{"id":83155,"date":"2024-08-14T16:55:31","date_gmt":"2024-08-14T20:55:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=83155"},"modified":"2024-09-10T11:52:10","modified_gmt":"2024-09-10T15:52:10","slug":"critique-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/08\/14\/critique-10\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Une Chauve-souris frivole r\u00e9ussie par l&rsquo;ICAV"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_83168\" aria-describedby=\"caption-attachment-83168\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-83168\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE34.jpg\" alt=\"La chauve-souris dans la mise en sc\u00e8ne de Lorraine Pintal pr\u00e9sent\u00e9e par les stagiaires de l'ICAV au salon Richmond. (Photo : Baptiste Jehl)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE34.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE34-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE34-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE34-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-83168\" class=\"wp-caption-text\">La chauve-souris dans la mise en sc\u00e8ne de Lorraine Pintal pr\u00e9sent\u00e9e par les stagiaires de l&rsquo;ICAV au salon Richmond. (Photo : Baptiste Jehl)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Samedi et dimanche derniers avaient lieu au salon Richmond les repr\u00e9sentations de <em>La chauve-souris<\/em>, projet final des stagiaires de l&rsquo;<strong>Institut canadien d&rsquo;art vocal (ICAV)<\/strong>. Accompagn\u00e9s par l&rsquo;<strong>Orchestre classique de Montr\u00e9al<\/strong> dirig\u00e9 par <strong>Simon Rivard<\/strong>, une vingtaine de chanteurs et chanteuses en d\u00e9but de carri\u00e8re ont fait revivre l&rsquo;histoire du coup mont\u00e9 par Falke pour se venger de la mauvaise blague qu&rsquo;il a subie de la part de son ami Eisenstein.<\/p>\n<h3>Les exigences d&rsquo;un exercice p\u00e9dagogique<\/h3>\n<p>L&rsquo;insertion d&rsquo;une deuxi\u00e8me \u0153uvre, soit The <em>Four Note Opera <\/em>de Tom Johnson, au sein de <em>La chauve-souris<\/em> vient rappeler qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un exercice p\u00e9dagogique et que des accommodements doivent \u00eatre faits afin de fournir une exp\u00e9rience sc\u00e9nique \u00e0 tout le monde. C&rsquo;est malheureusement l&rsquo;unique raison expliquant l&rsquo;interruption abrupte de l&rsquo;effervescente op\u00e9rette pour faire subir au public ce deuxi\u00e8me mini-op\u00e9ra musicalement ennuyant dont l&rsquo;humour meta s&rsquo;use tr\u00e8s vite (\u00ab\u00a0Je suis la soprano. Je vais chanter cet air deux fois, une fois lentement pour faire valoir mes talents lyriques, et une fois rapidement pour afficher ma virtuosit\u00e9.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Nous allons maintenant vous r\u00e9sumer l&rsquo;air de la soprano. Elle chantera son air une premi\u00e8re fois lentement, pour faire valoir ses talents lyriques, et une deuxi\u00e8me fois rapidement pour afficher sa virtuosit\u00e9\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0C&rsquo;est maintenant le moment pour moi de reprendre l&rsquo;air que j&rsquo;ai chant\u00e9 lentement, mais maintenant je vais le chanter rapidement\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Nous n&rsquo;allons pas vous r\u00e9sumer l&rsquo;air de la soprano, qu&rsquo;elle a cette fois chant\u00e9 rapidement.\u00a0\u00bb). Si <em>The Four Note Opera<\/em> n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 passer les feux de la rampe, ce n&rsquo;est pas la faute des cinq talentueux chanteurs et chanteuses aux voix convaincantes (<strong>Zoe McCormick<\/strong>, <strong>Isabelle Cuminato<\/strong>, <strong>S\u00e9bastien Comtois<\/strong>, <strong>Brian Alvarado<\/strong> et <strong>Theodore McAlindon<\/strong>) et du chef <strong>Simon Charette<\/strong>, avec l&rsquo;appui de la pianiste <strong>Alona Milner<\/strong>, qui se sont tous acquitt\u00e9 avec aplomb de la t\u00e2che qui leur avait \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e. Ce n&rsquo;est pas non plus la faute de la mise en sc\u00e8ne de <strong>Josh Major<\/strong>, qui injecte de l&rsquo;animation dans le concept fastidieux de l&rsquo;\u0153uvre. Ils ont tous fait de leur mieux pour sublimer un mat\u00e9riau plomb\u00e9 qui n&rsquo;aura jamais r\u00e9ussi \u00e0 prendre son envol.<\/p>\n<h3>C&rsquo;est le monde de Ludovic Jean et les autres personnages y vivent<\/h3>\n<p>Habilement, la metteure en sc\u00e8ne <strong>Lorraine Pintal<\/strong> a repris \u00e0 son profit la dimension meta en ajoutant \u00e0 <em>La chauve-souris<\/em> un r\u00f4le de ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie-narrateur jou\u00e9 avec d\u00e9lectation par <strong>Ludovic Jean<\/strong>, dans un esprit <em>The Joker<\/em> rencontre Tim Burton rencontre <em>Cabaret<\/em>. Par l&rsquo;entremise de mimiques silencieuses ou de manipulations d&rsquo;un cadre mobile encadrant son visage ou les personnages, ce ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie\/fou du roi cr\u00e9e une nouvelle dimension narrative au sein de laquelle Einsenstein, Falke et les autres deviennent des personnages de sa cr\u00e9ation dont il guide le destin. Hormis des babillages d\u00e9rangeants aupr\u00e8s de membres individuels du public alors que l&rsquo;orchestre jouait l&rsquo;ouverture, et sa narration superflue des mouvements du directeur de prison Frank au d\u00e9but du troisi\u00e8me acte (\u00e0 moins que \u00e7a n&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 une autre blague meta subtile, une fa\u00e7on de se moquer du texte balourd du <em>Four Note Opera<\/em>), ce ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie ajout\u00e9 apportait r\u00e9ellement une nouvelle profondeur de lecture sans d\u00e9naturer l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;origine. <strong>Pintal<\/strong> m\u00e9rite d&rsquo;ailleurs des f\u00e9licitations pour l&rsquo;ensemble de sa mise en sc\u00e8ne p\u00e9tillante et imaginative et pour son exploitation de l&rsquo;espace offert par le salon Richmond.