{"id":84483,"date":"2024-10-19T18:19:36","date_gmt":"2024-10-19T22:19:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=84483"},"modified":"2024-10-21T01:05:54","modified_gmt":"2024-10-21T05:05:54","slug":"critique-deuxieme-volet-du-marathon-beethoven-de-lom-un-concert-manquant-de-finition","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/10\/19\/critique-deuxieme-volet-du-marathon-beethoven-de-lom-un-concert-manquant-de-finition\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Deuxi\u00e8me volet du Marathon Beethoven de l&rsquo;OM : un concert manquant de finition"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_84484\" aria-describedby=\"caption-attachment-84484\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-84484\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE50.jpg\" alt=\"Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin et l'Orchestre M\u00e9tropolitain le 17 octobre lors du premier concert Beethoven h\u00e9ro\u00efque du Marathon Beethoven. (Photo : Fran\u00e7ois Goupil)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE50.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE50-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE50-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE50-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-84484\" class=\"wp-caption-text\">Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin et l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain le 17 octobre lors du premier concert Beethoven h\u00e9ro\u00efque du Marathon Beethoven. (Photo : Fran\u00e7ois Goupil)<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> poursuivait hier soir son Marathon Beethoven &#8211; dont j&rsquo;ai manqu\u00e9 la veille le premier volet &#8211; par la pr\u00e9sentation des symphonies n<sup>os<\/sup> 6 et 7, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es de la cr\u00e9ation de <em>Pr\u00e9lude aux paysages urbains<\/em> de <strong>Francis Battah<\/strong>.<\/p>\n<p>Si la spontan\u00e9it\u00e9 et l&rsquo;exub\u00e9rance tr\u00f4nent en t\u00eate de liste de vos priorit\u00e9s d&rsquo;interpr\u00e9tation musicale, si vous allez au concert pour communier avec les instrumentistes d&rsquo;un orchestre symphonique ayant un plaisir manifeste \u00e0 jouer et donnant de leur personne sans h\u00e9siter, si l&rsquo;\u00e9vocation de la douceur de la nature \u00e0 travers les timbres de l&rsquo;orchestre symphonique \u00e9veille en vous des sensations de bien-\u00eatre, si vous aimez la fa\u00e7on dont l&rsquo;impact \u00e9clatant d&rsquo;une temp\u00eate d\u00e9cha\u00een\u00e9e vous traverse le corps, si entendre <em>live <\/em>le deuxi\u00e8me mouvement de la <em>Septi\u00e8me symphonie<\/em> vous transporte d&rsquo;extase, le concert d&rsquo;hier soir vous aurait donn\u00e9 satisfaction sur tous ces points. D&rsquo;ailleurs, je souscris \u00e0 tous ceux-ci.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 mes oreilles, le plaisir apport\u00e9 par ces aspects positifs \u00e9tait terni par l&rsquo;absence quasi totale de construction architecturale et de vision \u00e0 long terme. La gestion du phras\u00e9 d\u00e9passait rarement le moment pr\u00e9sent et la plus petite unit\u00e9. Les crescendos ouvraient trop t\u00f4t. Les motifs r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pourvus de direction la premi\u00e8re fois, \u00e9taient repris compl\u00e8tement \u00e0 l&rsquo;identique, enlevant toute justification rh\u00e9torique \u00e0 la r\u00e9p\u00e9tition.