{"id":88128,"date":"2025-05-30T15:56:36","date_gmt":"2025-05-30T19:56:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=88128"},"modified":"2025-06-01T14:00:02","modified_gmt":"2025-06-01T18:00:02","slug":"critique-don-quixote-aux-gbc-une-fin-de-saison-ne-pas-manquer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/05\/30\/critique-don-quixote-aux-gbc-une-fin-de-saison-ne-pas-manquer\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Don Quixote aux GBC : Une fin de saison \u00e0 ne pas manquer!"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_88129\" aria-describedby=\"caption-attachment-88129\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-88129\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/Copie-de-CRITIQUE15.jpg\" alt=\"Mai Kono dans Don Quixote. (Photo : Sasha Onyshchenko)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/Copie-de-CRITIQUE15.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/Copie-de-CRITIQUE15-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/Copie-de-CRITIQUE15-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/Copie-de-CRITIQUE15-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-88129\" class=\"wp-caption-text\">Mai Kono dans Don Quixote. (Photo : Sasha Onyshchenko)<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>par Mireille Cadrin<\/em><\/p>\n<p>Les amateurs\u00b7rices de ballet classique ne voudront pas manquer <i>Don Quixote<\/i>, spectacle de fin de saison des <b>Grands Ballets<\/b>, pr\u00e9sent\u00e9 du 29 mai au 7 juin \u00e0 la Salle Wilfrid-Pelletier. Bas\u00e9 sur le roman de Miguel de Cervantes, ce ballet chor\u00e9graphi\u00e9 par <b>Marina Villanueva <\/b>d\u2019apr\u00e8s l\u2019\u0153uvre original de Marius Petipa, est dans\u00e9 sur la musique de Ludwig Minkus, interpr\u00e9t\u00e9e par l\u2019<b>Orchestre des Grands Ballets<\/b> et la cheffe <b>Dina Gilbert<\/b>.<\/p>\n<p>Alors que dans les derni\u00e8res ann\u00e9es, les <strong>Grands Ballets<\/strong> nous ont habitu\u00e9 \u00e0 une d\u00e9monstration de leur force en ballet contemporain tandis que leurs prestations en ballet classique laissaient \u00e0 d\u00e9sirer, cette ann\u00e9e, on peut dire qu\u2019ils rel\u00e8vent le d\u00e9fi haut la main (ou haut la jambe, pour les arabesques!). En effet, les danseurs\u00b7euses se surpassent autant au niveau technique qu\u2019au niveau de l\u2019interpr\u00e9tation. Ce qui frappe d\u2019abord, et qui est notable m\u00eame pour les n\u00e9ophytes de la danse, est la synchronisation parfaite des danses d\u2019ensemble. Que ce soit lors des danses de femmes, d\u2019hommes, des pas de deux ou encore en corps de ballet complet, le synchronisme est \u00e9poustouflant. La danse des toreros avec leurs capes \u00e0 un c\u00f4t\u00e9 rouge et un c\u00f4t\u00e9 noir en est un exemple notable. Alors que la cape virevolte au gr\u00e9 des mouvements, il serait facile pour le spectateur de constater un manque de synchronisme m\u00eame l\u00e9ger soit-il d\u00fb au changement du c\u00f4t\u00e9 visible de la cape, celle-ci passant du rouge au noir selon l\u2019impulsion qui lui est donn\u00e9e. Pourtant, aucune faille ne pouvait \u00eatre d\u00e9cel\u00e9e lors de la premi\u00e8re jeudi soir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_88130\" aria-describedby=\"caption-attachment-88130\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-88130\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseur-felixovich-morante-2.jpg\" alt=\"Felixovich Morante dans Don Quixote (Photo : Sasha Onyshchenko)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseur-felixovich-morante-2.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseur-felixovich-morante-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseur-felixovich-morante-2-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseur-felixovich-morante-2-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-88130\" class=\"wp-caption-text\">Felixovich Morante dans Don Quixote (Photo : Sasha Onyshchenko)<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Autre point que tout quidam peut admirer est la puissance incroyable des sauts du jeune <b>Fran\u00e7ois Gagn\u00e9<\/b> dans le r\u00f4le de Cupidon. En plus d\u2019atteindre une hauteur exceptionnelle dans ses sauts, <strong>Fran\u00e7ois<\/strong> <strong>Gagn\u00e9<\/strong> les ex\u00e9cute avec une aisance et un grand sourire contrastants avec la difficult\u00e9 des mouvements. D\u2019ailleurs, il n\u2019est pas le seul \u00e0 interpr\u00e9ter merveilleusement son r\u00f4le. Les deux r\u00f4les principaux de Basilio et Kitri, dans\u00e9s par <b>Esnel Ramos<\/b> et <b>Rachele Buriassi<\/b> lors de la repr\u00e9sentation \u00e0 laquelle nous avons assist\u00e9e, sont \u00e9galement magistralement r\u00e9ussis. <strong>Esnel Ramos<\/strong> nous a conquis par la d\u00e9sinvolture avec laquelle il ex\u00e9cute sauts et pirouettes compliqu\u00e9s \u201cles deux doigts dans le nez\u201d comme le veut l\u2019expression populaire. Quant \u00e0 <strong>Rachele Buriassi<\/strong>, elle est solide techniquement, comme le prouve ses 32 tours fouett\u00e9s finaux, tout en prenant le temps de rendre son personnage attachant. Aussi, nous ne pourrions passer sous silence la sublime interpr\u00e9tation d\u2019<b>Erismel Mejias Garcia<\/b> dans le r\u00f4le de Sancho Pan\u00e7a, le fid\u00e8le \u00e9cuyer de Don Quixote, qui ex\u00e9cute de fa\u00e7on organique les mouvements s\u2019apparentant presque \u00e0 de la gymnastique.