{"id":87807,"date":"2025-05-15T16:59:06","date_gmt":"2025-05-15T20:59:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=87807"},"modified":"2025-05-16T14:00:02","modified_gmt":"2025-05-16T18:00:02","slug":"critique-losl-conclut-sa-saison-2024-2025-sur-une-note-triomphante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/05\/15\/critique-losl-conclut-sa-saison-2024-2025-sur-une-note-triomphante\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Conclusion triomphante avec Feher et Cheng \u00e0 l&rsquo;OSL"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_87808\" aria-describedby=\"caption-attachment-87808\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-87808\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/05\/Copie-de-CRITIQUE9.jpg\" alt=\"Bryan Cheng et Andrei Feher dans le Concerto pour violoncelle de Marie Ja\u00ebll. 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(Photo : Gabriel Fournier)<\/figcaption><\/figure>\n<p data-sourcepos=\"3:1-3:24\"><em>Par Dwain Richardson<\/em><\/p>\n<p data-sourcepos=\"5:1-5:236\">L&rsquo;<strong>Orchestre symphonique de Laval<\/strong> (<strong>OSL<\/strong>) a tir\u00e9 le rideau sur sa saison 2024-2025 \u00e0 la Salle Andr\u00e9-Mathieu hier soir. Le concert de fin de saison a mis en lumi\u00e8re des compositions de l&rsquo;\u00e8re romantique, pr\u00e9sentant des \u0153uvres de Schumann, Marie Ja\u00ebll et Brahms. Les invit\u00e9s \u00e9taient le chef d&rsquo;orchestre <strong>Andrei<\/strong> <strong>Feher<\/strong> et le violoncelliste <strong>Bryan Cheng<\/strong>.<\/p>\n<h3 data-sourcepos=\"5:1-5:236\">Les artistes invit\u00e9s<\/h3>\n<p data-sourcepos=\"9:1-9:573\"><strong>Andrei Feher<\/strong> est un invit\u00e9 de plus en plus r\u00e9gulier \u00e0 l&rsquo;OSL, ayant dirig\u00e9 l&rsquo;an dernier une charmante repr\u00e9sentation dans\u00e9e du <em>Pulcinella<\/em> de Stravinsky. D&rsquo;origine roumaine, le musicien est arriv\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de13 ans et a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole secondaire Joseph-Fran\u00e7ois-Perrault. Il a ensuite poursuivi ses \u00e9tudes aupr\u00e8s de <strong>Raffi Armenian<\/strong> au Conservatoire de musique de Montr\u00e9al. Il a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;assistant de <strong>Paavo J\u00e4rvi<\/strong> \u00e0 l&rsquo;Orchestre national de Paris et celui de <strong>Fabien Gabel<\/strong> \u00e0 l&rsquo;OSQ. \u00c0 26 ans, il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 directeur musicale du Kitchener-Waterloo Symphony, un poste qu&rsquo;il a occup\u00e9 de 2018 \u00e0 2023.<\/p>\n<p data-sourcepos=\"11:1-11:266\">N\u00e9 au Canada, <strong>Bryan Cheng<\/strong> est maintenant \u00e9tabli \u00e0 Berlin. Il a beaucoup voyag\u00e9 au cours de la saison 2024-2025 et, comme <strong>Andrei Feher<\/strong>, a fait des apparitions comme soliste invit\u00e9 aupr\u00e8s de nombreux orchestres canadiens, dont l&rsquo;<strong>OSM<\/strong>, l&rsquo;<strong>Orchestre philharmonique de Calgary<\/strong> et l&rsquo;<strong>Orchestre du Centre national des Arts<\/strong> (OCNA). Il est laur\u00e9at de concours r\u00e9put\u00e9s, dont le prestigieux prix Virginia-Parker du Conseil des arts du Canada, qui lui a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 en 2023.