{"id":84423,"date":"2024-10-17T15:21:09","date_gmt":"2024-10-17T19:21:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=84423"},"modified":"2024-10-18T14:00:02","modified_gmt":"2024-10-18T18:00:02","slug":"critique-un-debut-dautomne-tout-en-couleur-losm","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/10\/17\/critique-un-debut-dautomne-tout-en-couleur-losm\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Un d\u00e9but d&rsquo;automne tout en couleur \u00e0 l&rsquo;OSM"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_84426\" aria-describedby=\"caption-attachment-84426\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-84426\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE47.jpg\" alt=\"Olivier Latry lors d'une prestation pr\u00e9c\u00e9dente \u00e0 l'orgue Pierre-B\u00e9ique. (Photo : Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE47.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE47-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE47-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE47-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-84426\" class=\"wp-caption-text\">Olivier Latry lors d&rsquo;une prestation pr\u00e9c\u00e9dente \u00e0 l&rsquo;orgue Pierre-B\u00e9ique. (Photo : Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Place \u00e0 la fra\u00eecheur et aux couleurs de l&rsquo;automne \u00e0 l&rsquo;<strong>Orchestre symphonique de Montr\u00e9al<\/strong> alors qu&rsquo;\u00e9tait propos\u00e9 un programme riche et ambitieux r\u00e9unissant la <em>Symphonie n<sup>o<\/sup> 2 <\/em>de Sergei Rachmaninov et la <em>Sinfonia concertante<\/em> pour orgue et orchestre d&rsquo;Esa-Pekka Salonen. La direction de la soir\u00e9e \u00e9tait confi\u00e9e aux bons soins du chef finlandais <strong>Osmo V\u00e4nsk\u00e4<\/strong>, que nous avions d\u00e9j\u00e0 entendu \u00e0 l&rsquo;<strong>OSM<\/strong> il y a deux ans, dans Beethoven et Saariaho notamment. Des retrouvailles qui se sont tenues dans un respect et une r\u00e9ciprocit\u00e9 exemplaires et qui ont offert une lecture unifi\u00e9e et coh\u00e9rente d&rsquo;\u0153uvres qui, a priori, n&rsquo;ont que tr\u00e8s peu en commun.<\/p>\n<p>La <em>Sinfonia concertante<\/em> pour orgue et orchestre est une commande conjointe des organistes <strong>Olivier Latry<\/strong> et <strong>Iveta Apkalta<\/strong> pour l&rsquo;Orchestre symphonique national de la radio polonaise \u00e0 Katowice, la Fondation de l&rsquo;Orchestre philharmonique de Berlin, l&rsquo;Orchestre symphonique de la radio finlandaise, la Philharmonie de Paris, l&rsquo;Orchestre philharmonique de Los Angeles et l&rsquo;Orchestre philharmonique du NDR de Hambourg. Compos\u00e9e en pleine pand\u00e9mie, l&rsquo;\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2023 en Pologne par <strong>Apkalta<\/strong> et \u00e0 Paris par <strong>Latry<\/strong>. C&rsquo;est ce dernier qui, en sa qualit\u00e9 d&rsquo;organiste \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;<strong>OSM<\/strong>, est venu nous la pr\u00e9senter.