{"id":81195,"date":"2024-04-19T16:49:00","date_gmt":"2024-04-19T20:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=81195"},"modified":"2024-04-22T14:00:02","modified_gmt":"2024-04-22T18:00:02","slug":"critique-fin-de-saison-tonitruante-pour-losd-julien-proulx-et-le-soliste-wilhelm-magner","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/04\/19\/critique-fin-de-saison-tonitruante-pour-losd-julien-proulx-et-le-soliste-wilhelm-magner\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Fin de saison tonitruante pour l&rsquo;OSD, Julien Proulx et le soliste Wilhelm Magner"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_73167\" aria-describedby=\"caption-attachment-73167\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-73167\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/OSD-5.jpg\" alt=\"Orchestre symphonique de Drummondville (Photo : courtoisie)\" width=\"1200\" height=\"798\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-73167\" class=\"wp-caption-text\">Orchestre symphonique de Drummondville (Photo : courtoisie)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Jeudi soir, \u00e0 la Maison des arts de Drummondville, l&rsquo;<strong>OSD<\/strong> et son directeur musical <strong>Julien Proulx<\/strong> ont conclu leur saison 2023-2024 de fa\u00e7on tonitruante avec une \u00e9pique Cinqui\u00e8me symphonie de Chostakovitch et le Concerto pour alto de Walton interpr\u00e9t\u00e9 par <strong>Wilhelm Magner<\/strong>.<\/p>\n<h3>Concerto pour alto<\/h3>\n<p>Laur\u00e9at du prestigieux <strong>Prix d&rsquo;Europe<\/strong> en 2022, le drummondvillois <strong>Wilhelm Magner<\/strong> \u00e9tudie pr\u00e9sentement aupr\u00e8s d&rsquo;<strong>Ettore Causa<\/strong> \u00e0 l&rsquo;<strong>universit\u00e9 Yale<\/strong>. Les d\u00e9buts de son parcours musical sont cependant bien ancr\u00e9s dans sa communaut\u00e9 locale : apr\u00e8s quatre ans dans le programme de musique de l&rsquo;<strong>\u00e9cole Duvernay<\/strong>, il fait la rencontre de <strong>Natalia Kononova<\/strong>, violon solo de l&rsquo;<strong>OSD<\/strong>, lors d&rsquo;une pr\u00e9sentation \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. Sous la tutelle de <strong>Kononova<\/strong>, <strong>Magner<\/strong> a remport\u00e9 des concours, dont en 2017 le premier prix au <strong>Concours de musique du Canada<\/strong>. Plus tard la m\u00eame ann\u00e9e, alors qu&rsquo;il est le premier \u00e9tudiant du profil Virtuose du <strong>C\u00e9gep de Drummondville<\/strong>, <strong>Magner<\/strong> resserre ses liens avec l&rsquo;<strong>OSD<\/strong> en devenant stagiaire au sein des deuxi\u00e8mes violons pour le concert \u00ab\u00a0Dans l&rsquo;ombre de Mozart\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s le c\u00e9gep, le jeune musicien, converti \u00e0 l&rsquo;alto, poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;<strong>universit\u00e9 McGill<\/strong> aupr\u00e8s d&rsquo;<strong>Andr\u00e9 Roy<\/strong>, dont l&rsquo;enseignement technique et analytique pose les fondements solides lui permettant aujourd&rsquo;hui d&rsquo;\u00e9voluer encore plus loin avec l&rsquo;approche instinctive de <strong>Causa<\/strong>. Entre temps, Magner continue de cultiver ses liens avec l&rsquo;orchestre de sa ville natale en se produisant dans le cadre des Jeunes musiciens \u00e0 l&rsquo;avant-sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence de <strong>Wilhelm Magner<\/strong> sur la sc\u00e8ne de la <strong>Maison des arts<\/strong>, accompagn\u00e9 par l&rsquo;<strong>OSD<\/strong> et <strong>Julien Proulx<\/strong>, est donc l&rsquo;aboutissement logique d&rsquo;un parcours passant de succ\u00e8s en succ\u00e8s. En cette occasion, l&rsquo;altiste jouait un des grands concertos pour son instrument, celui du compositeur britannique William Walton. \u00ab\u00a0C&rsquo;est mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, car c&rsquo;est le plus romantique, le plus lyrique et brillant\u00a0\u00bb, nous confiait-il au t\u00e9l\u00e9phone la veille.