{"id":83027,"date":"2024-08-06T14:02:09","date_gmt":"2024-08-06T18:02:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=83027"},"modified":"2024-08-06T14:02:09","modified_gmt":"2024-08-06T18:02:09","slug":"critique-la-vie-parisienne-au-festival-dopera-de-quebec-une-prestation-eclatante-mais-trop-sage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/08\/06\/critique-la-vie-parisienne-au-festival-dopera-de-quebec-une-prestation-eclatante-mais-trop-sage\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | La vie parisienne au Festival d\u2019op\u00e9ra de Qu\u00e9bec : Une prestation \u00e9clatante mais trop sage"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_83030\" aria-describedby=\"caption-attachment-83030\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-83030\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE32.jpg\" alt=\"La mise en sc\u00e8ne de Jean-Romain Vesperini situe l'action de La vie parisienne dans le glamour kitsch des ann\u00e9es 1980 \u00e0 Paris. (Photo : Jessica Latouche)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE32.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE32-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE32-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/Copie-de-CRITIQUE32-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-83030\" class=\"wp-caption-text\">La mise en sc\u00e8ne de Jean-Romain Vesperini situe l&rsquo;action de La vie parisienne dans le glamour kitsch des ann\u00e9es 1980 \u00e0 Paris. (Photo : Jessica Latouche)<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>par \u00c9tienne Cousineau<\/em><\/p>\n<p>Du 2 au 4 ao\u00fbt dernier, le Grand Th\u00e9\u00e2tre de Qu\u00e9bec accueillait une production \u00e9tincelante de <em>La vie parisienne<\/em> de Jacques Offenbach, dans le cadre du <strong>Festival d\u2019op\u00e9ra de Qu\u00e9bec<\/strong>. Cet op\u00e9ra bouffe, un joyau du r\u00e9pertoire fran\u00e7ais, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 avec une fra\u00eecheur et une modernit\u00e9 ind\u00e9niables, transposant le Paris du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle dans le glamour exub\u00e9rant des ann\u00e9es 1980. Bien que vocalement et musicalement impeccable, cette version manque malheureusement parfois de l\u2019\u00e9clat et de l\u2019humour typiques de l\u2019\u0153uvre originale d\u2019Offenbach.<\/p>\n<p>La direction musicale de<strong> Thomas Le Duc-Moreau<\/strong> a parfaitement respect\u00e9 le style et la vivacit\u00e9 caract\u00e9ristiques d\u2019Offenbach, ce qui a permis de rendre justice \u00e0 la partition avec une \u00e9nergie et une pr\u00e9cision remarquables.<\/p>\n<p>La transposition audacieuse de la mise en sc\u00e8ne de<strong> Jean-Romain Vesperini<\/strong> dans le <em>glamour<\/em> kitsch et flamboyant des ann\u00e9es 80 est une d\u00e9cision courageuse et int\u00e9ressante. Des r\u00e9f\u00e9rences omnipr\u00e9sentes \u00e0 Cindy Lauper et \u00e0 Yves Saint Laurent, sans oublier l\u2019esprit fastueux de la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e <em>Dynasty<\/em>, ajoutent une couche de nostalgie et de fantaisie visuelle. Cependant, l\u2019utilisation excessive du <em>voguing <\/em>(style de danse urbaine imitant les poses des mannequins avec les mains et les bras autour du visage), bien qu&rsquo;amusante au d\u00e9part, finit par para\u00eetre r\u00e9p\u00e9titive et superflu, diluant quelque peu l\u2019effet comique.<\/p>\n<p>Les d\u00e9cors, les costumes et les \u00e9clairages ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement bien exploit\u00e9s, cr\u00e9ant une atmosph\u00e8re visuellement s\u00e9duisante et immersive. Chaque \u00e9l\u00e9ment visuel a contribu\u00e9 \u00e0 renforcer l\u2019ambiance et l\u2019\u00e9poque choisie, faisant de chaque sc\u00e8ne un tableau vivant de la d\u00e9cennie cibl\u00e9e.