<\/p>\n<p>Les plus f\u00e9ru\u00b7e\u00b7s de ballet noteront quelques lacunes ici et l\u00e0, tel que le manque de vari\u00e9t\u00e9 de mouvements dans la premi\u00e8re variation de Kitri et, encore plus frappant, le manque de profondeur du r\u00f4le d\u2019Espada. Non seulement la chor\u00e9graphie ne met pas du tout en valeur le danseur, les mouvements \u00e9tant peu vari\u00e9s et assez de base, mais en plus, la fa\u00e7on dont l\u2019histoire est amen\u00e9e n\u2019int\u00e8gre pas de fa\u00e7on fluide sa pr\u00e9sence, ce qui fait que finalement, le spectateur se demande qui est ce personnage et ce qu\u2019il vient faire dans la sc\u00e8ne. Le r\u00f4le de sa partenaire Mercedes donne un peu le m\u00eame effet, mais au moins la chor\u00e9graphie met en valeur la danseuse. Un autre moment un peu d\u00e9cevant est la c\u00e9l\u00e8bre variation de Kitri se terminant avec une s\u00e9rie de pirouettes simples encha\u00een\u00e9es. Quoiqu\u2019interpr\u00e9t\u00e9e admirablement bien par <strong>Rachele Buriassi<\/strong>, la variation ne peut ressortir autant qu\u2019elle le devrait puisque les autres personnages prennent beaucoup de place sur la sc\u00e8ne, limitant ainsi l\u2019espace disponible \u00e0 la danseuse et accaparant l\u2019\u0153il du spectateur, ce qui nuit \u00e0 l\u2019effet saisissant et grandiose de cette variation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_88131\" aria-describedby=\"caption-attachment-88131\" style=\"width: 1080px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-88131\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseuse-anya-nesvitaylo-3_cropped.jpg\" alt=\"Anya Nesvitaylo dans Don Quixote (Photo : Sasha Onyshchenko)\" width=\"1080\" height=\"997\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseuse-anya-nesvitaylo-3_cropped.jpg 1080w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseuse-anya-nesvitaylo-3_cropped-300x277.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseuse-anya-nesvitaylo-3_cropped-1024x945.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/grandsballets-don-quixote-2025-photo-sasha-onyshchenko-danseuse-anya-nesvitaylo-3_cropped-768x709.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-88131\" class=\"wp-caption-text\">Anya Nesvitaylo dans Don Quixote (Photo : Sasha Onyshchenko)<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00c9videmment, le ballet ne serait complet sans les d\u00e9cors et la musique. Compar\u00e9e \u00e0 d\u2019autres grandes sc\u00e8nes dans le monde, la salle Wilfrid-Pelletier n\u2019est pas d\u2019une grandeur suffisante pour accueillir des d\u00e9cors majestueux. Les sc\u00e9nographes s\u2019en tirent tout de m\u00eame magnifiquement bien en utilisant des rideaux imprim\u00e9s rendant les sc\u00e8nes cr\u00e9dibles et ajoutant de la profondeur \u00e0 l\u2019espace. La sc\u00e8ne des moulins \u00e0 vent est particuli\u00e8rement int\u00e9ressante alors qu\u2019au rideau imprim\u00e9 s\u2019ajoute un monumental moulin dont les palmes tournent v\u00e9ritablement lorsque la temp\u00eate s\u00e9vit. Pour ce qui est de l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019<strong>Orchestre des Grands Ballets<\/strong>, nous devons souligner comment, \u00e0 plusieurs reprises, la cheffe r\u00e9ussit \u00e0 parfaitement suivre le rythme des danseurs\u00b7euses cr\u00e9ant ainsi une symbiose entre la danse et la musique. Le moment lorsque le danseur principal\u00a0 ex\u00e9cute sept pirouettes se terminant par une suspension en \u00e9quilibre, non pas une, mais bien trois fois, \u00e0 chaque fois impeccablement coordonn\u00e9e avec la musique, est particuli\u00e8rement impressionnant sur ce point.<\/p>\n<p>C\u2019est donc avec \u00e9clat que la saison des Grands Ballets se conclut, nous rendant d\u00e9j\u00e0 impatient\u00b7e\u00b7s \u00e0 la prochaine saison!<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l\u2019op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> <a href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les amateurs\u00b7rices de ballet classique ne voudront pas manquer Don Quixote, spectacle de fin de saison des Grands Ballets, pr\u00e9sent\u00e9 du 29 mai au 7 juin \u00e0 la Salle Wilfrid-Pelletier. 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