{"id":81712,"date":"2024-05-17T16:42:51","date_gmt":"2024-05-17T20:42:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=81712"},"modified":"2024-05-30T12:23:10","modified_gmt":"2024-05-30T16:23:10","slug":"critique-opera-de-quebec-une-chauve-souris-sous-les-neons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/05\/17\/critique-opera-de-quebec-une-chauve-souris-sous-les-neons\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec : Une Chauve-souris sous les n\u00e9ons"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_81713\" aria-describedby=\"caption-attachment-81713\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-81713\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE17.jpg\" alt=\"La Chauve-souris \u00e0 l'Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec dans la mise en sc\u00e8ne de Bertrand Alain et la sc\u00e8nographie d'\u00c9mily Wahlman. (Photo : Emmanuel Burriel)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE17.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE17-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE17-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Copie-de-CRITIQUE17-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-81713\" class=\"wp-caption-text\">La Chauve-souris \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec dans la mise en sc\u00e8ne de Bertrand Alain avec les costumes d&rsquo;\u00c9mily Wahlman. (Photo : Emmanuel Burriel)<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>par Antoine Tr\u00e9panier, collaborateur invit\u00e9<\/em><\/p>\n<p>C\u2019est cette semaine jusqu&rsquo;\u00e0 samedi qu\u2019est pr\u00e9sent\u00e9e la toute derni\u00e8re production de l\u2019<strong>Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec<\/strong>, <em>La Chauve-souris<\/em> de Johann Strauss II, en adaptation fran\u00e7aise. Comme le mot de bienvenue prend grand soin de nous le rappeler, il s\u2019agit d\u2019une distribution enti\u00e8rement qu\u00e9b\u00e9coise, du chant \u00e0 la mise en sc\u00e8ne, aux costumes, \u00e0 la direction musicale, \u00e0 la sc\u00e9nographie. Une production \u2033bien de chez nous\u2033, locale jusque dans sa conception : l\u2019op\u00e9rette viennoise est m\u00eame transpos\u00e9e au moment de l\u2019Expo 67, pr\u00e9sum\u00e9ment \u00e0 Montr\u00e9al, o\u00f9 ce qui ressemble \u00e0 un party d\u2019Halloween se substitue au traditionnel bal masqu\u00e9. Il va sans dire qu\u2019on aurait eu un peu de mal \u00e0 dig\u00e9rer un chanteur allemand venu faire des blagues sur la S\u00e9lection du <em>Reader\u2019s Digest<\/em>.<\/p>\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res notes de l\u2019ouverture, on sent l\u2019\u00e9nergie de l\u2019orchestre. La baguette de <strong>Nicolas Ellis<\/strong> est bien affut\u00e9e. Les tempos sont vifs, l\u2019ex\u00e9cution pr\u00e9cise. La danse prime sur le sentimentalisme. Au cours de l\u2019op\u00e9rette, on ne pourra reprocher \u00e0 l\u2019orchestre que certains exc\u00e8s de fougue venant couvrir le chant sur quelques apog\u00e9es. M\u00eame s\u2019il faut bien mentionner qu\u2019\u00e0 soixante contre un, ce sont des choses qui arrivent facilement.<\/p>\n<p>Le rideau s\u2019ouvre. Un escalier, une charpente, quelques meubles un peu richards. Ainsi qu\u2019une gigantesque enseigne en n\u00e9on rose fluo \u00e9pelant \u2033bungalow\u2033. Merci de la pr\u00e9cision. Les \u00e9clairages en aplats de couleur viennent agr\u00e9ablement ponctuer ce d\u00e9cor minimaliste, mais ce sont les costumes d\u2019<strong>\u00c9mily Wahlman<\/strong> qui ancrent r\u00e9ellement la sc\u00e9nographie, avec ses tenues de soir\u00e9e \u00e9l\u00e9gantes pour les r\u00f4les principaux, un prince Orlofsky en paillettes avec une cape de Dracula, sans parler du ch\u0153ur regorgeant de r\u00e9f\u00e9rences populaires, de Gilligan \u00e0 Superman. M\u00eame<strong> Nicolas Ellis<\/strong> se pr\u00eate au jeu depuis la fosse, brandissant les poings caoutchout\u00e9s d\u2019un costume de Robin au d\u00e9but du deuxi\u00e8me acte. Il a retir\u00e9 ses gants pour diriger jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entracte. On le comprend.