{"id":85464,"date":"2024-12-17T14:28:59","date_gmt":"2024-12-17T19:28:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=85464"},"modified":"2024-12-17T17:19:08","modified_gmt":"2024-12-17T22:19:08","slug":"critique-la-chapelle-de-quebec-et-les-violons-du-roy-les-vraies-etoiles-dun-messie-tres-reussi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/12\/17\/critique-la-chapelle-de-quebec-et-les-violons-du-roy-les-vraies-etoiles-dun-messie-tres-reussi\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | La Chapelle de Qu\u00e9bec et Les Violons du Roy, les vraies \u00e9toiles d&rsquo;un Messie tr\u00e8s r\u00e9ussi"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_85465\" aria-describedby=\"caption-attachment-85465\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-85465 size-full\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Copie-de-CRITIQUE8-1.jpg\" alt=\"Les Violons du Roy et La Chapelle de Qu\u00e9bec sous la direction der Bernard Labadie au Palais Montcalm de Qu\u00e9bec. (Photo : David Mendoza H\u00e9laine)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Copie-de-CRITIQUE8-1.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Copie-de-CRITIQUE8-1-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Copie-de-CRITIQUE8-1-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Copie-de-CRITIQUE8-1-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-85465\" class=\"wp-caption-text\">Les Violons du Roy et La Chapelle de Qu\u00e9bec sous la direction der Bernard Labadie au Palais Montcalm de Qu\u00e9bec. (Photo : David Mendoza H\u00e9laine)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Samedi soir, <strong>Les Violons du Roy<\/strong> et <strong>La Chapelle de Qu\u00e9bec<\/strong> montaient sur la sc\u00e8ne de la Maison symphonique en compagnie des solistes <strong>Liv Redpath<\/strong> (soprano), <strong>Iestyn Davies<\/strong> (contret\u00e9nor), <strong>Andrew Haji<\/strong> (t\u00e9nor) et <strong>William Thomas<\/strong> (basse) pour leur troisi\u00e8me repr\u00e9sentation du Messie de Handel en autant de soirs, les deux premi\u00e8res ayant eu lieu \u00e0 Qu\u00e9bec. Il s&rsquo;agissait pour <strong>Bernard Labadie<\/strong> de sa 70e repr\u00e9sentation du c\u00e9l\u00e8bre oratorio, un nombre impressionnant qui ne diminue en rien l&rsquo;exploit du chef de tout diriger de m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Le premier constat g\u00e9n\u00e9ral concerne le choix des articulations. Alors qu&rsquo;on aurait pu s&rsquo;attendre \u00e0 une approche plus legato \u00e0 l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> lundi dernier et \u00e0 une approche plus articul\u00e9e aux <strong>Violons du Roy<\/strong>, purement sur la base de l&rsquo;all\u00e9geance esth\u00e9tique g\u00e9n\u00e9rale de chaque ensemble, c&rsquo;est exactement le contraire qui s&rsquo;est produit : <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> saupoudre ses phras\u00e9s d&rsquo;articulations courtes pour ajouter du relief, tandis que <strong>Bernard Labadie<\/strong>, \u00e0 la t\u00eate de ses troupes rompues au jeu historiquement inform\u00e9, insiste sur l&rsquo;ajout dos\u00e9 de legato, amplifiant par l\u00e0 le souffle lyrique de certains passages.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me constat a trait aux effectifs : la partition de Handel contient des indications d&rsquo;alternance entre <em>ripieno<\/em> (toutes les cordes) et <em>concertino<\/em> (sections r\u00e9duites), mais \u00e0 quatre violons par partie, les cordes des <strong>Violons du Roy<\/strong> ont choisi d&rsquo;ignorer ces instructions, sans perte de sens ou d&rsquo;effet. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;orchestre, entra\u00een\u00e9 par la violon solo <strong>Pascale Gigu\u00e8re<\/strong>, a produit des pianos exquis \u00e0 plusieurs reprises.