{"id":82331,"date":"2024-06-21T10:30:33","date_gmt":"2024-06-21T14:30:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=82331"},"modified":"2024-07-22T15:03:38","modified_gmt":"2024-07-22T19:03:38","slug":"critique-concert-hommage-a-joseph-rouleau-reussi-de-locm","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/06\/21\/critique-concert-hommage-a-joseph-rouleau-reussi-de-locm\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Concert hommage \u00e0 Joseph Rouleau r\u00e9ussi de l&rsquo;OCM"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_82368\" aria-describedby=\"caption-attachment-82368\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-82368\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/Copie-de-CRITIQUE26.jpg\" alt=\"Aline Kutan, Mireille Lebel, \u00c9ric Laporte et Philippe Sly, sur sc\u00e8ne avec l'OCM et Jacques Lacombe. (Photo : Dominic Blewett, OCM)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/Copie-de-CRITIQUE26.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/Copie-de-CRITIQUE26-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/Copie-de-CRITIQUE26-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/Copie-de-CRITIQUE26-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-82368\" class=\"wp-caption-text\">Aline Kutan, Mireille Lebel, \u00c9ric Laporte et Philippe Sly, sur sc\u00e8ne avec l&rsquo;OCM et Jacques Lacombe. (Photo : Dominic Blewett, OCM)<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;<strong>Orchestre classique de Montr\u00e9al<\/strong> a offert mardi soir \u00e0 la Maison symphonique un concert hommage \u00e0 Joseph Rouleau r\u00e9ussi, trouvant un bel \u00e9quilibre entre concert de qualit\u00e9 et hommage senti. Un quatuor de nos meilleurs chanteurs solistes avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9uni pour l&rsquo;occasion : la soprano <strong>Aline Kutan<\/strong>, la mezzo <strong>Mireille Lebel<\/strong>, le t\u00e9nor <strong>\u00c9ric Laporte<\/strong> et le baryton-basse <strong>Philippe Sly<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Sly<\/strong> s&rsquo;est gliss\u00e9 cons\u00e9cutivement dans la peau de Leporello pour un Air du catalogue agr\u00e9ment\u00e9 de moultes mimiques et dans celle de Don Giovanni pour le duo <em>L\u00e0 ci darem la mano<\/em> avec <strong>Mireille<\/strong> <strong>Lebel<\/strong> en Zerlina. On ne peut en vouloir \u00e0 Zerlina de s&rsquo;\u00eatre laiss\u00e9e s\u00e9duire par des \u00ab\u00a0Andiam&rsquo;!\u00a0\u00bb chant\u00e9s avec autant de velours. Mais c&rsquo;est finalement dans l&rsquo;Air du roi Philippe tir\u00e9 de <em>Don Carlos<\/em> de Verdi que le baryton-basse \u00e9tait le plus convaincant, modelant la voix pour des \u00ab\u00a0Elle ne m&rsquo;aime pas\u00a0\u00bb \u00e9teints par la douleur.<\/p>\n<p><strong>\u00c9ric Laporte<\/strong> a fait preuve de son charme et de sa pr\u00e9sence sc\u00e9nique habituels, malgr\u00e9 des aigus coinc\u00e9s qui ont sembl\u00e9 se replacer pour la deuxi\u00e8me partie. Il a particuli\u00e8rement brill\u00e9, vocalement et dramatiquement, dans \u00ab\u00a0Va pour Kleinzach\u00a0\u00bb tir\u00e9 des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann<\/em>.<\/p>\n<p>Le timbre chaleureux de <strong>Mireille Lebel <\/strong>a pu se d\u00e9ployer avec d\u00e9lectation dans \u00ab\u00a0Oh, dischiuso \u00e8 il firmamento\u00a0\u00bb de <em>Nabucco<\/em> et bien s\u00fbr dans la S\u00e9guedille de <em>Carmen<\/em>, deux airs lui convenant parfaitement.<\/p>\n<p><strong>Aline Kutan<\/strong>, ayant d\u00e9j\u00e0 conquis la salle avec sa Violetta en premi\u00e8re partie, s&rsquo;est surpass\u00e9e elle-m\u00eame dans l&rsquo;Air des clochettes de Lakm\u00e9, admirablement plac\u00e9. Chez <strong>Kutan<\/strong>, la voix de t\u00eate garde un timbre robuste plus proche de la clarinette que de la fl\u00fbte. Cette ampleur du ton, ainsi que leurs vibratos concordants, contribuait au jumelage r\u00e9ussi de sa voix avec celle de <strong>Lebel<\/strong> dans le Duo des fleurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_82369\" aria-describedby=\"caption-attachment-82369\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-82369\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/OCM-Hommage-a-Rouleau-Aline-Kutan_Dominic-Blewett.jpg\" alt=\"Aline Kutan s'est surpass\u00e9e elle-m\u00eame dans l'Air des clochettes de Lakm\u00e9. (Photo : Dominic Blewett, OCM)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/OCM-Hommage-a-Rouleau-Aline-Kutan_Dominic-Blewett.