{"id":78461,"date":"2023-10-21T07:33:33","date_gmt":"2023-10-21T11:33:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=78461"},"modified":"2023-10-21T07:33:33","modified_gmt":"2023-10-21T11:33:33","slug":"critique-du-charme-et-de-la-fougue-avec-anthony-marwood-et-les-violons-du-roy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2023\/10\/21\/critique-du-charme-et-de-la-fougue-avec-anthony-marwood-et-les-violons-du-roy\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Du charme et de la fougue avec Anthony Marwood et les Violons du Roy"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_78471\" aria-describedby=\"caption-attachment-78471\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-78471\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/Copie-de-CRITIQUE-44.jpg\" alt=\"Anthony Marwood (cr\u00e9dit : Walter van Dyck)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/Copie-de-CRITIQUE-44.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/Copie-de-CRITIQUE-44-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/Copie-de-CRITIQUE-44-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/Copie-de-CRITIQUE-44-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-78471\" class=\"wp-caption-text\">Anthony Marwood (cr\u00e9dit : Walter van Dyck)<\/figcaption><\/figure>\n<h3><span style=\"color: #808080;\">D&rsquo;Elgar \u00e0 Enesco en passant par un jeune Mendelssohn, les Violons du Roy et Anthony Marwood font preuve de charme innocent et de fougue mordante.<br \/>\n<\/span><\/h3>\n<p>C&rsquo;est devant un public attentif &#8211; personne n&rsquo;a applaudi entre les mouvements! &#8211; que l&rsquo;orchestre de chambre et son soliste invit\u00e9 ont interpr\u00e9t\u00e9 un programme d&rsquo;\u0153uvres ayant en commun d&rsquo;appartenir aux jeunes p\u00e9riodes cr\u00e9atrices de leur compositeur.<\/p>\n<p>Ce concert rappelait sous au moins deux rapports celui que l&rsquo;ensemble a donn\u00e9, la saison derni\u00e8re, avec l&rsquo;altiste <strong>Antoine<\/strong> <strong>Tamestit<\/strong>. D&rsquo;une part, le soliste invit\u00e9, agissant \u00e9galement comme chef, savait moduler son autorit\u00e9 naturelle pour briller dans le concerto et s&rsquo;int\u00e9grer de fa\u00e7on harmonieuse dans ce groupe finement accord\u00e9. D&rsquo;autre part, la deuxi\u00e8me partie du concert \u00e9tait constitu\u00e9 d&rsquo;une pi\u00e8ce de r\u00e9sistance, dans les deux cas une transcription d&rsquo;une pi\u00e8ce de musique de chambre (le Huiti\u00e8me quatuor de Chostakovitch avec <strong>Antoine Tamestit<\/strong>, l&rsquo;Octuor d&rsquo;Enesco avec <strong>Anthony Marwood<\/strong>), qui frappait l&rsquo;auditeur de plein fouet sans faire de quartiers.<\/p>\n<h3>L&rsquo;Octuor d&rsquo;Enesco<\/h3>\n<p>L&rsquo;Octuor d&rsquo;Enesco (dans une transcription pour orchestre \u00e0 cordes d&rsquo;Anthony Marwood) constituait une r\u00e9elle d\u00e9couverte. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u0153uvre \u00e9tonnante et touffue, compos\u00e9e au tournant du XXe si\u00e8cle par un jeune Enesco de 19 ans. Les notes de programme de <strong>Pierre Grondines<\/strong> annoncent une \u0153uvre \u00ab\u00a0en phase avec les avant-gardes de son \u00e9poque\u00a0\u00bb, rappelant par moment Strauss ou Mahler. Le deuxi\u00e8me mouvement, entre autres, contient un th\u00e8me \u00e0 l&rsquo;ambitus \u00e9clat\u00e9 jou\u00e9 \u00e0 tour de r\u00f4le par des instruments solistes. \u00c0 propos de soliste, soulignons d&#8217;embl\u00e9e le travail du premier altiste <strong>Isaac Chalk<\/strong>, qui a tenu avec aplomb une partie exigeante et souvent expos\u00e9e.<\/p>\n<h3>Charme na\u00eff et innocent en premi\u00e8re partie<\/h3>\n<p>La S\u00e9r\u00e9nade d&rsquo;Elgar avait ouvert le concert dans une atmosph\u00e8re de charme na\u00eff et innocent. Cependant, elle portait d\u00e9j\u00e0 les qualit\u00e9s qui allaient \u00e9clater \u00e0 l&rsquo;avant-plan avec Enesco: un phras\u00e9 vivant, dynamique, et une intelligence du discours o\u00f9 rien n&rsquo;est laiss\u00e9 pour compte. M\u00eame les figures d&rsquo;accompagnement r\u00e9p\u00e9titives des voix int\u00e9rieures sont model\u00e9es avec un soin de chaque instant. Rien de taxant pour l&rsquo;auditeur dans cette pi\u00e8ce, la premi\u00e8re dont Elgar fut satisfait, et pourtant, dans l&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;<strong>Anthony Marwood<\/strong> et des <strong>Violons du Roy<\/strong>, elle constituait une mise en bouche adapt\u00e9e pour l&rsquo;ouragan sonore qu&rsquo;allait s&rsquo;av\u00e9rer l&rsquo;Octuor.