{"id":84234,"date":"2024-10-07T12:27:11","date_gmt":"2024-10-07T16:27:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=84234"},"modified":"2024-10-08T14:00:02","modified_gmt":"2024-10-08T18:00:02","slug":"critique-concert-hommage-saariaho-de-la-smcq-pour-echapper-au-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/10\/07\/critique-concert-hommage-saariaho-de-la-smcq-pour-echapper-au-temps\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Concert hommage \u00e0 Saariaho de la SMCQ : Pour \u00e9chapper au temps"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_84235\" aria-describedby=\"caption-attachment-84235\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-84235\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE44.jpg\" alt=\"Les Petits chanteurs du Mont-Royal et l'Ensemble de la SMCQ sous la direction de Cristian Gort. (Photo : Marie-\u00c8ve LaBadie pour la SMCQ)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE44.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE44-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE44-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/Copie-de-CRITIQUE44-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-84235\" class=\"wp-caption-text\">Les Petits chanteurs du Mont-Royal et l&rsquo;Ensemble de la SMCQ sous la direction de Cristian Gort. (Photo : Marie-\u00c8ve LaBadie pour la SMCQ)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pour lancer sa 59<sup>e <\/sup>saison, la <strong>Soci\u00e9t\u00e9 de musique contemporaine du Qu\u00e9bec<\/strong> (<strong>SMCQ<\/strong>) a concoct\u00e9 un hommage \u00e0 la compositrice finlandaise <strong>Kaija Saariaho<\/strong>, mais plut\u00f4t que de pr\u00e9senter un concert monographique, on y retrouvait deux \u0153uvres qu\u00e9b\u00e9coises qui r\u00e9sonnent aux pr\u00e9occupations de cette derni\u00e8re. Car au-del\u00e0 des perspectives esth\u00e9tiques, c&rsquo;est le rapport au temps qui tisse un fil d&rsquo;Ariane \u00e0 travers ce programme solide, logique et pertinent.<\/p>\n<p>Pour \u00e9chapper au temps, les compositeurs de la mouvance minimaliste, plus particuli\u00e8rement <strong>Steve Reich<\/strong> et <strong>Philip Glass<\/strong>, ont us\u00e9 de la r\u00e9p\u00e9tition rythmique et de ses d\u00e9phasages pour cr\u00e9er cet \u00e9tat hypnotique si particulier. Les compositeurs du pr\u00e9sent programme ont exploit\u00e9 une autre conception pour envo\u00fbter l&rsquo;auditeur. En construisant et en nourrissant des \u0153uvres d&rsquo;un flux musical constant, \u00e0 la fois riche et limpide, ils ont cr\u00e9\u00e9 des moments hors du temps, comme un rivage o\u00f9 le mouvement des eaux et des vagues \u00e9volue sans d\u00e9but ni fin. Ainsi s\u2019encha\u00eenait au cours de la soir\u00e9e des moments d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9s, des parenth\u00e8ses au c\u0153ur de nos vies mouvement\u00e9es.<\/p>\n<p>On ne le dira jamais assez, il y a chez nous des compositeurs extraordinaires dont la musique gagnerait \u00e0 \u00eatre \u00e9cout\u00e9es plus souvent. <strong>Keiko<\/strong> <strong>Devaux<\/strong> et <strong>Hans<\/strong> <strong>Martin<\/strong> sont de cette trempe. En paraphrasant la c\u00e9l\u00e8bre chanson, il est bon de se rappeler qu&rsquo;on a mis des compositeurs au monde, on devrait peut-\u00eatre les \u00e9couter!<\/p>\n<h3>Stance de Hans Martin<\/h3>\n<p>Pr\u00e9sent\u00e9 en cr\u00e9ation, <em>Stance<\/em> de <strong>Martin<\/strong>, pour ch\u0153ur d&rsquo;enfants et ensemble instrumental, est un petit bijou enj\u00f4leur : un mouvement m\u00e9ditatif, presque une transe, o\u00f9 le po\u00e8me de Claude de Pontoux (po\u00e8te fran\u00e7ais du XVI<sup>e <\/sup>si\u00e8cle) est pr\u00e9texte plus que contexte. La structure anaphorique du po\u00e8me voit son amplification musicale se d\u00e9ployer dans des gestes simples (on y reconna\u00eetra des techniques d&rsquo;\u00e9critures h\u00e9rit\u00e9es des musiques anciennes), mais envelopp\u00e9s dans un \u00e9crin tout contemporain et nourris par des sonorit\u00e9s feutr\u00e9es, sensibles