<\/p>\n<h3 data-sourcepos=\"13:1-13:23\">\u0152uvres au programme<\/h3>\n<p data-sourcepos=\"15:1-15:556\">La premi\u00e8re moiti\u00e9 du concert pr\u00e9sentait l&rsquo;Ouverture <em>Genoveva<\/em> de Schumann et le <em>Concerto pour violoncelle<\/em> <em>en fa majeur<\/em> de Marie Ja\u00ebll, deux \u0153uvres qui m&rsquo;\u00e9taient inconnues. Schumann a compos\u00e9 son unique op\u00e9ra, moins connu que les plus de 200 lieder allemands qu&rsquo;il a compos\u00e9s au cours de sa carri\u00e8re, en 1850 \u00e0 38 ans. L&rsquo;histoire en est bas\u00e9e sur une h\u00e9ro\u00efne m\u00e9di\u00e9vale du VIIIe si\u00e8cle nomm\u00e9e Genevi\u00e8ve de Brabant, une femme faussement accus\u00e9e d&rsquo;infid\u00e9lit\u00e9.<\/p>\n<p data-sourcepos=\"17:1-17:375\">Le premier aspect qui m&rsquo;a frapp\u00e9 dans l&rsquo;ouverture sont les motifs de fanfare jou\u00e9s par les cors et les bois vers le milieu de l&rsquo;\u0153uvre. Les attaques \u00e9taient claires et les deux sections \u00e9taient bien synchronis\u00e9es. L&rsquo;autre aspect marquant \u00e9tait le changement de mode : l&rsquo;ouverture a commenc\u00e9 dans un <em>do<\/em> mineur calme et aust\u00e8re avant de moduler vers un <em>do<\/em> majeur triomphant.<\/p>\n<p data-sourcepos=\"19:1-19:1143\"><strong>Cheng<\/strong> a ensuite rejoint l&rsquo;<strong>OSL<\/strong> pour interpr\u00e9ter le <em>Concerto pour violoncelle<\/em> de Marie Ja\u00ebll, une \u0153uvre oubli\u00e9e que le violoncelliste souhaitait faire conna\u00eetre au public. Au cours de cette \u0153uvre de 16 minutes, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement impressionn\u00e9 par le contact visuel r\u00e9gulier que <strong>Cheng<\/strong> maintenait avec le chef d&rsquo;orchestre et avec le violon solo <strong>Antoine Bareil<\/strong>. Ce contact m&rsquo;a donn\u00e9 \u2013 ainsi certainement qu&rsquo;au reste du public \u2013 l&rsquo;impression d&rsquo;une grande synergie entre le soliste et le reste de l&rsquo;orchestre. Dans l&rsquo;ensemble, le jeu de <strong>Cheng<\/strong> \u00e9tait tout simplement sublime. On pouvait voir \u00e0 son visage qu&rsquo;il \u00e9tait vraiment impliqu\u00e9 dans la musique. Il a d\u00e9montr\u00e9 une grande ma\u00eetrise de son instrument, tout autant que de la partition. Bien que le r\u00f4le attribu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;orchestre dans cette \u0153uvre se r\u00e9sume \u00e0 celui de simple accompagnement, il y a eu des \u00e9changes que j&rsquo;ai particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9s, notamment entre un violoncelle de l&rsquo;orchestre et <strong>Cheng<\/strong> dans le premier mouvement. Le jeu \u00e0 l&rsquo;unisson des sections de violoncelles et de contrebasses dans le m\u00eame mouvement, ainsi que la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et le caract\u00e8re bondissant du deuxi\u00e8me mouvement repr\u00e9sentent d&rsquo;autres aspects particuli\u00e8rement r\u00e9ussis. Dans le dernier mouvement, les triolets rapides et ardents du violoncelle solo \u00e9taient exquis.<\/p>\n<p data-sourcepos=\"21:1-21:326\">La deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du concert mettait en lumi\u00e8re la <em>Symphonie no 1 en do mineur <\/em>de Brahms. Cr\u00e9\u00e9e en 1876 au terme de quinze ann\u00e9es de gestation, la symphonie poss\u00e8dent quelques traits parents avec le langage de Beethoven, poussant certains \u00e0 lui donner le sobriquet de <em>Dixi\u00e8me symphonie<\/em> de ce dernier.