<\/p>\n<p>Cependant, malgr\u00e9 l\u2019\u00e9l\u00e9gance de la mise en sc\u00e8ne, il manquait une certaine \u00e9tincelle et un humour piquant, typiques des \u0153uvres d\u2019Offenbach. La production de <strong>Vesperini<\/strong>, bien que soign\u00e9e, ressemblait \u00e0 un champagne sans bulles, manquant de cette effervescence et de ce dynamisme qui font la force de cette \u0153uvre et que les mises en sc\u00e8ne de <strong>Laurent Pelly<\/strong> rendent bien. Certains dialogues auraient pu \u00eatre resserr\u00e9s pour maintenir un rythme plus soutenu et ajouter \u00e0 la vivacit\u00e9 de la performance.<\/p>\n<p>Un exemple frappant de cette perte de dynamisme est le final de l\u2019acte III, un des passages les plus \u00e9nergiques du r\u00e9pertoire d\u2019Offenbach, mais qui tombe malheureusement \u00e0 plat. Les interpr\u00e8tes, statiques dans les escaliers, ne parviennent pas \u00e0 animer cette sc\u00e8ne tandis que cinq ou six techniciens manipulent la structure du d\u00e9cor, une manipulation visible qui enl\u00e8ve une part de magie. Il aurait \u00e9t\u00e9 plus judicieux, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019avoir un plateau tournant, de costumer ces techniciens ou d&rsquo;exploiter les danseurs pour faire tourner le d\u00e9cor, rendant l\u2019action plus fluide et int\u00e9gr\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019action de <em>La vie parisienne<\/em> tourne autour des protagonistes masculins d\u00e9sirant, en vain, assouvir leurs pulsions sexuelles. Pourtant, la production est rest\u00e9e sage de ce c\u00f4t\u00e9, enfouissant l\u2019aspect sexy de l\u2019intrigue. Cette retenue a limit\u00e9 l\u2019impact de l\u2019histoire et a emp\u00each\u00e9 la production d\u2019atteindre son plein potentiel ludique et provocateur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_83035\" aria-describedby=\"caption-attachment-83035\" style=\"width: 2048px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-83035\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_ME-Munger-et-Dominique-Cote_Jessica-Latouche.jpg\" alt=\"Marie-Eve Munger et Dominique C\u00f4t\u00e9 dans La vie parisienne. (Photo : Jessica Latouche)\" width=\"2048\" height=\"1365\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_ME-Munger-et-Dominique-Cote_Jessica-Latouche.jpg 2048w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_ME-Munger-et-Dominique-Cote_Jessica-Latouche-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_ME-Munger-et-Dominique-Cote_Jessica-Latouche-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_ME-Munger-et-Dominique-Cote_Jessica-Latouche-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_ME-Munger-et-Dominique-Cote_Jessica-Latouche-1536x1024.jpg 1536w\" sizes=\"(max-width: 2048px) 100vw, 2048px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-83035\" class=\"wp-caption-text\">Marie-Eve Munger et Dominique C\u00f4t\u00e9 dans La vie parisienne. (Photo : Jessica Latouche)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cela dit, les performances des chanteurs sont irr\u00e9prochables. <strong>Dominique C\u00f4t\u00e9<\/strong>, dans le r\u00f4le de Gardefeu, se distingue par une prestation vocale et un jeu d\u2019acteur tout simplement impeccables. Son interpr\u00e9tation apporte une profondeur et une subtilit\u00e9 remarquables, bien que le personnage lui-m\u00eame semble parfois \u00e9cras\u00e9 par la retenue g\u00e9n\u00e9rale de la production.<\/p>\n<p><strong>Julie Boulianne<\/strong>, en tant que Metella, a incarn\u00e9 une figure sexy et assur\u00e9e, parfaitement en phase avec les exigences vocales du r\u00f4le. Sa pr\u00e9sence sc\u00e9nique apporte un souffle bienvenu de sensualit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Marie-Eve Munger<\/strong> et <strong>Jean-Luc Ballestra<\/strong>, dans les r\u00f4les du couple su\u00e9dois, ont \u00e9galement brill\u00e9 par leurs interpr\u00e9tations. <strong>Munger<\/strong>, en particulier, s\u2019est distingu\u00e9e dans son air du quatri\u00e8me acte, montrant une facette ludique et amusante du personnage. Sa prestation \u00e9tait si captivante que l\u2019on aurait souhait\u00e9 la voir et l\u2019entendre davantage.