{"id":84900,"date":"2024-11-15T14:29:21","date_gmt":"2024-11-15T19:29:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=84900"},"modified":"2024-11-16T00:12:48","modified_gmt":"2024-11-16T05:12:48","slug":"critique-losm-a-quelques-pas-du-sommet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/11\/15\/critique-losm-a-quelques-pas-du-sommet\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | L&rsquo;OSM \u00e0 quelques pas du sommet"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_84920\" aria-describedby=\"caption-attachment-84920\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-84920\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/11\/Copie-de-CRITIQUE3-1.jpg\" alt=\"Les effectifs impressionnants de la Symphonie alpestre sur la sc\u00e8ne de la Maison symphonique le 13 novembre. (Photo : Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/11\/Copie-de-CRITIQUE3-1.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/11\/Copie-de-CRITIQUE3-1-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/11\/Copie-de-CRITIQUE3-1-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/11\/Copie-de-CRITIQUE3-1-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-84920\" class=\"wp-caption-text\">Les effectifs impressionnants de la Symphonie alpestre sur la sc\u00e8ne de la Maison symphonique le 13 novembre. (Photo : Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cette semaine, l&rsquo;<strong>OSM<\/strong> et Rafael Payare donnaient leurs deux derniers concerts \u00e0 la maison avant de partir pour une prestigieuse tourn\u00e9e europ\u00e9enne cochant toutes les grandes salles de concert dont r\u00eavent les instrumentistes d&rsquo;orchestre : Philharmonie de Berlin, Philharmonie de Paris, Elbphilharmonie de Hambourg, Concertgebouw d&rsquo;Amsterdam, Konzerthaus de Vienne et encore quelques autres. L&rsquo;orchestre emporte dans ses innombrables caisses de transport deux programmes. La <em>Symphonie fantastique<\/em> et les deux concertos confi\u00e9s au pianiste <strong>Daniil Trifonov<\/strong> (Schumann et Beethoven 1) ont \u00e9t\u00e9 offerts au public montr\u00e9alais en septembre. Deux autres morceaux, <em>Jeder Baum spricht<\/em> du compositeur libano-canadien Imam Habibi et la grandiose <em>Symphonie alpestre<\/em> de Richard Strauss se trouvaient au programme des prestations de cette semaine, compl\u00e9t\u00e9 par le <em>Concerto pour piano n<sup>o<\/sup> 3<\/em> de Beethoven interpr\u00e9t\u00e9 par <strong>Bruce Liu<\/strong>.<\/p>\n<h3><em>Jeder Baum spricht<\/em><\/h3>\n<p><em>Jeder Baum spricht<\/em>\u00a0 (<em>Chaque arbre parle<\/em>) est une \u0153uvre efficace, constituant une carte de visite facilement digestible dans un contexte de tourn\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Fruit d&rsquo;une commande du Philadelphia Orchestra en 2020, ann\u00e9e du 250e anniversaire de naissance de Beethoven, l&rsquo;\u0153uvre combine les concepts de destin et de nature associ\u00e9s aux cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me symphonies du compositeur allemand, pour \u00e9voquer en musique la crise climatique \u00e0 laquelle nous sommes de plus en plus confront\u00e9s. Habibi poss\u00e8de une bonne ma\u00eetrise des couleurs orchestrales et s&rsquo;en sert \u00e0 bon escient pour laisser une bonne impression, qui s&rsquo;av\u00e8re cependant moins durable que les mesures environnementales n\u00e9cessaires pour enrayer la crise climatique que sa pi\u00e8ce d\u00e9crit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_84922\" aria-describedby=\"caption-attachment-84922\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-84922\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/11\/Bruce-Liu-dans-le-feu-de-laction_Antoine-Saito_1200.jpg\" alt=\"Bruce Liu dans le feu de l'action le 13 novembre. 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(Photo : Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Bruce Liu et Beethoven<\/h3>\n<p>Plut\u00f4t que le concerto de Scriabine annonc\u00e9, le pianiste sino-canadien Bruce Liu a op\u00e9r\u00e9 un changement de derni\u00e8re minute et pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 opter pour le <em>Concerto pour piano n<sup>o <\/sup>3<\/em> de Beethoven. Son interpr\u00e9tation est empreinte d&rsquo;une sobri\u00e9t\u00e9 expressive. Le pianiste se tient en retrait juste ce qu&rsquo;il faut pour laisser place \u00e0 la musique, qui brille d&rsquo;autant plus de ne pas \u00eatre forc\u00e9e. Depuis sa victoire &#8211; \u00e0 laquelle, de son propre aveu, il ne s&rsquo;attendait pas &#8211; au Concours Chopin en 2021, Liu est associ\u00e9 au r\u00e9pertoire de ce compositeur, une association qu&rsquo;il s&rsquo;efforce de contrer. Ce Beethoven tour \u00e0 tour agile, puissant, lyrique, agr\u00e9ment\u00e9 d&rsquo;une palette vari\u00e9e de coloris, contribuera certainement \u00e0 ce qu&rsquo;il soit per\u00e7u comme un grand interpr\u00e8te polyvalent. Pour ne laisser aucun doute, le pianiste s&rsquo;est lanc\u00e9 en rappel dans l&rsquo;entra\u00eenant <em>F\u00fcr Elise in Ragtime<\/em> d&rsquo;Ethan Usland, auquel il s&rsquo;est laiss\u00e9 aller \u00e0 ajouter ses propres id\u00e9es.