<\/p>\n<p>Le jeune interpr\u00e8te a abord\u00e9 le concerto avec une conception originale, faisant ressortir dans le premier mouvement un aspect presque tendre diff\u00e9rent de ce qu&rsquo;on y entend habituellement. Les nuances, les couleurs et la direction des phras\u00e9s n&rsquo;\u00e9taient jamais le fruit du hasard, mais le r\u00e9sultat d&rsquo;une recherche musicale travaill\u00e9e et soigneuse. <strong>Magner<\/strong> a su rapidement surmonter une nervosit\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement perceptible au d\u00e9but, dont le seul relent \u00e9tait une projection \u00e9touff\u00e9e, qui n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 de savourer cet artiste en pleine \u00e9closion.\u00a0 Il a conclu sa prestation par une Allemande tir\u00e9e de la Sixi\u00e8me suite pour violoncelle seul de Bach \u00e9l\u00e9gamment interpr\u00e9t\u00e9e.<\/p>\n<h3>Cinqui\u00e8me symphonie de Chostakovitch<\/h3>\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res notes de la symphonie, amorc\u00e9e de fa\u00e7on d\u00e9cisive par les violoncelles et contrebasses auxquels r\u00e9pondent les violons, on sent qu&rsquo;on a affaire \u00e0 un orchestre solide, bien pr\u00e9par\u00e9, qui compte donner tout ce qu&rsquo;il a pour entra\u00eener le public dans un \u00e9pique voyage \u00e9motionnel. Au terme de sa dixi\u00e8me saison \u00e0 l&rsquo;OSD, <strong>Julien Proulx<\/strong> conna\u00eet bien son orchestre : il sait ce qu&rsquo;il peut en tirer, jusqu&rsquo;o\u00f9 il peut aller &#8211; l&rsquo;exemple inverse du questionnement qu&rsquo;on se posait par rapport \u00e0 la jeune collaboration entre <strong>Naomi Woo<\/strong> et l&rsquo;<strong>OSL<\/strong> la veille.<\/p>\n<p>Pour sa conception de cette symphonie g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9crite comme un pied de nez sarcastique au r\u00e9gime communiste, <strong>Proulx<\/strong> se d\u00e9gage de cette interpr\u00e9tation politique et creuse au coeur d&rsquo;un aspect plus personnel de l&rsquo;oeuvre, y percevant les tourments d&rsquo;un compositeur sacrifiant ses aspirations pour transcender l&rsquo;\u00e9preuve. Con\u00e7u sous cet angle, le troisi\u00e8me mouvement, magnifiquement rendu par l&rsquo;orchestre, rev\u00eat un aspect encore plus d\u00e9chirant, avant de laisser \u00e9clater les triomphales fanfares du quatri\u00e8me mouvement.<\/p>\n<h3>Ouverture<\/h3>\n<p>Le programme ouvrait par un <em>Poem<\/em>, mouvement extrait d&rsquo;un quatuor \u00e0 cordes de la compositrice et altiste Rebecca Clarke, connue des altistes pour sa Sonate pour alto et piano. Compte tenu de l&rsquo;intensit\u00e9 du r\u00e9pertoire \u00e0 venir, il n&rsquo;aurait pas \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 d&rsquo;ouvrir par une oeuvre trop substantielle, mais celle-l\u00e0 ne faisait pas grand chose d&rsquo;autre que de remplir du temps. La t\u00eate de th\u00e8me en tierces reprise constamment \u00e0 travers tous les instruments est vite devenue lassante.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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