{"id":81979,"date":"2024-05-31T16:45:34","date_gmt":"2024-05-31T20:45:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=81979"},"modified":"2024-05-31T19:59:24","modified_gmt":"2024-05-31T23:59:24","slug":"critique-fables-et-legendes-opera-daujourdhui-presente-par-musique-3-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/05\/31\/critique-fables-et-legendes-opera-daujourdhui-presente-par-musique-3-femmes\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | \u00ab\u00a0Fables et l\u00e9gendes &#8211; Op\u00e9ra d&rsquo;aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb pr\u00e9sent\u00e9 par Musique 3 Femmes"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_81980\" aria-describedby=\"caption-attachment-81980\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-81980\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE20.jpg\" alt=\"(Photo : Kevin Calixte)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE20.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE20-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE20-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE20-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-81980\" class=\"wp-caption-text\">(Photo : Kevin Calixte)<\/figcaption><\/figure>\n<p>D\u00e9di\u00e9e depuis 2018 \u00e0 d\u00e9velopper et \u00e9muler le travail des compositrices et librettistes f\u00e9minines et non binaires \u00e9mergentes, la compagnie d&rsquo;op\u00e9ra contemporain <strong>Musique 3 Femmes<\/strong> pr\u00e9sentait ce jeudi 30 mai \u00e0 la <strong>Salle Bourgie<\/strong> \u00ab\u00a0Fables et l\u00e9gendes &#8211; Op\u00e9ra d&rsquo;aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb, une production avec mise en sc\u00e8ne d&rsquo;extraits des cr\u00e9ations des laur\u00e9ates du \u00ab\u00a0<strong>M\u00e9c\u00e9nat Musica Prix 3 Femmes<\/strong>\u00a0\u00bb 2022. Ce \u00ab\u00a0concert op\u00e9ratique\u00a0\u00bb, r\u00e9alis\u00e9 en partenariat avec la <strong>Salle Bourgie<\/strong>, <strong>Le Vivier<\/strong> et l&rsquo;ensemble<strong> Sixtrum<\/strong>, aura permis d&rsquo;avoir un avant-go\u00fbt substantiel des op\u00e9ras <em>Je suis fille de la fille<\/em> d&rsquo;<strong>Analia Llugdar<\/strong> et <strong>Emm\u00e9 Nasereddine<\/strong>, <em>Raccoon Opera<\/em> des s\u0153urs <strong>Rebecca et Rachel Gray<\/strong> et <em>Op\u00e9ra en trois l\u00e9gendes<\/em> d&rsquo;<strong>Alejandra Odgers<\/strong> et <strong>Nicole O&rsquo;Bomsawin<\/strong>.<\/p>\n<h3>Po\u00e9sie de la perte profonde<\/h3>\n<p><em>Je suis fille de la fille<\/em> est une cr\u00e9ation lyrique qui s&rsquo;inspire directement du recueil <em>La danse du figuier<\/em> (Prix \u00c9mile-Nelligan 2021) de la po\u00e8te <strong>Emn\u00e9 Nasereddine<\/strong>. Elle explore les liens qui unissent trois g\u00e9n\u00e9rations de femmes d&rsquo;une m\u00eame famille que le temps et le territoire auront, pour chacune d&rsquo;elles, fa\u00e7onn\u00e9 diff\u00e9remment. C&rsquo;est notamment en brisant les unit\u00e9s de lieu et de temps que le r\u00e9cit de cette \u0153uvre nous plonge dans une sorte de m\u00e9lodrame po\u00e9tique o\u00f9 le souvenir, la mort, la guerre, l&rsquo;exil et l&rsquo;identit\u00e9 se c\u00f4toient. L&rsquo;apesanteur du livret, servi par une po\u00e9sie \u00e0 la fois romantique (\u00ab\u00a0prend le soleil et n&rsquo;oublie pas de revenir\u00a0\u00bb) et hardie (\u00ab\u00a0je dois me pr\u00e9senter arabe \u00e0 Montr\u00e9al\u00a0\u00bb), installe une dramaturgie d&rsquo;\u00e9tats d&rsquo;\u00e2me dont la structure tr\u00e8s libre rend le travail de la dramaturge <strong>Alice Ronfard<\/strong> parfois difficile \u00e0 suivre.