<\/p>\n<p>Toujours au sujet des effectifs, la participation des jeunes artistes du programme \u00c9mergence gonflait le nombre des cordes graves \u00e0 trois violoncelles et \u00e0 deux contrebasses, auxquelles s&rsquo;ajoutaient le th\u00e9orbe (<strong>Sylvain Bergeron<\/strong>) , l&rsquo;orgue (<strong>Tom Annand<\/strong>) et le clavecin (<strong>Mark Shuldiner<\/strong>) pour former le groupe de basse continue. Dans ce contexte, trois altistes projetant vers le fond de la sc\u00e8ne suffisaient tout juste, et l&rsquo;ajout d&rsquo;un quatri\u00e8me alto n&rsquo;aurait certainement pas nui.<\/p>\n<h3>Solistes<\/h3>\n<p>La soprano <strong>Liv Redpath<\/strong>, dont c&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re apparition avec l&rsquo;ensemble, poss\u00e8de un timbre superbe, plus robuste que cristallin, et un legato envo\u00fbtant. Malheureusement, le soir o\u00f9 nous l&rsquo;avons entendue, l&rsquo;Am\u00e9ricaine laissait l&rsquo;intonation glisser de fa\u00e7on notable vers le haut, abandonnant l&rsquo;orchestre derri\u00e8re elle. La pause entre les deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me parties lui a \u00e9t\u00e9 profitable, puisqu&rsquo;au retour, elle s&rsquo;est rattrap\u00e9e en livrant un \u00ab\u00a0I know that my Redeemer liveth\u00a0\u00bb parfait. La redondance du mat\u00e9riau musical n&rsquo;en fait habituellement pas mon air pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, mais l&rsquo;interpr\u00e9tation doucement r\u00e9confortante de <strong>Redpath<\/strong> a su me convaincre et \u00e9viter les pi\u00e8ges de la redite.<\/p>\n<p>Le contre-t\u00e9nor <strong>Iestyn Davies<\/strong> est, lui, un habitu\u00e9 des <strong>Violons du Roy<\/strong> et un soliste plus exp\u00e9riment\u00e9 que ses jeunes coll\u00e8gues. Il agr\u00e9mente ses ex\u00e9cutions d&rsquo;ornementations stylistiquement justes et raffin\u00e9es, qui, entre autres moments r\u00e9ussis, sont venues rehausser une interpr\u00e9tation d\u00e9j\u00e0 d\u00e9licieusement d\u00e9chirante de \u00ab\u00a0He was despised\u00a0\u00bb. Cependant, la partie centrale de cet air, comme celle de \u00ab\u00a0For who may abide\u00a0\u00bb en premi\u00e8re partie, manquait de mordant et d&rsquo;intensit\u00e9 (au contraire des <em>sforzandos<\/em> extr\u00eamement incisifs des violons dans \u00ab\u00a0For he is like a refiner&rsquo;s fire\u00a0\u00bb). Pour ces passages, j&rsquo;accorde ma pr\u00e9f\u00e9rence sans ambage \u00e0 une voix de femme dans le grave, particuli\u00e8rement quand celle-ci poss\u00e8de l&rsquo;intensit\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par <strong>Emily d&rsquo;Angelo<\/strong>, plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 celle d&rsquo;un homme dans l&rsquo;aigu, m\u00eame aussi comp\u00e9tent que <strong>Davies<\/strong>. Inversement, l&rsquo;air \u00ab\u00a0O thou that tellest good tellings\u00a0\u00bb, mettant \u00e0 profit l&rsquo;\u00e9clat et la pl\u00e9nitude de son timbre, lui convenait parfaitement.<\/p>\n<p>D\u00e8s \u00ab\u00a0Ev&rsquo;ry valley\u00a0\u00bb, <strong>Andrew Haji<\/strong> priorise l&rsquo;animation procur\u00e9e par des variations de nuances et de phras\u00e9s ainsi que la logique d&rsquo;une interaction sentie avec le ch\u0153ur et l&rsquo;orchestre, de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 quelque d\u00e9monstration de bravoure. Son \u00ab\u00a0Thy rebuke hath broken His heart\u00a0\u00bb, lourd et morne, allait droit au c\u0153ur. Par ailleurs, certains passages restent parfois trop timides, comme le duo avec <strong>Davies<\/strong> \u00ab\u00a0O death, where is thy sting\u00a0\u00bb, exclu de la version <strong>N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong>, dans lequel le t\u00e9nor aurait pu se permettre d&rsquo;\u00eatre plus pr\u00e9sent sans crainte de couvrir le contre-t\u00e9nor.