<\/p>\n<p>Suivait le Concerto pour violon en <em>r\u00e9<\/em> mineur de Mendelssohn, qui pr\u00e9date son c\u00e9l\u00e8bre Concerto en <em>mi<\/em> mineur de plus de vingt ans. L&rsquo;influence de Mozart s&rsquo;y fait entendre dans les tournures m\u00e9lodiques, mais l&rsquo;esprit de la pi\u00e8ce se rapproche des concertos h\u00e9rit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9cole fran\u00e7aise. La sonorit\u00e9 du soliste s&rsquo;y r\u00e9v\u00e8le un peu plus mince qu&rsquo;esp\u00e9r\u00e9e, ou alors c&rsquo;est son instrument qui rel\u00e8ve d&rsquo;une approche esth\u00e9tique diff\u00e9rente dans la sonorit\u00e9. Cela n&rsquo;enl\u00e8ve rien au raffinement de son jeu et \u00e0 la perfection de sa main gauche. M\u00eame sans chef &#8211; ou plut\u00f4t avec un chef occup\u00e9 \u00e0 jouer du violon -, l&rsquo;orchestre l&rsquo;accompagne avec coh\u00e9sion et souplesse.<\/p>\n<h3>Un authentique orchestre de chambre<\/h3>\n<p>Au-del\u00e0 de l&rsquo;aisance avec laquelle chaque joueur n\u00e9gocie les exigences techniques de sa partie, c&rsquo;est dans les passages posant des d\u00e9fis d&rsquo;ensemble que <strong>Les Violons du Roy<\/strong> brillent particuli\u00e8rement, ces grands unissons o\u00f9 l&rsquo;orchestre devient r\u00e9ellement plus que la somme de ses parties, o\u00f9 l&rsquo;auditeur se redresse sur son si\u00e8ge, emport\u00e9 par une sonorit\u00e9 ample et un phras\u00e9 unifi\u00e9. Avec les Violons du Roy, le terme orchestre de chambre devient plus qu&rsquo;une nomenclature de formation, il devient un concept. D&rsquo;orchestre, le groupe a le souffle et la vision d&rsquo;ensemble. De musique de chambre, ses membres ont l&rsquo;implication maximale, la pr\u00e9sence individuelle et la communication de proximit\u00e9.<\/p>\n<h3>Prochain concert des Violons du Roy<\/h3>\n<p><strong>Les Violons du Roy<\/strong> reviennent \u00e0 la <strong>Salle Bourgie le 3 novembre<\/strong>, dans un programme de musique baroque italienne mettant en vedette le remarquable violoniste <strong>Kerson Leong<\/strong>, sous la direction de <strong>Nicolas Ellis<\/strong>, dans sa premi\u00e8re saison en tant que premier chef invit\u00e9. <a href=\"https:\/\/www.mbam.qc.ca\/fr\/activites\/violons-du-roy-le-labyrinthe-du-diable\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS ET BILLETS<\/a><\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l&rsquo;op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> \u00a0<a href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI\u00a0<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Violons du Roy et leur soliste invit\u00e9 Anthony Marwood, violon, livrent un Elgar charmant, un Mendelssohn bien cisel\u00e9 et un Enesco enlevant \u00e0 la Salle Bourgie.<\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":78471,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[42065,10956,52],"tags":[42066,1949,3503],"yst_prominent_words":[8376,10119,10078,10006,7202,10120,9811,12698,10095,11593,9976,13913,11405,9975,9974],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/Copie-de-CRITIQUE-44.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-kpv","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78461"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/55"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78461"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78461\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":78474,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78461\/revisions\/78474"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/78471"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78461"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78461"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78461"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=78461"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}