<\/p>\n<p data-sourcepos=\"23:1-23:379\">J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par le cycle de tierces qui se d\u00e9ploie tout au long de la symphonie : le premier mouvement commence en <em>do<\/em> mineur avant de moduler en <em>do<\/em> majeur; le deuxi\u00e8me mouvement, en <em>mi<\/em> majeur; le troisi\u00e8me mouvement, en <em>la<\/em> b\u00e9mol majeur, et le dernier mouvement, de <em>do<\/em> mineur \u00e0 <em>do<\/em> majeur. L&rsquo;utilisation des tierces majeures \u00e9tait une caract\u00e9ristique essentielle du style harmonique de Brahms.<\/p>\n<p data-sourcepos=\"25:1-25:469\">Comme l&rsquo;<em>Ouverture Genoveva<\/em> entendue en premi\u00e8re partie, le dernier mouvement de la <em>Symphonie no 1<\/em> commence dans un <em>do<\/em> mineur mena\u00e7ant chez les cordes avant de laisser place \u00e0 un th\u00e8me imitant un cor des alpes assign\u00e9s aux cors et aux trombones, ainsi qu&rsquo;\u00e0 un choral jou\u00e9 par les violons, les altos et les bois en <em>do<\/em> majeur. Toujours l&rsquo;<em>Ouverture Genoveva<\/em>, la symphonie se termine dans la tonalit\u00e9 majestueuse et triomphante de <em>do<\/em> majeur, formant une boucle avec le d\u00e9but du concert.<\/p>\n<h3 data-sourcepos=\"27:1-27:25\">Impressions g\u00e9n\u00e9rales<\/h3>\n<p data-sourcepos=\"29:1-29:442\">Contrairement \u00e0 la Maison symphonique de Montr\u00e9al, l&rsquo;acoustique de la Salle Andr\u00e9-Mathieu n&rsquo;est pas des meilleures. La majeure partie du son se propage uniquement sur sc\u00e8ne et ne se diffuse pas librement dans toute la salle. De l&rsquo;endroit o\u00f9 j&rsquo;\u00e9tais assis (au quatri\u00e8me rang au parterre), le son \u00e9tait correct.<\/p>\n<p data-sourcepos=\"31:1-31:308\">Un autre inconv\u00e9nient du concert \u00e9tait la bri\u00e8vet\u00e9 des notes de programme. J&rsquo;aurais appr\u00e9ci\u00e9 des informations plus sp\u00e9cifiques sur les pi\u00e8ces (par exemple, les ann\u00e9es de leur premi\u00e8re repr\u00e9sentation, la r\u00e9action initiale aux \u0153uvres, la structure musicale globale, ce qu&rsquo;il fallait \u00e9couter dans chaque pi\u00e8ce).<\/p>\n<p data-sourcepos=\"33:1-33:713\">Au-del\u00e0 de ces inconv\u00e9nients, j&rsquo;ai appr\u00e9ci\u00e9 la qualit\u00e9 du jeu des musiciens de l&rsquo;<strong>OSL<\/strong> et la direction d&rsquo;<strong>Andrei Feher<\/strong>. J&rsquo;\u00e9tais suffisamment pr\u00e8s de la sc\u00e8ne pour observer les mouvements corporels, les expressions faciales et la gestuelle du chef : dans le premier mouvement de la<em> Symphonie no 1<\/em>, par exemple, j&rsquo;ai pu voir comment il \u00e9tablissait un contact visuel important avec les instrumentistes pour souligner les moments de grande intensit\u00e9 et de drame. Chaque fois qu&rsquo;il souhaitait une ligne longue et legato, il effectuait de larges gestes horizontaux avec les deux mains.<\/p>\n<p data-sourcepos=\"35:1-35:207\">Les deux artistes invit\u00e9s, <strong>Bryan Cheng<\/strong> et <strong>Andrei Feher<\/strong>, poss\u00e8dent cette qualit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre vraiment en symbiose avec les \u0153uvres pr\u00e9sent\u00e9es, permettant \u00e0 l&rsquo;<strong>OSL<\/strong> de conclure sa saison 2024-2025 sur une note triomphante.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l\u2019op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> <a href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI.<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Orchestre symphonique de Laval (OSL) a tir\u00e9 le rideau sur sa saison 2024-2025 \u00e0 la Salle Andr\u00e9-Mathieu hier soir. 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