<\/p>\n<p><strong>William Thomas\u00a0<\/strong>poss\u00e8de une voix de basse remarquable, magnifiquement r\u00e9sonnante et aussi agile dans le grave que dans l&rsquo;aigu. Avec lui, aucun souci que les vocalises ralentissent : il est pile sur le temps \u00e0 travers les m\u00e9lismes les plus exigeants. Cela repr\u00e9sente bien s\u00fbr une qualit\u00e9 \u00e9norme, suffisant presque \u00e0 ce que nos oreilles se d\u00e9clarent satisfaites. Cependant, le jeune chanteur est d&rsquo;un sto\u00efcisme d\u00e9concertant, pour ne pas employer un autre mot. On doute que son appel t\u00e9pide r\u00e9ussisse \u00e0 ressusciter les morts dans \u00ab\u00a0The trumpet shall sound\u00a0\u00bb (qui, par le hasard d&rsquo;un remplacement de derni\u00e8re minute, \u00e9tait repris par le trompettiste <strong>Antoine Mailloux<\/strong> qui l&rsquo;avait jou\u00e9 en d\u00e9but de semaine avec l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong>). Son imperturbabilit\u00e9, pouvant passer pour de la retenue myst\u00e9rieuse, a quand m\u00eame bien fonctionn\u00e9 le temps d&rsquo;une phrase au d\u00e9but du r\u00e9citatif \u00ab\u00a0Behold, I tell you a mystery\u00a0\u00bb, et il s&rsquo;est anim\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement pour \u00ab\u00a0The kings of the earth rise up\u00a0\u00bb dans la partie centrale de \u00ab\u00a0Why do the nations\u00a0\u00bb. Sa notice biographique fait pourtant \u00e9tat de prestations dans des r\u00f4les d&rsquo;op\u00e9ra faisant appel\u00a0 \u00e0 un registre \u00e9motif plus \u00e9labor\u00e9 que le sto\u00efcisme immuable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_85476\" aria-describedby=\"caption-attachment-85476\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-85476\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Violons-du-Roy-et-Chapelle-de-Quebec_Palais-Montcalm_David-Mendoze-Helaine.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"798\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Violons-du-Roy-et-Chapelle-de-Quebec_Palais-Montcalm_David-Mendoze-Helaine.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Violons-du-Roy-et-Chapelle-de-Quebec_Palais-Montcalm_David-Mendoze-Helaine-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Violons-du-Roy-et-Chapelle-de-Quebec_Palais-Montcalm_David-Mendoze-Helaine-1024x681.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/12\/Violons-du-Roy-et-Chapelle-de-Quebec_Palais-Montcalm_David-Mendoze-Helaine-768x511.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-85476\" class=\"wp-caption-text\">(Photo : David Mendoza H\u00e9laine)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Ch\u0153ur et orchestre<\/h3>\n<p>Les plus grands moments sont attribuables au raffinement sophistiqu\u00e9 du ch\u0153ur et de l&rsquo;orchestre, tous deux finement accord\u00e9s aux intentions de leur chef fondateur.<\/p>\n<p>La Chapelle de Qu\u00e9bec combine une sonorit\u00e9 centr\u00e9e et transparente avec un fondu admirable. Les unissons impeccables sont d&rsquo;un impact percutant, pas par le volume, mais par le force cumulative des voix parfaitements unifi\u00e9es. L&rsquo;orchestre, en plus des articulations pr\u00e9cises et des nuances extr\u00eames d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9es, a \u00e9galement le m\u00e9rite de jouer avec une conscience de son apport au discours, dans la continuit\u00e9 de ce qui a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 par le ch\u0153ur (\u00ab\u00a0O thou that tellest\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0He trusted in God\u00a0\u00bb) ou dans l&rsquo;apport d&rsquo;un nouvel <em>affekt<\/em> (\u00ab\u00a0Behold, and see\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p>Un Messie donc qui distille les meilleurs caract\u00e9ristiques de l&rsquo;approche baroque pour un r\u00e9sultat vivant et captivant.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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