<\/p>\n<p>Plus inqui\u00e9tant, la sensation interne (et parfois carr\u00e9ment externe) du tempo variait d&rsquo;une section \u00e0 l&rsquo;autre. Un th\u00e8me \u00e9nonc\u00e9 avec \u00e9lan par les altos et les violoncelles se trouvait frein\u00e9 lorsque transmis aux premiers violons. La section principale du premier mouvement de la <em>Septi\u00e8me symphonie<\/em> a commenc\u00e9 dans un tempo allant, qui s&rsquo;est assis au bout de deux mesures. Je nomme ces deux exemples, mais des situations similaires se sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9es tout au long du concert, laissant l&rsquo;impression d&rsquo;un orchestre qui manquait de coh\u00e9sion. Ironiquement, le programme imprim\u00e9 consacre un encart de quatre paragraphes \u00e0 l&rsquo;importance qu&rsquo;accordait Beethoven \u00e0 l&rsquo;exactitude des tempos.<\/p>\n<p>Au chapitre des bons coups, soulignons, dans la <em>Symphonie pastorale<\/em>, le c\u00e9l\u00e8bre passage des oiseaux \u00e0 la fin du deuxi\u00e8me mouvement, le retour au calme rempli d&rsquo;atmosph\u00e8re apr\u00e8s la temp\u00eate et la synchronisation admirable des violoncelles et du premier basson dans le motif en doubles croches encha\u00een\u00e9es du dernier mouvement; dans la <em>Septi\u00e8me symphonie<\/em>, la diff\u00e9rence entre le <em>piano<\/em> et le <em>pianissimo<\/em> au d\u00e9but du deuxi\u00e8me mouvement, l&rsquo;\u00e9change de motifs absolument sans heurts et avec des nuances parfaitement \u00e9quilibr\u00e9es dans le troisi\u00e8me mouvement, la force et l&rsquo;\u00e9clat du <em>fortissimo<\/em> venant supplanter le <em>forte<\/em> pr\u00e9c\u00e9dent au d\u00e9but du quatri\u00e8me mouvement et l&rsquo;\u00e9nergie contagieuse et maintenue sans rel\u00e2che dans l&rsquo;ensemble du quatri\u00e8me mouvement (qualifi\u00e9 par <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> de \u00ab musique en \u00e9tat d&rsquo;\u00e9bri\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb).<\/p>\n<h3><em>Pr\u00e9lude aux paysages urbains<\/em><\/h3>\n<p>Les deux symphonies \u00e9taient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es de la cr\u00e9ation de <em>Pr\u00e9lude aux paysages urbains<\/em> de <strong>Francis Battah<\/strong>, un compositeur dont la carri\u00e8re progresse rapidement et qui cumule les prix, ici et en Europe. La pi\u00e8ce s\u00e9lectionn\u00e9e dans le cadre du concours H\u00e9ritage Beethoven d\u00e9montre qu&rsquo;on a affaire \u00e0 un compositeur comp\u00e9tent, ma\u00eetrisant les moyens techniques \u00e0 sa disposition. Malgr\u00e9 une certaine facilit\u00e9 dans le propos, elle pr\u00e9sente des textures orchestrales r\u00e9ussies et un doigt\u00e9 pour l&rsquo;\u00e9quilibre formel. Le compositeur y cite une version au rythme modifi\u00e9 du premier th\u00e8me de la <em>Symphonie pastorale<\/em>, amenant <strong>N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> \u00e0 encha\u00eener les deux sans interruption.<\/p>\n<h3>Suite du Marathon Beethoven<\/h3>\n<p>La pr\u00e9sentation du Marathon Beethoven faisait rel\u00e2che aujourd&rsquo;hui pendant que le chef se rendait \u00e0 New York diriger au Metropolitan Opera la derni\u00e8re repr\u00e9sentation du nouvel op\u00e9ra <em>Grounded <\/em>de <strong>Jeanine Tesori<\/strong>, diffus\u00e9e live dans le cadre de la s\u00e9rie Met Live in HD. Le Marathon reprend demain avec, dans la m\u00eame journ\u00e9e, les symphonies n<sup>os<\/sup> 4, 5, et 8 regroup\u00e9es lors du concert de 11 h, et les symphonies n<sup>os<\/sup> 1 et 9 \u00e0 15 h 00, toujours \u00e0 la Maison symphonique. Les cr\u00e9ations entendues seront de <strong>Cristina Garcia Islas<\/strong> et de <strong>Marie-Pierre Brasset<\/strong>.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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