<\/p>\n<p>La musicienne canadienne d&rsquo;origine argentine <strong>Analia Llugdar<\/strong> nous propose un environnement sonore remarquablement bien fourni, m\u00eame si la partition n&rsquo;est compos\u00e9e que pour soprano, fl\u00fbte, percussions et bande audio. Plusieurs idiomes de la musique contemporaine fran\u00e7aise et allemande du si\u00e8cle dernier y voyagent librement : les lignes vocales, qui segmentent souvent le texte par des r\u00e9p\u00e9titions de mots, ainsi que les solos de fl\u00fbte se d\u00e9ploient principalement par des intervalles de septi\u00e8me, de seconde et de quarte augment\u00e9e alors que la panoplie des modes de jeu appliqu\u00e9e aux percussions travaillent efficacement \u00e0 multiplier couleurs et timbres sonores. La soprano <strong>Andr\u00e9anne Brisson Paquin<\/strong> est excellente vocalement avec des graves bien appuy\u00e9s et un registre aigu qui demeure toujours riche et feutr\u00e9.<\/p>\n<figure id=\"attachment_81985\" aria-describedby=\"caption-attachment-81985\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-81985\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/mUSIQUE-3-FEMMES-.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/mUSIQUE-3-FEMMES-.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/mUSIQUE-3-FEMMES--300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/mUSIQUE-3-FEMMES--1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/mUSIQUE-3-FEMMES--768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-81985\" class=\"wp-caption-text\">(Photo : Kevin Calixte)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Le raton laveur et la crise du logement<\/h3>\n<p><em>Raccoon Opera<\/em> de la compositrice et soprano canadienne <strong>Rebecca Gray<\/strong>, sur un texte de sa soeur <strong>Rachel Gray<\/strong>, nous transporte quant \u00e0 lui dans un huis clos pour y d\u00e9ployer, avec beaucoup d&rsquo;humour, les angoisses de la vie contemporaine, et notamment celles que produisent les effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res de la crise du logement. Le personnage d&rsquo;Erin, jou\u00e9 et chant\u00e9 avec beaucoup de conviction par la soprano <strong>Erin Wieser<\/strong>, se retrouve dans un univers bruit\u00e9 qui l&rsquo;accable alors qu&rsquo;un sextuor, sous la direction du chef<strong> Christopher Gaudrault<\/strong>, s&rsquo;applique autant \u00e0 lui faire entendre des voix qu&rsquo;\u00e0 produire toute sorte de sons improbables avec leurs instruments. Le proc\u00e9d\u00e9 est tr\u00e8s efficace, et l&rsquo;on comprend rapidement que le v\u00e9ritable espace de jeu est imaginaire et que tout se joue dans un psychisme en proie au d\u00e9lire.<\/p>\n<p>Et d\u00e9lire il y aura alors qu&rsquo;appara\u00eet rapidement le personnage du raton laveur, chant\u00e9 par la compositrice elle-m\u00eame et jou\u00e9 avec un savant m\u00e9lange de sorcellerie et de d\u00e9sinvolture qui s\u00e9duit et enchante.\u00a0 Cette pr\u00e9sence complice et hallucin\u00e9e poussera <strong>Erin<\/strong> \u00e0 remettre en question tout ce qui l&rsquo;entoure et canalisera une col\u00e8re dont la lucidit\u00e9 lui sera, au final, lib\u00e9ratrice. Ici aussi, l&rsquo;\u00e9ventail des sonorit\u00e9s qui \u00e9mane de l&rsquo;ensemble instrumental est tr\u00e8s riche et il puise dans un r\u00e9pertoire de style tout aussi vaste qui laisse parfois \u00e9chapper quelques citations pastich\u00e9es du genre lyrique. Les moments vocaux les plus r\u00e9ussis apparaissent lorsque les deux voix s&rsquo;entrelacent (\u00ab\u00a0Brush out my hair\u00a0\u00bb) ou que voix et sifflement se jouent l&rsquo;un de l&rsquo;autre (\u00ab\u00a0It&rsquo;s a rush\u00a0\u00bb). \u00c0 noter aussi les animations r\u00e9ussies de <strong>Rachel Gray<\/strong> qui ponctuent une intrigue simple mais efficace.<\/p>\n<h3>De la cr\u00e9ation du monde \u00e0 la danse des saisons<\/h3>\n<p>La soir\u00e9e s&rsquo;est conclue en deux temps avec tout d&rsquo;abord la pr\u00e9sence seule sur sc\u00e8ne de l&rsquo;anthropologue, librettiste et conteuse ab\u00e9naquise <strong>Nicole O&rsquo;Bomsawin<\/strong>. Son r\u00e9cit intitul\u00e9<em> La cr\u00e9ation<\/em> raconte l&rsquo;origine du monde qui nait de la musique et qui prend vie du souffle de la femme. Moment de partage et de communion sans artifice, le public \u00e9tait suspendu avec beaucoup d&rsquo;attention \u00e0 chacun des mots de la conteuse.