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u0153uvre est le fruit d&rsquo;une double r\u00e9flexion purement musicale : que faire de l&rsquo;orgue \u00e0 l&rsquo;orchestre alors que lui-m\u00eame sait se faire orchestre? Et comment le composer dans un \u00ab\u00a0pr\u00e9sent\u00a0\u00bb, \u00e0 la jonction d&rsquo;une grande histoire et d&rsquo;un futur \u00e0 inventer? \u00c0 ces deux questions d&rsquo;apparence complexe, une seule id\u00e9e, droite et lumineuse comme un phare dans la nuit : trouver l&rsquo;\u00e9quilibre! Aux dires du compositeur, \u00ab il suffit d&rsquo;abord d&rsquo;\u00e9crire la musique et puis de l&rsquo;orchestrer pour ces deux instruments \u00bb. Ainsi, l&rsquo;orgue est souvent seul ou chambriste avec les vents. Autrement, il soutient l&rsquo;orchestre ou se fond \u00e0 lui. D&rsquo;\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal, l&rsquo;orgue et l&rsquo;orchestre dialoguent avec la m\u00eame tessiture, le m\u00eame \u00e9ventail timbral et la m\u00eame \u00e9chelle dynamique, sans jamais que l&rsquo;un et l&rsquo;autre ne se nuisent.<\/p>\n<p>Mais qu&rsquo;en est-il du langage et du fardeau historique qu&rsquo;une seule note de l&rsquo;orgue fait immanquablement rejaillir \u00e0 l&rsquo;esprit de tout m\u00e9lomane? Faut-il n\u00e9cessairement la d\u00e9construire pour en tirer quelque chose de frais? Ici, la longue histoire de l\u2019orgue aura incite\u0301 Salonen \u00ab a\u0300 imaginer une musique \u00ab\u00a0ancienne\u00a0\u00bb d\u2019un monde hypothe\u0301tique, d&rsquo;un univers alternatif, qui est toujours mien mais un peu e\u0301tranger \u00bb. En r\u00e9alit\u00e9, cet \u00ab univers alternatif \u00bb est un pr\u00e9sent d\u00e9complex\u00e9 qui accueille la tradition et qui chemine avec elle dans un esprit filial.<\/p>\n<p>L&rsquo;entreprise est risqu\u00e9e, car elle ne peut jamais dissimuler les qualit\u00e9s musicales du compositeur et notamment son imagination dans l&rsquo;orchestration, sa sensibilit\u00e9 pour la m\u00e9lodie et son sens de la forme. \u00c0 travers Pavane et Sicilienne, lamentation et organum, l&rsquo;\u0153uvre aspire l&rsquo;auditeur dans un monde probable, \u00e0 la fois familier et nouveau, et sa structure nous raconte une trame ficel\u00e9e de tensions et de d\u00e9tentes, elles aussi \u00e0 la recherche d&rsquo;un \u00e9quilibre. Jusqu&rsquo;au solo inspir\u00e9 par la mort de la m\u00e8re du compositeur \u00e0 la fin du deuxi\u00e8me mouvement, l&rsquo;\u0153uvre est luxuriante, color\u00e9e, gorg\u00e9e de contrastes et souvent hypnotisante.<\/p>\n<p>Malheureusement, l&rsquo;\u00e9difice s&rsquo;effondre dans le troisi\u00e8me volet, alors que l&rsquo;\u00e9quilibre se rompt et que tout bascule dans l&rsquo;exc\u00e8s. Intitul\u00e9 \u00ab Ghost Montage \u00bb, le mouvement d\u00e9bute par \u00ab une musique bruyante inspir\u00e9e par les riffs d&rsquo;orgue entendus dans les parties de la Ligue nationale de hockey aux \u00c9tats-Unis \u00bb ponctu\u00e9e de cadences certainement tr\u00e8s virtuoses mais inutilement loquaces. Au mieux, nous y voyons l\u00e0 peut-\u00eatre une critique acerbe des pires tentatives postmodernes ou encore une satire nihiliste de l&rsquo;\u00e9tat dans lequel se retrouve notre culture. Et on se demande pourquoi, apr\u00e8s avoir \u00e9chafaud\u00e9 patiemment tant de beaut\u00e9, apr\u00e8s tant de promesses, pourquoi se rabattre sur cette id\u00e9e convenue, alors que nous vivons d\u00e9j\u00e0 tous en permanence dans des \u00ab Ghost montage \u00bb &#8230; Quel dommage!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_84427\" aria-describedby=\"caption-attachment-84427\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-84427\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/OsmoVanska_\u00a9Lisa-Marie-Mazzucco_cropped_1200.jpg\" alt=\"Les concerts de cette semaine marquent le retour du chef finlandais Osmo V\u00e4nsk\u00e4 devant l'OSM. (Photo : Lisa-Marie Mazzucco) \" width=\"1200\" height=\"754\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/OsmoVanska_\u00a9Lisa-Marie-Mazzucco_cropped_1200.