{"id":81172,"date":"2024-04-18T14:36:27","date_gmt":"2024-04-18T18:36:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=81172"},"modified":"2024-04-19T14:00:02","modified_gmt":"2024-04-19T18:00:02","slug":"critique-naomi-woo-et-losl-la-decouverte-dun-nouveau-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/04\/18\/critique-naomi-woo-et-losl-la-decouverte-dun-nouveau-monde\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Naomi Woo et l&rsquo;OSL \u00e0 la d\u00e9couverte d&rsquo;un nouveau monde"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_81179\" aria-describedby=\"caption-attachment-81179\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-81179\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/OSL-et-Lorraine-Desmarais_photo-Annie-Diotte.jpg\" alt=\"L'OSL et Lorraine Desmarais sur la sc\u00e8ne de la salle Andr\u00e9-Mathieu le 17 avril 2024. (Photo : Annie Diotte)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/OSL-et-Lorraine-Desmarais_photo-Annie-Diotte.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/OSL-et-Lorraine-Desmarais_photo-Annie-Diotte-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/OSL-et-Lorraine-Desmarais_photo-Annie-Diotte-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/OSL-et-Lorraine-Desmarais_photo-Annie-Diotte-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-81179\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;OSL et Lorraine Desmarais sur la sc\u00e8ne de la salle Andr\u00e9-Mathieu le 17 avril. (Photo : Annie Diotte)<\/figcaption><\/figure>\n<p>De retour pour une deuxi\u00e8me fois \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;<strong>Orchestre symphonique de Laval<\/strong> (apr\u00e8s un remplacement de derni\u00e8re minute l&rsquo;an dernier), <strong>Naomi Woo<\/strong> a dirig\u00e9 l&rsquo;orchestre d&rsquo;une main dynamique et assur\u00e9e dans des \u0153uvres de Jocelyn Morlock, <strong>Gabriela Lena Frank<\/strong>, George Gershwin et Anton\u00edn Dvo\u0159\u00e1k.<\/p>\n<p>Le concert ouvrait par la pi\u00e8ce <em>Hullabaloo<\/em> de Morlock, compos\u00e9e pour le 150<sup>e<\/sup> anniversaire du Canada. Hullabaloo signifie brouhaha : l&rsquo;\u0153uvre exploite une masse sonore rythmique install\u00e9e dans le grave, de laquelle \u00e9mergent \u00e0 l&rsquo;occasion une ligne plus distinctive aux bois ou aux violons. D&rsquo;une dur\u00e9e de deux minutes rapidement pass\u00e9es &#8211; la fin non annonc\u00e9e arrive abruptement -, la pi\u00e8ce ne compte s\u00fbrement pas parmi les compositions les plus marquantes de la compositrice canadienne d\u00e9c\u00e9d\u00e9e pr\u00e9matur\u00e9ment l&rsquo;an dernier \u00e0 seulement 53 ans. Elle joue cependant bien son r\u00f4le d&rsquo;ouverture au sein de ce programme intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Musique du Nouveau monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;<em>Elegia andina<\/em> de <strong>Gabriela Lena Frank<\/strong>, plus substantielle, pr\u00e9sentait des reliefs texturaux plus vari\u00e9s et plus int\u00e9ressants que l&rsquo;\u0153uvre de Morlock. Un long duo de fl\u00fbtes, inspir\u00e9 de la musique folklorique p\u00e9ruvienne, a \u00e9t\u00e9 admirablement rendu par les deux fl\u00fbtistes de l&rsquo;orchestre, <strong>Benjamin Morency<\/strong> et <strong>Jean-Philippe Tanguay<\/strong>. Dans l&rsquo;ensemble, <strong>Woo<\/strong> et l&rsquo;<strong>OSL<\/strong> ont offert une interpr\u00e9tation bien plac\u00e9e, bien qu&rsquo;un peu timide : les crescendos rapides r\u00e9p\u00e9t\u00e9s aux violons manquaient de conviction, certains phras\u00e9s, de direction.<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 conviction, un \u00e9l\u00e9ment extra-musical en avait beaucoup trop : les tournes de pages en section chez les cordes \u00e9taient ex\u00e9cut\u00e9es avec une force d\u00e9rangeante, m\u00eame pour une auditrice assise presque au fond de la salle.