et vibrantes. Avec une phrase r\u00e9p\u00e9t\u00e9e doucement tout au long de l\u2019\u0153uvre, constamment vari\u00e9e par les timbres et par les collusions harmoniques, on croirait vivre la m\u00eame exp\u00e9rience qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9coute du <em>Cantus \u00e0 la m\u00e9moire de Benjamin Britten<\/em> d&rsquo;Arvo P\u00e4rt, mais ici teint\u00e9 d&rsquo;une m\u00e9lancolie m\u00e9ditative certes moins dramatique quoique tout aussi profonde dans l&rsquo;inspiration. On en veut plus et on a h\u00e2te de d\u00e9couvrir les prochaines \u0153uvres de ce jeune compositeur \u00e0 la d\u00e9marche singuli\u00e8re et inspirante.<\/p>\n<h3>Arras de Keiko Devaux<\/h3>\n<p>Avec <em>Arras<\/em> de <strong>Keiko Devaux<\/strong>, on a affaire \u00e0 une \u0153uvre solide, aur\u00e9ol\u00e9e du prix Juno de la Composition classique en 2022. On retrouve la finesse d&rsquo;\u00e9criture typique de la compositrice dans une \u0153uvre qui, paradoxalement, est aussi kal\u00e9idoscopique que profond\u00e9ment unie. Dans un continuum sonore qui se d\u00e9verse avec gr\u00e2ce, la compositrice fait intervenir diverses inspirations qui s&rsquo;y unissent \u00e0 merveille. Ce qui impressionne dans cet amalgame, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9motion qui se d\u00e9gage du discours\u00a0: en aucun cas les transformations du mat\u00e9riau ne sont pr\u00e9textes \u00e0 de st\u00e9riles d\u00e9monstrations techniques, mais bien au contraire, elles concourent \u00e0 faire vibrer l&rsquo;auditeur d&rsquo;une \u00e9motion sinc\u00e8re et profond\u00e9ment humaine, \u00e0 la fois personnelle et universelle. Un v\u00e9ritable tour de force!<\/p>\n<h3>Kaija Saariaho<\/h3>\n<p>Quant \u00e0 la compositrice hommag\u00e9e du concert, <strong>Kaija Saariaho<\/strong>, nous avons eu droit \u00e0 l&rsquo;une de ses plus grandes r\u00e9ussites : <em>Lichtbogen<\/em>. Datant du milieu des ann\u00e9es 80, l\u2019\u0153uvre s&rsquo;inspire des aurores bor\u00e9ales. La partition d\u00e9ploie dans des gestes amples, telles de grandes respirations, des couleurs tant\u00f4t chatoyantes, tant\u00f4t brillantes, \u00e0 l&rsquo;image de ces lumi\u00e8res mouvantes \u00e0 la myst\u00e9rieuse beaut\u00e9 que la musique refl\u00e8te avec une justesse admirable. \u00c0 la t\u00eate de l&rsquo;<strong>Ensemble de la SMCQ<\/strong>, <strong>Cristian Gort<\/strong> offrait une interpr\u00e9tation \u00e9quilibr\u00e9e entre l&rsquo;analyse c\u00e9r\u00e9brale de la partition et sa r\u00e9alisation tout en douceur et en sensualit\u00e9.<\/p>\n<p>Toujours de <strong>Saariaho<\/strong>, <em>Jardin secret I<\/em> a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9, un choix de programmation tr\u00e8s heureux car nous n&rsquo;avons pas souvent la chance d&rsquo;entendre de la musique \u00e9lectroacoustique dans un concert de musique instrumentale. Or, il est extr\u00eamement pertinent pour une compositrice qui a abord\u00e9 les deux m\u00e9diums avec un bonheur \u00e9gal de faire c\u00f4toyer ces deux types de d\u00e9marche. La coh\u00e9rence de sa vision cr\u00e9atrice \u00e0 travers deux m\u00e9diums qui peuvent sembler antinomiques y est remarquable. Sensualit\u00e9 et finesse des couleurs sonores ont fait de ce jardin secret un pendant tellurique \u00e0 <em>Lichbogen<\/em>.<\/p>\n<p>Les <strong>Petits chanteurs du Mont-Royal<\/strong> et leur directeur <strong>Andrew Gray<\/strong> \u00e9taient invit\u00e9s non seulement \u00e0 interpr\u00e9ter la cr\u00e9ation d&rsquo;<strong>Hans Martin<\/strong>, mais aussi \u00e0 chanter en ouverture et en fermeture de concert la pi\u00e8ce <em>Horloge, tais-toi!