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/OsmoVanska_\u00a9Lisa-Marie-Mazzucco_cropped_1200-300x189.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/OsmoVanska_\u00a9Lisa-Marie-Mazzucco_cropped_1200-1024x643.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/OsmoVanska_\u00a9Lisa-Marie-Mazzucco_cropped_1200-768x483.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-84427\" class=\"wp-caption-text\">Les concerts de cette semaine marquent le retour du chef finlandais Osmo V\u00e4nsk\u00e4 devant l&rsquo;OSM. (Photo : Lisa-Marie Mazzucco)<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;offrande de <strong>Salonen<\/strong> a \u00e9t\u00e9 accueillie avec pr\u00e9ciosit\u00e9 par <strong>V\u00e4nsk\u00e4<\/strong> qui est demeur\u00e9 humble et n\u00e9anmoins magn\u00e9tique, comme si toutes les d\u00e9charges timbrales de l&rsquo;orchestre et de l&rsquo;orgue convergeaient vers lui avant d&rsquo;exploser dans une Maison symphonique tr\u00e8s r\u00e9verb\u00e9rante. Situ\u00e9 devant l&rsquo;orchestre et se tenant dos au public, <strong>Olivier Latry<\/strong> s&rsquo;est affair\u00e9 des pieds et des mains \u00e0 tenir t\u00eate aux masses orchestrales dans un corps \u00e0 corps des plus enlevant. Il est \u00e9vident que pour le chef comme pour le soliste, il s&rsquo;agissait, en pr\u00e9sentant cette pi\u00e8ce, de beaucoup plus que de cocher des cases ou que de r\u00e9pondre \u00e0 des exigences de quotas de musique nouvelle.<\/p>\n<p>Pour la premi\u00e8re fois dans l&rsquo;histoire de la Maison symphonique, une modification a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e au plafond acoustique en cours de concert, les panneaux mobiles de celui-ci ayant \u00e9t\u00e9 abaiss\u00e9s de pr\u00e8s de trois m\u00e8tres durant l&rsquo;entracte. Lumineuse id\u00e9e qui aura permis aux deux \u0153uvres d&rsquo;\u00eatre pleinement souveraines dans leur d\u00e9ploiement acoustique. On retrouve donc ici un orchestre beaucoup moins diffus, mais qui conserve n\u00e9anmoins toute sa chaleur : l&rsquo;effet de contraste est saisissant d\u00e8s les premi\u00e8res notes de la symphonie de Rachmaninov, \u00e9mises aux cordes graves.<\/p>\n<p>Mod\u00e8le d&rsquo;exacerbation romantique par excellence o\u00f9 l&#8217;emphase lyrique des cordes se tient toujours \u00e0 la limite de l&rsquo;exc\u00e8s, la seconde symphonie de Rachmaninov repr\u00e9sente un d\u00e9fi de taille! Au-del\u00e0 des nombreux passages qui ont servis de mod\u00e8le \u00e0 toute la musique de film de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or d&rsquo;Hollywood, son plus grand m\u00e9rite est celui de sa forme qui \u00e9volue \u00e0 la fois dans une progression lin\u00e9aire et cyclique. C&rsquo;est dans cette apparente contradiction que se situe une vive fragilit\u00e9 et c&rsquo;est en trouvant les moyens pour la d\u00e9voiler que l&rsquo;\u0153uvre transcende sa surface.<\/p>\n<p>\u00c0 cet \u00e9gard, <strong>Osmo V\u00e4nsk\u00e4<\/strong> est le chef tout d\u00e9sign\u00e9 : il r\u00e9ussit \u00e0 ne pas tout dire trop t\u00f4t et tout le temps. Attentif au chemin qu&rsquo;il fallait emprunter pour atteindre, dans les toutes derni\u00e8res mesures, l&rsquo;infini d\u00e9ploiement sur trois octaves du th\u00e8me principal, il \u00e9vite l&rsquo;\u00e9cueil de la surench\u00e8re. Sa battue est demeur\u00e9e \u00e9conome et sa gestuelle, dans l&rsquo;ensemble, plut\u00f4t r\u00e9serv\u00e9e. Ce n&rsquo;est pas lui qui est au coeur de l&rsquo;\u0153uvre, mais plut\u00f4t la relation qu&rsquo;il construit devant nous avec les membres de l&rsquo;orchestre. En tout temps, sa posture demeure fluide et oscille entre une autorit\u00e9 bienveillante et un laisser-faire tout en confiance qui l&rsquo;am\u00e8ne m\u00eame \u00e0 d\u00e9poser sa baguette pour le troisi\u00e8me mouvement.