<\/p>\n<p>S&rsquo;agissant d&rsquo;une \u0153uvre nouvelle, le mat\u00e9riel de partitions n&rsquo;est probablement disponible qu&rsquo;en location, ce qui est toujours un frein \u00e0 l&rsquo;adoption r\u00e9guli\u00e8re d&rsquo;une \u0153uvre au sein du r\u00e9pertoire d&rsquo;un orchestre. Ne serait-ce de cet aspect, il serait souhaitable que l&rsquo;<strong>OSL<\/strong> ait l&rsquo;occasion de reprendre cette \u0153uvre m\u00e9ritoire et de se l&rsquo;approprier encore plus.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_81180\" aria-describedby=\"caption-attachment-81180\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-81180\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Lorraine-Desmarais-refletee-dans-couvercle-du-piano-OSL_photo-Annie-Diotte.jpg\" alt=\"Lorraine Desmarais au piano. (Photo : Annie Diotte)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Lorraine-Desmarais-refletee-dans-couvercle-du-piano-OSL_photo-Annie-Diotte.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Lorraine-Desmarais-refletee-dans-couvercle-du-piano-OSL_photo-Annie-Diotte-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Lorraine-Desmarais-refletee-dans-couvercle-du-piano-OSL_photo-Annie-Diotte-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Lorraine-Desmarais-refletee-dans-couvercle-du-piano-OSL_photo-Annie-Diotte-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-81180\" class=\"wp-caption-text\">Lorraine Desmarais au piano. (Photo : Annie Diotte)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Suivait la <em>Rhapsody in Blue<\/em> de Gershwin, interpr\u00e9t\u00e9e par <strong>Lorraine Desmarais<\/strong>. \u00ab\u00a0Interpr\u00e9ter\u00a0\u00bb est un verbe bien choisi dans ce cas-ci, car la soliste, rompue \u00e0 l&rsquo;exercice de l&rsquo;improvisation par une longue et remarquable carri\u00e8re de pianiste jazz, impr\u00e9gnait son ex\u00e9cution d&rsquo;une touche bien personnelle en improvisant les solos de piano, <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2024\/04\/16\/entrevue-lorraine-desmarais-et-losl-celebrent-le-100e-anniversaire-de-rhapsody-blue\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">comme elle nous l&rsquo;avait expliqu\u00e9 en entrevue<\/a>. Le style bebop qu&rsquo;elle privil\u00e9gie s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 apr\u00e8s la composition de <em>Rhapsody<\/em>, cr\u00e9ant un \u00e9cart d&rsquo;idiome entre les moments solistes et le retour au texte musical tel que compos\u00e9 par Gershwin, ce qui n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement une faute : dans le cas d&rsquo;une oeuvre aussi souvent jou\u00e9e que la <em>Rhapsody in Blue<\/em>, il est rafra\u00eechissant de d\u00e9jouer les attentes et de l&rsquo;entendre abord\u00e9e diff\u00e9remment.<\/p>\n<p>L&rsquo;approche technique de l&rsquo;instrument \u00e9tant diff\u00e9rente en jazz et en classique, la sonorit\u00e9 feutr\u00e9e de <strong>Desmarais<\/strong> avait de la difficult\u00e9 \u00e0 se d\u00e9marquer \u00e0 travers l&rsquo;orchestre dans les passages tutti.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans la Symphonie du Nouveau monde de Dvo\u0159\u00e1k qu&rsquo;on a pu prendre la vraie mesure de la cheffe <strong>Naomi Woo<\/strong>. Excellente musicienne \u00e0 la gestuelle assur\u00e9e, celle qui est pr\u00e9sentement partenaire artistique de l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> poss\u00e8de un instinct solide pour les mouvements rapides, manifest\u00e9 par un habile choix de tempos comme par un fin modelage des diff\u00e9rentes couches de l&rsquo;\u00e9criture.<\/p>\n<p>La cheffe ne s&rsquo;accroche pas aux traditions : tel <em>ritardando<\/em> non indiqu\u00e9 pr\u00e9parant l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;un nouveau passage, tr\u00e8s peu pour elle &#8211; au point que l&rsquo;orchestre a occasionnellement de la difficult\u00e9 \u00e0 suivre. Est-ce attribuable \u00e0 un manque de temps de pr\u00e9paration? Dans son allocution au d\u00e9but du concert, le DG <strong>Simon Ouellette<\/strong> a mentionn\u00e9 que l&rsquo;orchestre avait \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement sollicit\u00e9 cette semaine, ayant jou\u00e9 des matin\u00e9es scolaires la veille et le jour m\u00eame du concert.