/em> de Franz Grothe &#8211; un air de colorature superficiel compos\u00e9 pour la trame sonore du film <em>Die schwedische Nachtigall<\/em> (1941) &#8211; semblait une id\u00e9e \u00e9trange \u00e9tirant la d\u00e9finition du genre de la M\u00e9lodie ou de l&rsquo;<em>Art Song<\/em>, et l&rsquo;ex\u00e9cution n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 contrer cette impression. Cela n&#8217;emp\u00eache pas <strong>Muzychenko-Greenlarch<\/strong>, laur\u00e9ate du troisi\u00e8me prix au Concours Reine \u00c9lisabeth de 2023, d&rsquo;\u00eatre une chanteuse \u00e0 la pr\u00e9sence magn\u00e9tique dont on r\u00e9entendra sans nul doute parler.<\/p>\n<p>La mezzo soprano <strong>Fleuranne Brockway <\/strong>pr\u00e9sentait un programme savamment vari\u00e9 comprenant des m\u00e9lodies d&rsquo;inspiration espanole, du lied allemand, une pi\u00e8ce de Sibelius en norv\u00e9gien (le num\u00e9ro le moins r\u00e9ussi de son programme, selon moi) et des chants en anglais, dont <em>Amor<\/em> de William Bolcom, rempli d&rsquo;humour et jou\u00e9 avec d\u00e9lice par l&rsquo;interpr\u00e8te. Malgr\u00e9 toutes les \u00e9normes qualit\u00e9s techniques et musicales d\u00e9montr\u00e9es par Brockway, reconnues par le Prix du jury de la rel\u00e8ve qui lui a \u00e9t\u00e9 remis jeudi soir, je reste avec l&rsquo;impression qu&rsquo;il manque encore un petit quelque chose, qu&rsquo;elle maintient un certain degr\u00e9 de distance avec les personnages qu&rsquo;elle interpr\u00e8te.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la pause, <strong>Theodore Platt<\/strong> a de nouveau d\u00e9montr\u00e9 sa sensibilit\u00e9 d&rsquo;interpr\u00e8te et sa ma\u00eetrise comme ex\u00e9cutant. Les deux lieder de Schubert qu&rsquo;il a choisis \u00e9taient d&rsquo;expression moins dramatique que celui pr\u00e9sent\u00e9 par <strong>Laureano Quant<\/strong>, ayant pour r\u00e9sultat une ex\u00e9cution tr\u00e8s r\u00e9ussie, \u00e0 Je ne crois pas que le chanteur se soit rendu service en pr\u00e9sentant le cycle entier <em>La fra\u00eecheur et le feu<\/em> de Francis Poulenc constitu\u00e9 de sept courts num\u00e9ros. Je dois vraiment dire que la musique de Francis Poulenc ne me semble pas un v\u00e9hicule appropri\u00e9 pour un concours. La seule qui, \u00e0 mon avis, en a ex\u00e9cut\u00e9 une interpr\u00e9tation avec la couleur et l&rsquo;intention appropri\u00e9es a \u00e9t\u00e9 la soprano <strong>Fanny Soyer<\/strong>. Par contre, <strong>Platt<\/strong> a fait preuve de programmation habile en encha\u00eenant la simplicit\u00e9 quasi-folklorique et la (fausse) l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de <em>The Lads in their Hundreds<\/em> de George Butterworth avec le lyrisme intense dans le style <em>spiritual<\/em> de <em>Prayer<\/em> de H. Leslie Adams, dans lequel il a d\u00e9ploy\u00e9 toute la puissance et l&rsquo;amplitude de sa voix vibrante.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc \u00e0 <strong>Fanny Soyer<\/strong> que revenait le soin de clore la soir\u00e9e. Elle l&rsquo;a fait avec un programme \u00e9clectique qui incluait des airs de deux compositrices f\u00e9minines canadiennes, Danika Lor\u00e8n et Jean Coulthard. De la premi\u00e8re, <strong>Soyer<\/strong> a chant\u00e9 l&rsquo;air humoristique \u00ab\u00a0Onions\u00a0\u00bb tir\u00e9 de <em>The Sex Life of Vegetables.\u00a0<\/em>D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;humour, le jeu exag\u00e9r\u00e9 et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 proche de l&rsquo;impertinence sont ce qui r\u00e9ussit le mieux \u00e0 la soprano fran\u00e7aise. Les effets comiques intentionnellement ridicules de son interpr\u00e9tation de la <em>Chanson du b\u00e9b\u00e9<\/em> de Rossini ont fait parfaitement mouche.<\/p>\n<h3>Prix de la meilleure interpr\u00e9tation d&rsquo;une \u0153uvre canadienne<\/h3>\n<p>Le Prix Andr\u00e9-Bachand pour la meilleure interpr\u00e9tation d&rsquo;une \u0153uvre canadienne a \u00e9t\u00e9 remis \u00e0 l&rsquo;Ukrainien <strong>Ihor<\/strong> <strong>Mostovoi<\/strong>, gradu\u00e9 de McGill maintenant install\u00e9 \u00e0 Paris, pour son interpr\u00e9tation de l&rsquo;air \u00ab\u00a0Mon souverain\u00a0\u00bb, extrait de <em>La Reine-Gar\u00e7on\u00a0<\/em>de Julien Bilodeau.<\/p>\n<h3>Demi-finales<\/h3>\n<p>Cette \u00e9dition Voix du CMIM se poursuit \u00e0 la Maison symphonique \u00e0 partir de mardi pour deux soir\u00e9es de demi-finales avec orchestre, dirig\u00e9es par Patrick Summers.<\/p>\n<p>Les candidat\u00b7e\u00b7s se produiront selon l&rsquo;ordre suivant :<\/p>\n<p><strong>Mardi 3 juin, 19 h 30<br \/>\n<\/strong><a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/chanhee-cho-2\/\">Chanhee Cho<\/a>, Cor\u00e9e du Sud<br \/>\n<a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/fanny-soyer\/\">Fanny Soyer<\/a>, France<br \/>\n<a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/junho-hwang\/\">Junho Hwang<\/a>, Cor\u00e9e du Sud<br \/>\n<a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/jingjing-xu\/\">Jingjing Xu<\/a>, Chine<br \/>\n<a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/katerina-burton\/\">Katerina Burton<\/a>, \u00c9tats-Unis<\/p>\n<p><strong>Mercredi 4 juin, 19 h 30<br \/>\n<\/strong><a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/fleuranne-brockway\/\">Fleuranne Brockway<\/a>, Australie<br \/>\n<a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/theodore-platt\/\">Theodore Platt<\/a>, Royaume-Uni<br \/>\n<a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/julia-muzychenko-greenhalgh\/\">Julia Muzychenko-Greenhalgh<\/a>, Russie<br \/>\n<a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/ariane-cossette\/\">Ariane Cossette<\/a>, Canada<br \/>\n<a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/concurrents\/yewon-han\/\">Yewon Han<\/a>, Cor\u00e9e du Sud<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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