<\/p>\n<p>De cette interpr\u00e9tation on retient aussi le grand soin apport\u00e9 aux <em>perdendosi<\/em> et au d\u00e9coupage tr\u00e8s net des voix dans le fugato du deuxi\u00e8me mouvement, aux enflures dynamiques des cordes en tremolo qui a litt\u00e9ralement fait rena\u00eetre Sibelius, aux tuilages parfaitement homog\u00e8nes des altos et des bassons et aux prestations impeccables de <strong>Todd Cope<\/strong> (clarinette), <strong>Timothy Hutchins<\/strong> (fl\u00fbte) et <strong>Catherine Turner<\/strong> (cor) dans leurs nombreux passages en solo. Seule ombre au tableau, l&rsquo;\u00e9quilibre entre les cordes et les bois souffre de plus en plus, le rapport de force entre les deux sections se d\u00e9sagr\u00e9geant au d\u00e9triment de ces derniers. Cela devient particuli\u00e8rement \u00e9vident dans la seconde partie du troisi\u00e8me mouvement et \u00e0 la toute fin, o\u00f9 l&rsquo;accompagnement en valeurs ternaires n&rsquo;\u00e9tait perceptible qu&rsquo;avec l&rsquo;arriv\u00e9e en renfort des cuivres. Mais il s&rsquo;agit sans doute d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne circonstanciel propre au centre du parterre ou nous \u00e9tions : <strong>V\u00e4nsk\u00e4<\/strong>, clarinettiste de formation, entendait sans doute le tout dans un meilleur \u00e9quilibre sur le podium.<\/p>\n<p>Si la proposition de l&rsquo;<strong>OSM<\/strong> paraissait d&#8217;embl\u00e9e audacieuse, le soin apport\u00e9 \u00e0 sa r\u00e9alisation a fait la d\u00e9monstration que les musiques de cr\u00e9ation et de r\u00e9pertoire peuvent s&rsquo;enrichir au profit du m\u00e9lomane. Voil\u00e0 une initiative que nous saluons!<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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Des retrouvailles qui se sont tenues dans un respect et une r\u00e9ciprocit\u00e9 exemplaires et qui ont offert une lecture unifi\u00e9e et coh\u00e9rente d&rsquo;\u0153uvres qui, a priori, n&rsquo;ont que tr\u00e8s peu en commun.<\/p>\n","protected":false},"author":68,"featured_media":84426,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[42107,52],"tags":[42106,2542],"yst_prominent_words":[21554,9813,10287,9808,9869,30047,13961],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE47.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-lXF","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84423"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/68"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84423"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84423\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":84466,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84423\/revisions\/84466"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/84426"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84423"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84423"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84423"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=84423"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}