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_81181\" aria-describedby=\"caption-attachment-81181\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-81181\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Naomi-Woo-et-quelques-cordes-de-lOSL_photo-Annie-Diotte.jpg\" alt=\"Naomi Woo \u00e0 la t\u00eate de l'OSL. (Photo : Annie Diotte)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Naomi-Woo-et-quelques-cordes-de-lOSL_photo-Annie-Diotte.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Naomi-Woo-et-quelques-cordes-de-lOSL_photo-Annie-Diotte-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Naomi-Woo-et-quelques-cordes-de-lOSL_photo-Annie-Diotte-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2024\/04\/Naomi-Woo-et-quelques-cordes-de-lOSL_photo-Annie-Diotte-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-81181\" class=\"wp-caption-text\">Naomi Woo \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;OSL. (Photo : Annie Diotte)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cependant, la cheffe est clairement tr\u00e8s consciente de ses choix d&rsquo;interpr\u00e9tation, et si elle aborde les r\u00e9p\u00e9titions avec la m\u00eame vitalit\u00e9 et la m\u00eame int\u00e9grit\u00e9 artistique dont elle fait preuve en concert (ce dont on n&rsquo;a aucune raison de douter), il est difficile de comprendre comment ces moments d\u00e9licats n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 isol\u00e9s et mis en place jusqu&rsquo;\u00e0 faire dispara\u00eetre toute h\u00e9sitation. Dans le Scherzo, le tutti d&rsquo;orchestre suivant la ligne descendante des cors a n\u00e9cessit\u00e9 trois passages pour \u00eatre ensemble &#8211; les deux fois du premier Scherzo, et le <em>Da capo<\/em> final, version finalement r\u00e9ussie. Le Largo, plus rapide qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;habitude, a provoqu\u00e9 des incertitudes de m\u00eame nature chez les membres de l&rsquo;orchestre.<\/p>\n<p>Je suis d\u00e9chir\u00e9e entre admirer la t\u00e9nacit\u00e9 de la cheffe, qui n&rsquo;a pas d\u00e9vi\u00e9 de son intention, et regretter son manque de flexibilit\u00e9. Dans la relation \u00ab\u00a0donnant-donnant\u00a0\u00bb d&rsquo;un orchestre et de sa cheffe, il y a des moments o\u00f9 c&rsquo;est au tour de la cheffe de donner &#8211; dans ce cas-ci, donner \u00ab\u00a0du lousse\u00a0\u00bb. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, il n&rsquo;est pas non plus garanti que le r\u00e9sultat aurait \u00e9t\u00e9 mieux si elle avait choisi de s&rsquo;adapter \u00e0 l&rsquo;orchestre : on ne sait jamais qui va suivre et qui va \u00eatre encore plus confus &#8230;<\/p>\n<p>En prenant en consid\u00e9ration que l&rsquo;<strong>OSL<\/strong> est en processus de recherche pour combler le poste de direction musicale et que tous les chef.fe.s invit\u00e9.e.s des deux derni\u00e8res saisons sont des candidat.e.s potentiel.le.s, <strong>Woo<\/strong> a probablement bien fait de s&rsquo;en tenir \u00e0 son id\u00e9e et de d\u00e9montrer qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas froid aux yeux. Une relation \u00e0 long terme permettrait aux deux partis d&rsquo;apprendre \u00e0 se saisir et \u00e0 grandir ensemble. Nonobstant ces passages chambranlants, la cheffe a d\u00e9montr\u00e9 \u00e9norm\u00e9ment de qualit\u00e9s permettant d&rsquo;esp\u00e9rer des r\u00e9sultats int\u00e9ressants, devait-elle avoir la chance d&rsquo;\u00eatre associ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;<strong>OSL<\/strong> pendant quelques ann\u00e9es, sa vision musicale logique et solide n&rsquo;en \u00e9tant pas la moindre. Le fait qu&rsquo;elle prenne des risques est une force \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer, quitte \u00e0 endurer quelques moments de confusion.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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