<\/p>\n<h3>La <em>Symphonie alpestre<\/em><\/h3>\n<p>Tout est en place pour que l&rsquo;OSM pr\u00e9sente une interpr\u00e9tation m\u00e9morable de la <em>Symphonie alpestre<\/em> de Strauss aux publics de Paris et de Vienne, deux seules villes des huit arr\u00eats de la tourn\u00e9e o\u00f9 la machine \u00e0 vent et la plaque de tonnerre sortiront de leurs lourdes caisses. La conception qu&rsquo;en offre Rafael Payare est claire et bien construite, les paliers de nuances minutieusement dos\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s. Les bois et cuivres, en groupe mais surtout en solo, ne sont rien de moins que remarquables, que ce soit par la richesse du timbre, la souplesse de la ligne ou l&rsquo;\u00e9quilibre sonore. <strong>St\u00e9phane L\u00e9vesque<\/strong>, au premier basson, est en forme remarquable, tout comme ses coll\u00e8gues <strong>Alex Liedtke<\/strong> au premier hautbois, en poste depuis quelques mois seulement, le v\u00e9n\u00e9rable <strong>Timothy Hutchins<\/strong> \u00e0 la premi\u00e8re fl\u00fbte, toujours \u00e9patant, <strong>Todd Cope<\/strong>, premier clarinettiste au phras\u00e9 enchanteur, <strong>Paul Merkelo<\/strong>, \u00e9clatant premier trompettiste, et <strong>Catherine Turner<\/strong>, premier cor qui surmonte sans sourciller les d\u00e9fis de cette partition exigeante. Heureusement pour nos tympans, entre l&rsquo;impact sonore atteint par l&rsquo;attaque articul\u00e9e et bien synchronis\u00e9e ou le d\u00e9cha\u00eenement de d\u00e9cibels, les trombonistes ont opt\u00e9 pour la premi\u00e8re. Idem chez les percussions, o\u00f9 les roulements de grosse caisse, les timbales tempestueuses et les sonorit\u00e9s typiquement alpestres des cloches \u00e0 vache jouent parfaitement leur r\u00f4le dans cette \u00e9pique excursion en montagne.<\/p>\n<p>Le d\u00e9but annonce de grandes choses : l&rsquo;iridescence chamoir\u00e9e des cordes est parfaitement r\u00e9ussie, esquissant le tableau du soleil levant per\u00e7ant progressivement l&rsquo;aube. Le moment o\u00f9 le soleil surgit par-dessus les pics montagneux est absolument glorieux.<\/p>\n<p>Par la suite, cependant, les sections de cordes prennent du temps \u00e0 trouver leur aise. Les grandes lignes ne chantent pas tout \u00e0 fait assez. L&rsquo;ajout d&rsquo;un subtil <em>rubato<\/em> permettrait \u00e0 l&rsquo;\u00e9panchement luxuriant de Strauss de mieux respirer, alors que Payare, dans une retenue peu caract\u00e9ristique, ne s&rsquo;attarde sur pratiquement aucun climax, aucun intervalle chantant. Sa direction \u00e9nergique privil\u00e9gie la tomb\u00e9e verticale au soutenu <em>legato<\/em> horizontal, et je me prends \u00e0 r\u00eaver un peu au mouvement sereinement englobant de Vasily Petrenko, de passage devant l&rsquo;OSM il y a deux semaines.<\/p>\n<p>\u00c0 la lumi\u00e8re de ce qu&rsquo;on conna\u00eet du chef venezu\u00e9lien \u00e0 travers ses interpr\u00e9tations pr\u00e9c\u00e9dentes, il reste encore de l&rsquo;espace pour faire grandir cette interpr\u00e9tation jusqu&rsquo;\u00e0 son plein \u00e9panouissement. Parions que les murs historiques du Konzerthaus Wien vont \u00eatre bien secou\u00e9s le 30 novembre prochain, quand la sauce aura compl\u00e8tement pris!<\/p>\n<div class=\"xu06os2 x1ok221b\">\n<div class=\"x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a\">\n<div dir=\"auto\">\n<div class=\"\" data-mesh-id=\"comp-m09vmmb3inlineContent\" data-testid=\"inline-content\">\n<div data-mesh-id=\"comp-m09vmmb3inlineContent-gridContainer\" data-testid=\"mesh-container-content\">\n<div id=\"comp-m09vmmbj3\" class=\"HcOXKn c9GqVL QxJLC3 lq2cno comp-m09vmmbj3 wixui-rich-text\" data-testid=\"richTextElement\">\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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La Symphonie fantastique et les deux concertos confi\u00e9s au pianiste Daniil Trifonov (Schumann et Beethoven 1) ont \u00e9t\u00e9 offerts au public montr\u00e9alais en septembre. Deux autres morceaux, Jeder Baum spricht du compositeur libano-canadien Imam Habibi et la grandiose Symphonie alpestre de Richard Strauss, se trouvaient au programme des prestations de cette semaine, compl\u00e9t\u00e9 par le Concerto pour piano no 3 de Beethoven interpr\u00e9t\u00e9 par Bruce Liu.<\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":84920,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[42107,52],"tags":[42106,2542],"yst_prominent_words":[14057,14253,9906,12752,12750,10466,33286,11620,17381,12753,20367],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/11\/Copie-de-CRITIQUE3-1.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-m5m","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84900"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/55"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84900"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84900\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":84929,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84900\/revisions\/84929"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/84920"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84900"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84900"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84900"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=84900"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}