<\/p>\n<h3>La distribution<\/h3>\n<p>Les stagiaires de l&rsquo;<strong>Institut canadien d&rsquo;art vocal<\/strong> ont d\u00e9montr\u00e9 le haut niveau des talents d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : au sein d&rsquo;une distribution d&rsquo;un niveau remarquablement \u00e9gal, aucun \u00e9l\u00e9ment faible. <strong>Geoffrey Schellenberg<\/strong> s&rsquo;est d\u00e9marqu\u00e9 non seulement par sa voix sonore, mais \u00e9galement par son jeu int\u00e9grant juste ce qu&rsquo;il faut de caricature dans son r\u00f4le d&rsquo;Eisenstein. <strong>Abigail Sinclair<\/strong>, en Ad\u00e8le, a \u00e9gren\u00e9 des \u00ab\u00a0Hahaha!\u00a0\u00bb impeccablement plac\u00e9s dans l&rsquo;air \u00ab\u00a0Mon cher marquis\u00a0\u00bb. <strong>Megan Henry<\/strong> a surmont\u00e9 les dialogues en fran\u00e7ais pour offrir une interpr\u00e9tation juste de Rosalinde, bien qu&rsquo;elle aurait pu pousser un peu plus loin les couleurs de sa Czardas. <strong>Mishael Eusebio<\/strong>, <strong>Matt Mueller<\/strong>, <strong>Maddie Studt<\/strong> et <strong>Keunwon Park<\/strong> ont \u00e9galement habit\u00e9 leurs personnages respectifs avec humour et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, contribuant \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p><strong>Simon Rivard<\/strong> tenait adroitement les r\u00eanes d&rsquo;un <strong>OCM<\/strong> r\u00e9duit, donnant h\u00e2te de le voir diriger <em>La boh\u00e8me<\/em> \u00e0 l&rsquo;<strong>Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<\/strong> en mai prochain. Priv\u00e9 de plusieurs membres habituels, l&rsquo;<strong>OCM<\/strong> a fourni un accompagnement solide et fiable, malgr\u00e9 des probl\u00e8mes occasionnels d&rsquo;intonation chez les premiers violons. La disposition de l&rsquo;orchestre au fond de la sc\u00e8ne ne permettant pas aux chanteurs et chanteuses de voir les gestes de Rivard, c&rsquo;est la cheffe stagiaire <strong>Madeleine Krick<\/strong>, assise en bas de la sc\u00e8ne c\u00f4t\u00e9 cour, qui a vaillamment accompli la t\u00e2che ingrate de relayer ses gestes.<\/p>\n<p>Le programme a \u00e9t\u00e9 repris le dimanche avec une distribution diff\u00e9rente.<\/p>\n<h3>Cocktail b\u00e9n\u00e9fice<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>Institut canadien d&rsquo;art vocal<\/strong> et sa direction bic\u00e9phale men\u00e9e par le couple <strong>\u00c9tienne Dupuis<\/strong>&#8211;<strong>Nicole Car<\/strong> lance d\u00e9j\u00e0 une invitation \u00e0 son cocktal b\u00e9n\u00e9fice soulignant les vingt ans de l&rsquo;organisme. Lors de cette soir\u00e9e pr\u00e9vue le 16 septembre prochain, \u00e9galement au salon Richmond, le public aura l&rsquo;occasion d&rsquo;entendre les prestations du violoncelliste <strong>St\u00e9phane T\u00e9treault<\/strong>, du t\u00e9nor <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Antoun<\/strong> et de la mezzo-soprano <strong>Klara Martel-Laroche.<\/strong><\/p>\n<p>LE 16 SEPTEMBRE, 17 h 30, SALON RICHMOND D\u00c9TAILS ET BILLETS<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l\u2019op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> <a href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI\u00a0<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Samedi et dimanche dernier avaient lieu au salon Richmond les repr\u00e9sentations de La chauve-souris, projet final des stagiaires de l&rsquo;ICAV. Accompagn\u00e9s par l&rsquo;OCM dirig\u00e9 par Simon Rivard, une vingtaine de chanteurs et chanteuses en d\u00e9but de carri\u00e8re ont fait revivre l&rsquo;histoire du coup mont\u00e9 par Falke pour se venger de la mauvaise blague qu&rsquo;il a subie de la part de son ami Eisenstein.<\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":83168,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[42107,52],"tags":[42106,42261,25343,34470],"yst_prominent_words":[33191,24479,19500,33203,11145,22390],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE34.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-lDd","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83155"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/55"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=83155"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83155\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":83814,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83155\/revisions\/83814"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/83168"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=83155"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=83155"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=83155"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=83155"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}