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/OCM-Hommage-a-Rouleau-Aline-Kutan_Dominic-Blewett-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/OCM-Hommage-a-Rouleau-Aline-Kutan_Dominic-Blewett-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/06\/OCM-Hommage-a-Rouleau-Aline-Kutan_Dominic-Blewett-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-82369\" class=\"wp-caption-text\">Aline Kutan s&rsquo;est surpass\u00e9e elle-m\u00eame dans l&rsquo;Air des clochettes de Lakm\u00e9. (Photo : Dominic Blewett, OCM)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les quatre chanteurs se sont r\u00e9unis \u00e0 la fin de la premi\u00e8re partie pour chanter le quatuor \u00ab\u00a0Bella figlia\u00a0\u00bb de <em>Rigoletto<\/em> et de nouveau \u00e0 la toute fin, alors qu&rsquo;ils et elles entonnaient avec plus ou moins de bonheur, selon les voix, deux chansons de F\u00e9lix Leclerc, <em>Moi, mes souliers<\/em> et l&rsquo;<em>Hymne au printemps<\/em>, dans des orchestrations exemplaires de <strong>Gilles Bellemare<\/strong>.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;orchestre, l&rsquo;<strong>OCM<\/strong> a d\u00e9montr\u00e9 une fois de plus que l&rsquo;association avec <strong>Jacques Lacombe<\/strong> porte fruit : le contr\u00f4le des nuances dans l&rsquo;ouverture de <em>Don Giovanni<\/em>, le fondu des violons dans le Pr\u00e9lude de l&rsquo;Acte III de <em>La Traviata<\/em> et la bravoure impertinente de l&rsquo;<em>Aragonaise<\/em> tir\u00e9e de la Suite <em>Carmen<\/em> no 1 de Bizet en sont la preuve. La symbiose entre orchestre et chef \u00e9tait moins \u00e9vidente sur la question des tempos, alors que chaque parti semblait tirer dans des directions oppos\u00e9es. Le chef visait des tempos de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale allants, parfois for\u00e7ant les voix au-del\u00e0 du point de confort et aplatissant occasionnellement les finesses de l&rsquo;accompagnement orchestral, notamment les chromatismes et les dissonances dans les deux airs de Mozart.<\/p>\n<p>On a eu l&rsquo;occasion de revoir la jeune chef assistante <strong>Emmanuelle Lambert-Lemoine<\/strong>, de qui je suis de plus en plus fan, diriger. C&rsquo;\u00e9tait une bonne id\u00e9e de lui confier l&rsquo;<em>Intermezzo<\/em> et les <em>Tor\u00e9adors<\/em> de la Suite de <em>Carmen<\/em>, deux mouvements qui faisaient ressortir chez la cheffe des expressions gestuelles compl\u00e8tement diff\u00e9rentes de celles requises par la <em>Ronde villageoise<\/em> de P\u00e9pin qu&rsquo;elle avait dirig\u00e9e au concert de f\u00e9vrier dernier.<\/p>\n<h3>NEXp\u00e9rience<\/h3>\n<p>Lors de mon premier essai de la plateforme NEXp\u00e9rience, j&rsquo;avais trouv\u00e9 l&rsquo;identification des sortes d&rsquo;oiseaux \u00e9voqu\u00e9es dans le Concerto pour violon de Louis Babin une contribution\u00a0 particuli\u00e8rement pertinente pour l&rsquo;appr\u00e9ciation de l&rsquo;oeuvre. Cette fois, la plateforme a d\u00e9montr\u00e9 son utilit\u00e9 en fournissant les paroles des pi\u00e8ces chant\u00e9es : plut\u00f4t que des sous- ou des surtitres, on avait acc\u00e8s \u00e0 des \u00ab\u00a0titres de poches\u00a0\u00bb, plus confortables \u00e0 lire que les versions projet\u00e9es sur un \u00e9cran. Les photos de Joseph Rouleau d\u00e9filant durant les pr\u00e9sentations de Sylvia L&rsquo;\u00c9cuyer au micro constituaient \u00e9galement un ajout appr\u00e9ci\u00e9.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai \u00e9galement pu d\u00e9couvrir l&rsquo;exp\u00e9rience de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle <em>Joseph Rouleau : Dernier rappel<\/em>, qui nous fait d\u00e9couvrir la vie du chanteur \u00e0 travers des archives et des entrevues. Le film atteint bien son but de mieux nous faire conna\u00eetre cette grande figure de l&rsquo;art lyrique qu\u00e9b\u00e9cois, mais l&rsquo;aspect \u00ab\u00a0r\u00e9alit\u00e9 virtuelle\u00a0\u00bb ne contribue pas grand chose au contenu, qui aurait tr\u00e8s bien pu prendre la forme d&rsquo;un documentaire r\u00e9gulier.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l\u2019op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> \u00a0<a href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Orchestre classique de Montr\u00e9al a offert mardi soir \u00e0 la Maison symphonique un concert hommage \u00e0 Joseph Rouleau r\u00e9ussi, trouvant un bel \u00e9quilibre entre concert de qualit\u00e9 et hommage senti. 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