<\/em>, dans sa version originale pour ch\u0153ur et piano puis dans une version pour petit ensemble instrumental. Avec cette \u0153uvre espi\u00e8gle et goguenarde, Saariaho d\u00e9voilait avec ludisme une obsession face au temps, symbolis\u00e9 par les sons d&rsquo;une horloge. Une obsession qui c\u00f4toie l&rsquo;angoisse de la mort, car le temps qui s&rsquo;\u00e9coule nous rappelle in\u00e9vitablement notre finitude. Chant\u00e9 par des enfants et dans des mots d&rsquo;enfant (le po\u00e8me est d&rsquo;ailleurs sign\u00e9 par le fils de la compositrice), cette r\u00e9flexion comi-tragique sur le temps venait clore un p\u00e9riple sonore palpitant et pertinent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_84236\" aria-describedby=\"caption-attachment-84236\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-84236\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/SMCQ-Concert-Saariaho-projection-video_Marie-Eve-LaBadie-SMCQ_Saariaho-03-10-2024.jpg\" alt=\"Chaque \u0153uvre \u00e9tait coupl\u00e9e \u00e0 une projection vid\u00e9o cr\u00e9\u00e9e pour l'\u00e9v\u00e9nement. (Photo : Marie-\u00c8ve LaBadie pour la SMCQ)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/SMCQ-Concert-Saariaho-projection-video_Marie-Eve-LaBadie-SMCQ_Saariaho-03-10-2024.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/SMCQ-Concert-Saariaho-projection-video_Marie-Eve-LaBadie-SMCQ_Saariaho-03-10-2024-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/SMCQ-Concert-Saariaho-projection-video_Marie-Eve-LaBadie-SMCQ_Saariaho-03-10-2024-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/10\/SMCQ-Concert-Saariaho-projection-video_Marie-Eve-LaBadie-SMCQ_Saariaho-03-10-2024-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-84236\" class=\"wp-caption-text\">Chaque \u0153uvre \u00e9tait coupl\u00e9e \u00e0 une projection vid\u00e9o cr\u00e9\u00e9e pour l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. (Photo : Marie-\u00c8ve LaBadie pour la SMCQ)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Projections vid\u00e9o<\/h3>\n<p>Un mot sur l&rsquo;habillage du concert. Chaque \u0153uvre \u00e9tait coupl\u00e9e \u00e0 une projection vid\u00e9o cr\u00e9\u00e9e pour l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. Si les qualit\u00e9s intrins\u00e8ques de ce travail de vid\u00e9ographe sont notables, il est l\u00e9gitime de se questionner sur leur raison d&rsquo;\u00eatre dans un concert o\u00f9 la totalit\u00e9 des \u0153uvres musicales n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour accompagner une telle projection. Pour <em>Lichtbogen<\/em>, des projections d&rsquo;aurores bor\u00e9ales accompagnaient la musique, telle une version de luxe d&rsquo;une soir\u00e9e des Grands Explorateurs consacr\u00e9e \u00e0 la Finlande. Quant \u00e0 <em>Horloge, tais-toi!<\/em>, la vid\u00e9o narrative rappelait quelque peu l&rsquo;histoire d&rsquo;<em>Alice au pays des merveilles<\/em>. Et pour le reste du programme, des images plus abstraites se d\u00e9ployaient, avec un int\u00e9r\u00eat in\u00e9gal par rapport \u00e0 la musique jou\u00e9e sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>On y d\u00e9c\u00e8le un d\u00e9sir de rendre plus vivant et plus accessible ce r\u00e9pertoire, voire de cr\u00e9er une \u0153uvre d&rsquo;art totale, alliant sons et images. Pour l\u00e9gitime que soit cette d\u00e9marche, elle n&rsquo;est pas encore convaincante. Peut-\u00eatre que la conception d&rsquo;un tel projet devrait se d\u00e9velopper plus en amont avec les cr\u00e9ateurs. On se rappellera que ce type de d\u00e9marche \u00e9tait l&rsquo;une des signatures distinctives de l&rsquo;<strong>ECM+<\/strong> et de <strong>V\u00e9ronique Lacroix<\/strong>. Or la vision de cette derni\u00e8re s&rsquo;\u00e9tait \u00e9tal\u00e9e sur de nombreuses saisons, permettant de d\u00e9velopper et de raffiner une recette gagnante o\u00f9 musique et autres m\u00e9dias trouvaient leur place l\u00e9gitime dans des spectacles con\u00e7us dans cette optique. Pour le pr\u00e9sent concert, on a l&rsquo;impression qu&rsquo;on cherche encore la recette.<\/p>\n<p>Mais ce regard critique ne doit pas entacher les magnifiques souvenirs impr\u00e9gn\u00e9s chez le public de ce concert. Retenons surtout un programme de grande qualit\u00e9 qui, le temps d&rsquo;une soir\u00e9e, nous aura permis d&rsquo;\u00e9chapper au temps avec d\u00e9lice et suavit\u00e9.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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