<\/p>\n<p>S&rsquo;en est suivie la pr\u00e9sentation op\u00e9ratique du conte intitul\u00e9 <em>Pebon et Niben<\/em> (<em>L&rsquo;hiver et l&rsquo;\u00e9t\u00e9<\/em>) qui raconte avec beaucoup de ludisme le cycle des saisons. Pr\u00e9sent\u00e9e comme un conte par la mezzo-soprano de la communaut\u00e9 des W8banakiak <strong>\u00c9lise Boucher DeGonzague<\/strong>, l&rsquo;\u0153uvre met en sc\u00e8ne le personnage de Kl8sk8mba (h\u00e9ros mythique ab\u00e9naquis), chant\u00e9 avec souplesse par le t\u00e9nor philippino-canadien <strong>Mishael Eusebio<\/strong>, sous la forme d&rsquo;une sympathique marionnette cr\u00e9\u00e9e et manipul\u00e9e sur sc\u00e8ne par <strong>Andrew Gaboury<\/strong>.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 la demande de Grand-m\u00e8re Marmotte que Kl8sk8mba partira \u00e0 la recherche de Pebon, incarn\u00e9 par la basse <strong>William Kraushaar<\/strong>, tr\u00e8s solide mais peu sollicit\u00e9, et de Niben qui est interpr\u00e9t\u00e9 par la soprano <strong>Od\u00e9i Bilodeau<\/strong>, lumineuse, mais aux prises avec une \u00e9criture prosodique parfois trop charg\u00e9e et peu naturelle (\u00ab\u00a0tu emp\u00eaches les plantes de pousser\u00a0\u00bb). Tous deux sont aur\u00e9ol\u00e9s d&rsquo;une parure lumineuse et color\u00e9e, plus grande que nature, et qui \u00e9voque l&rsquo;esprit de ce qu&rsquo;ils repr\u00e9sentent : c&rsquo;est de leur rencontre que na\u00eetra la danse des saisons au rythme d&rsquo;un air traditionnel que solistes et instrumentistes ont entonn\u00e9 en y invitant le public.<\/p>\n<p>Tel qu&rsquo;annonc\u00e9 dans le programme de la soir\u00e9e, la compositrice canadienne d&rsquo;origine mexicaine <strong>Alejandra Odgers<\/strong> a r\u00e9ussi \u00e0 composer \u00ab\u00a0un op\u00e9ra pour les enfants qui les rapproche \u00e0 la fois de la musique de cr\u00e9ation et de la culture ab\u00e9naquise\u00a0\u00bb. Les quatre percussionnistes de <strong>Sixtrum<\/strong> ont travaill\u00e9 \u00e0 illustrer de diff\u00e9rentes mani\u00e8re la nature sauvage qui accueille le r\u00e9cit alors que l&rsquo;excellente fl\u00fbtiste <strong>Jos\u00e9e Poirier<\/strong> a su faire virevolter l&rsquo;oiseau-guide avec beaucoup d&rsquo;esprit et de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9.<\/p>\n<p>Forte d&rsquo;une structure financi\u00e8re bien soutenue et parvenant \u00e0 int\u00e9resser un public toujours plus nombreux, la compagnie <strong>Musique 3 Femmes<\/strong> confirme avoir trouver un espace souverain dans le cr\u00e9neau de la cr\u00e9ation lyrique aux c\u00f4t\u00e9s notamment des compagnies <strong>Chants Libres<\/strong> et <strong>Ballet-Op\u00e9ra-Pantomime<\/strong>. Pour l&rsquo;instant, ses projets \u00e0 venir ne sont pas encore d\u00e9voil\u00e9s mais il y a fort \u00e0 parier que sa directrice g\u00e9n\u00e9rale et artistique <strong>Kristin Hoff<\/strong> aura les moyens de nous pr\u00e9parer quelque chose qui saura surprendre tout en poursuivant son mandat social.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l\u2019op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> <a href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9di\u00e9e depuis 2018 \u00e0 d\u00e9velopper et \u00e9muler le travail des compositrices et librettistes f\u00e9minines et non binaires \u00e9mergentes, la compagnie d&rsquo;op\u00e9ra contemporain Musique 3 Femmes pr\u00e9sentait ce jeudi 30 mai \u00e0 la Salle Bourgie \u00ab\u00a0Fables et l\u00e9gendes &#8211; Op\u00e9ra d&rsquo;aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb, une production avec mise en sc\u00e8ne d&rsquo;extraits des cr\u00e9ations des laur\u00e9ates du \u00ab\u00a0M\u00e9c\u00e9nat Musica Prix 3 Femmes\u00a0\u00bb 2022. 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