<\/p>\n<p>Toutes les voix de cette distribution ont des timbres de velours. Et bien que le contraire aurait \u00e9t\u00e9 f\u00e2cheux, la diction est assez bonne pour qu\u2019on la souligne. On saurait presque, presque!, se passer des surtitres et tout comprendre pendant les airs. Nos cous vous en remercient. Oui, on a bien senti quelques aigus forc\u00e9s \u00e7\u00e0 et l\u00e0, on a senti que \u00e7a p\u00e9dalait parfois un peu fort pour suivre les tempos sans piti\u00e9 pour toutes les syllabes \u00e0 caser dans la m\u00e9trique, mais rien ne d\u00e9range longtemps, et tout est facilement pardonn\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_81715\" aria-describedby=\"caption-attachment-81715\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-81715\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Chauve-Souris-Opera-de-Quebec-Dominique-Cote-Catherine-St-Arnaud.jpg\" alt=\"Dominique C\u00f4t\u00e9, Catherine St-Arnaud et des membres color\u00e9s du Choeur de l'Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec dans La Chauve-souris. (Photo : Emmanuel Burriel)\" width=\"1200\" height=\"797\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Chauve-Souris-Opera-de-Quebec-Dominique-Cote-Catherine-St-Arnaud.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Chauve-Souris-Opera-de-Quebec-Dominique-Cote-Catherine-St-Arnaud-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Chauve-Souris-Opera-de-Quebec-Dominique-Cote-Catherine-St-Arnaud-1024x680.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/05\/Chauve-Souris-Opera-de-Quebec-Dominique-Cote-Catherine-St-Arnaud-768x510.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-81715\" class=\"wp-caption-text\">Dominique C\u00f4t\u00e9, Catherine St-Arnaud et des membres color\u00e9s du Choeur de l&rsquo;Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec dans La Chauve-souris. (Photo : Emmanuel Burriel)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le jeu th\u00e9\u00e2tral, fondamental \u00e0 l\u2019op\u00e9rette, est bien orchestr\u00e9 dans son ensemble. <strong>Dominique C\u00f4t\u00e9<\/strong> en Eisenstein est d\u2019un enthousiasme \u00e0 la fois contagieux et juste assez path\u00e9tique. <strong>Jessica Latouche<\/strong>, en Rosaline, aurait pu se permettre plus d\u2019exub\u00e9rance dans sa jalousie, mais donne suffisamment pour compl\u00e9ter le jeu de ses coll\u00e8gues. <strong>Dominic Veilleux<\/strong> a l\u2019air de s\u2019amuser au moins autant que son personnage, le docteur Falke. <strong>Catherine St-Arnaud<\/strong> et <strong>Rose Lebeau Sabourin<\/strong>, Ad\u00e8le et Ida, forment un duo de gamines espi\u00e8gles et charmantes. <strong>Marie-Andr\u00e9e Mathieu<\/strong>, en Prince Orlofsky, est malheureusement l\u2019\u00e9l\u00e9ment un peu plus faible de la distribution : la voix est d\u2019une belle douceur, mais manque de projection, un peu dans les airs, mais surtout dans les dialogues. <strong>\u00c9ric<\/strong> <strong>Laporte<\/strong> est d\u2019une vanit\u00e9 admirable; peut-\u00eatre aime-t-il exhiber sa voix splendide autant que le Casanova qu\u2019il joue. On salue son interpr\u00e9tation remarqu\u00e9e d\u2019<em>Aline<\/em>, du chanteur de charme Christophe. <strong>Geoffroy Salvas<\/strong> est tout \u00e0 fait cr\u00e9dible comme gendarme cr\u00e9dule, Frank, et sa complicit\u00e9 avec son prisonnier amuse comme il se doit. <strong>Martin Perreault<\/strong>, en Frosch, s\u2019est vu confier la voix du Qu\u00e9bec : c\u2019est le seul personnage \u00e0 qui on a permis le joual. Sa premi\u00e8re apparition est succulente, mais il pousse le bouchon un peu fort dans son r\u00f4le de bouffon dans le troisi\u00e8me acte. Et finalement, <strong>Michel Blackburn<\/strong>, Ivan r\u00e9imagin\u00e9 en Ivania pour l\u2019occasion, a toute la verve des meilleures <em>drag queens<\/em>. J\u2019ai eu besoin du programme pour le reconna\u00eetre.<\/p>\n<p>Cette <em>Chauve-souris<\/em>\u00a0\u00e0 l\u2019<strong>Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec<\/strong> cette semaine est un spectacle qui respire l\u2019amour et la bonne humeur. La communication autour de celui-ci a appuy\u00e9 assez lourdement sur son aspect qu\u00e9b\u00e9cois, et il faut bien admettre qu\u2019il est vrai qu\u2019il y a de quoi \u00eatre fier de nos artistes. C\u2019est efficace, on rit, on appr\u00e9cie les r\u00e9f\u00e9rences populaires saupoudr\u00e9es dans le texte.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les quelques heures pass\u00e9es en excellente compagnie, je dois confier qu\u2019il n\u2019y avait pas que les traditionnels vers d\u2019oreilles de Strauss dans mon esprit en quittant le <strong>Grand Th\u00e9\u00e2tre<\/strong> ce soir-l\u00e0. Au retour de l\u2019entracte, <strong>Bertrand Alain<\/strong>, le metteur en sc\u00e8ne, s\u2019est permis un apart\u00e9, en demandant \u00e0 Frosch de briser le quatri\u00e8me mur et de s\u2019adresser directement au public. Il a \u00e9t\u00e9 mention de <strong>Michel Tremblay<\/strong>, de repr\u00e9sentativit\u00e9 de la culture qu\u00e9b\u00e9coise sur la sc\u00e8ne. On a demand\u00e9 au distingu\u00e9 public de l\u2019op\u00e9ra de trahir son \u00e2ge en demandant qui a assist\u00e9 \u00e0 l\u2019Expo 67. Mais, plut\u00f4t qu\u2019\u00eatre une minute d\u2019histoire vaguement nationaliste, cette intervention a surtout servi \u00e0 faire germer une question qui ne m\u2019a pas quitt\u00e9 :<\/p>\n<p>Que se serait-il pass\u00e9 si on avait os\u00e9 prendre le beau risque de faire une adaptation compl\u00e8tement qu\u00e9b\u00e9coise du texte, au lieu de se contenter de pimenter tranquillement une traduction fonctionnellement aussi vieille et aussi \u00e9trang\u00e8re que le texte original? Et si on avait pouss\u00e9 le concept jusqu\u2019\u00e0 sa conclusion logique? On aurait chang\u00e9 le ton de beaucoup, soit, mais pourquoi ne pas avoir choisi d\u2019incarner la petite r\u00e9volution de <strong>Michel Tremblay<\/strong>, plut\u00f4t que de lui faire une r\u00e9v\u00e9rence polie en continuant d\u2019emprunter les codes de la com\u00e9die fran\u00e7aise? Serait-ce parce que le joual n\u2019a toujours pas vraiment sa place \u00e0 l\u2019op\u00e9ra? Rangez-moi dans le tiroir des iconoclastes si vous voulez, mais j\u2019aurais tir\u00e9 une satisfaction toute particuli\u00e8re en entendant le bon Eisenstein rel\u00e2cher un \u2033tabarnak\u2033 bien gras sur les planches de l\u2019Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec. \u00c0 quand un bon vieux scandale pour raviver la flamme du th\u00e9\u00e2tre musical en ville?<\/p>\n<p>\u2026 Et si on \u00e9tait <em>game<\/em> de s\u2019assumer, juste un peu plus?<\/p>\n<p>LE 18 MAI, 14 H, GRAND TH\u00c9\u00c2TRE DE QU\u00c9BEC <a href=\"https:\/\/operadequebec.com\/la-chauve-souris\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS ET BILLETS<\/a><\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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