{"id":87081,"date":"2025-04-04T16:01:43","date_gmt":"2025-04-04T20:01:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=87081"},"modified":"2025-04-05T08:00:01","modified_gmt":"2025-04-05T12:00:01","slug":"critique-la-jeunesse-eternelle-di-musici","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/04\/04\/critique-la-jeunesse-eternelle-di-musici\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | La jeunesse \u00e9ternelle d&rsquo;I Musici"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_87085\" aria-describedby=\"caption-attachment-87085\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-87085\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2025\/04\/Copie-de-CRITIQUE.png\" alt=\"Jean-Fran\u00e7ois Rivest dirigeait hier soir son dernier concert avec I Musici. 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(Photo : courtoisie I Musici)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Sous le titre<em> Jeunesse \u00e9ternelle<\/em>, l&rsquo;orchestre \u00e0 cordes I Musici donnait hier soir \u00e0 la salle Pierre-Mercure un concert qui, paradoxalement, repr\u00e9sentait une fin sous plusieurs aspects : il s&rsquo;agissait non seulement du dernier concert de la saison, mais surtout, du dernier concert sous la direction du directeur musical<strong> Jean-Fran\u00e7ois Rivest<\/strong> et le dernier concert de deux instrumentistes de l&rsquo;ensemble, le violoniste <strong>Denis B\u00e9liveau<\/strong> et l&rsquo;altiste <strong>Suzanne Careau<\/strong> (cette derni\u00e8re poursuivant cependant sa relation avec l&rsquo;ensemble en tant que <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2025\/02\/21\/entrevue-suzanne-careau-laltiste-devenue-directrice-generale-di-musici\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">directrice g\u00e9n\u00e9rale<\/a>). Le public \u00e9tait venu nombreux saluer ce dernier projet commun avant que l&rsquo;ensemble ne se lance d\u00e9finivitement dans l&rsquo;aventure auto-g\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>Le concert a d\u00e9but\u00e9 avec la Symphonie pour cordes no 3 de C. P. E. Bach, une \u0153uvre pleine des revirements harmoniques inattendus caract\u00e9ristiques de l&rsquo;\u00e9criture de ce fils de Johann Sebastian. I Musici en a livr\u00e9 une ex\u00e9cution empreinte de fougue virtuose, avec des silences bien habit\u00e9s. Malgr\u00e9 tout, l&rsquo;ensemble manquait un peu de relief : les intervalles mineurs et diminu\u00e9s auraient pu \u00eatre exploit\u00e9s davantage pour ajouter de la couleur et \u00e9trangement, le son restait en avant plut\u00f4t que de se d\u00e9ployer dans la salle, alors que \u00e7a n&rsquo;a plus \u00e9t\u00e9 un enjeu pour le restant du concert<\/p>\n<p>\u00c0 partir du Concerto pour violoncelle en do de Haydn et pour toute la suite du concert, l&rsquo;orchestre a sonn\u00e9 avec ampleur, \u00e9nergie et \u00e9l\u00e9gance. Le soliste pour le concerto n&rsquo;\u00e9tait nul autre que St\u00e9phane T\u00e9treault, qui a cultiv\u00e9 tout au long de sa carri\u00e8re une grande amiti\u00e9 avec I Musici et en particulier avec son chef fondateur, le regrett\u00e9 Yuli Turovsky. T\u00e9treault a fait dans le Haydn la d\u00e9monstration exacte de ce qui manquait dans le C.P.E. Bach : il tire les possibilit\u00e9s expressives de chaque intervalle, ne n\u00e9glige aucune note et m\u00eame les accords \u00e0 plusieurs sons sont soign\u00e9s de fa\u00e7on \u00e0 en faire ressortir chaque note selon son r\u00f4le. Acclam\u00e9 par le public, le soliste a repris place pour jou\u00e9 en rappel le dansant Allegro molto du Divertimento en r\u00e9 majeur de Haydn dans l&rsquo;arrangement pour violoncelle solo et cordes de Turovsky.<\/p>\n<p>C&rsquo;est surtout la deuxi\u00e8me partie qui donnait au concert son titre en mettant de l&rsquo;avant la neuvi\u00e8me des douze symphonies pour cordes \u00e9crites par le jeune Felix Mendelssohn \u00e0 13 et 14 ans, ainsi que le Divertimento en r\u00e9 majeur compos\u00e9 par Mozart \u00e0 16 ans. La Neuvi\u00e8me symphonie pour cordes de Mendelssohn comporte deux parties d&rsquo;altos, permettant de mettre la lumi\u00e8re sur cette section parfois rel\u00e9gu\u00e9e \u00e0 un r\u00f4le discret. Dans le deuxi\u00e8me mouvement, chantant, les parties de violons 3 et 4 ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9es aux altistes Elvira Misbakhova et Suzanne Careau (\u00e0 qui se joignait Madeleine Messier dans les autres mouvements), qui ont poursuivi avec les parties d&rsquo;altos 1 et 2 dans le passage suivant r\u00e9serv\u00e9 aux cordes graves : il m&rsquo;aurait sembl\u00e9 de bon aloi d&rsquo;all\u00e9ger la section de violoncelles \u00e0 un seul joueur \u00e0 cet endroit pour r\u00e9tablir l&rsquo;\u00e9quilibre des forces.<\/p>\n<p>L&rsquo;inclusion du Divertimento de Mozart \u00e9tait pens\u00e9e comme un hommage indirect \u00e0 Yuli Turovsky, car il s&rsquo;agit pour plusieurs membres d&rsquo;I Musici de la derni\u00e8re pi\u00e8ce qu&rsquo;ils ont jou\u00e9 sous sa direction. Il s&rsquo;agit dor\u00e9navant \u00e9galement de la derni\u00e8re pi\u00e8ce qu&rsquo;ils et elles auront jou\u00e9, avec un d\u00e9gagement et une \u00e9l\u00e9gance naturels et rejoints par St\u00e9phane T\u00e9treault discr\u00e8tement assis \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re de la section de violoncelles, sous la direction de Jean-Fran\u00e7ois Rivest.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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