<\/p>\n<p><strong>M\u00e9lanie Boisvert<\/strong>, dans le r\u00f4le de Gabrielle, a su s\u00e9duire par sa gestuelle audacieuse et bien ancr\u00e9e dans l\u2019esth\u00e9tique pop underground des ann\u00e9es 80. Cependant, elle manquait parfois d\u2019aplomb dans les ensembles, o\u00f9 son personnage aurait d\u00fb \u00eatre plus charismatique et f\u00e9d\u00e9rateur. Ce r\u00f4le, ingrat par nature car peu central \u00e0 l&rsquo;intrigue, demande une pr\u00e9sence forte pour justifier sa pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>Parmi les autres prestations notables, <strong>Sophie Naubert<\/strong> dans le r\u00f4le de Pauline et <strong>Christophe Gay<\/strong> en Urbain et Alfred ont \u00e9galement apport\u00e9 une contribution significative \u00e0 la r\u00e9ussite du spectacle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_83031\" aria-describedby=\"caption-attachment-83031\" style=\"width: 2048px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-83031\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_choeur_Jessica-Latouche.jpg\" alt=\"Le ch\u0153ur dans une chor\u00e9graphie synchronis\u00e9e. (Photo : Jessica Latouche)\" width=\"2048\" height=\"1365\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_choeur_Jessica-Latouche.jpg 2048w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_choeur_Jessica-Latouche-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_choeur_Jessica-Latouche-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_choeur_Jessica-Latouche-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/08\/La-vie-parisienne_choeur_Jessica-Latouche-1536x1024.jpg 1536w\" sizes=\"(max-width: 2048px) 100vw, 2048px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-83031\" class=\"wp-caption-text\">Le ch\u0153ur dans une chor\u00e9graphie synchronis\u00e9e. (Photo : Jessica Latouche)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Malgr\u00e9 une direction musicale solide, le ch\u0153ur, bien que musicalement pr\u00e9cis, a \u00e9t\u00e9 mal exploit\u00e9 dans les finales d\u2019actes. Ces sc\u00e8nes auraient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de gestuelles plus dirig\u00e9es, car les grands moments d\u2019improvisation dans les mouvements ont donn\u00e9 une impression de d\u00e9sorganisation. Une chor\u00e9graphie plus structur\u00e9e aurait apport\u00e9 une dynamique plus coh\u00e9rente et \u00e9nergique. Il faut toutefois saluer la pr\u00e9sence de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations dans le ch\u0153ur, ceci donnant un r\u00e9alisme aux sc\u00e8nes de rassemblements publics.<\/p>\n<p>Les cinq danseurs, bien que excellents, ont trop peu servi la production. Les int\u00e9grer au premier plan dans les grands ensembles aurait ajout\u00e9 une dimension visuelle et dynamique plus forte. Cependant, ils ont apport\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment visuel sexy et lascif rafraichissant lors du rondo de Metella au quatri\u00e8me acte.<\/p>\n<p>En somme, cette production de <em>La vie parisienne<\/em> au <strong>Festival d\u2019op\u00e9ra de Qu\u00e9bec<\/strong> \u00e9blouit par ses qualit\u00e9s techniques et son esth\u00e9tique raffin\u00e9e des ann\u00e9es 80, ainsi que par les interpr\u00e9tations vocales irr\u00e9prochables des artistes. Cependant, l\u2019essence m\u00eame de l\u2019\u0153uvre d\u2019Offenbach semble quelque peu dilu\u00e9e dans cette version trop propre et mesur\u00e9e, \u00e0 laquelle il manque l&rsquo;\u00e9nergie et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 moqueuse qui font de <em>La vie parisienne<\/em> une \u0153uvre intemporelle et joyeusement subversive.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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