{"id":76471,"date":"2023-06-10T10:25:26","date_gmt":"2023-06-10T14:25:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=76471"},"modified":"2023-06-10T16:00:24","modified_gmt":"2023-06-10T20:00:24","slug":"critique-i-musici-et-louis-lortie-au-bonheur-de-mozart-et-du-chemin-parcouru","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2023\/06\/10\/critique-i-musici-et-louis-lortie-au-bonheur-de-mozart-et-du-chemin-parcouru\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | I Musici et Louis Lortie : au bonheur de Mozart et du chemin parcouru"},"content":{"rendered":"<h3><span style=\"color: #808080;\">Critique du concert d&rsquo;I Musici avec Louis Lortie, le 8 juin 2023, salle Pierre-Mercure.<\/span><\/h3>\n<figure id=\"attachment_76476\" aria-describedby=\"caption-attachment-76476\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-76476\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/06\/Copie-de-NOUVELLE-82.jpg\" alt=\"Louis Lortie, pianiste (Photo: Elias Photography)\" width=\"1200\" height=\"628\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-76476\" class=\"wp-caption-text\">Louis Lortie, pianiste (Photo: Elias Photography)<\/figcaption><\/figure>\n<h3><span style=\"color: #808080;\">I Musici de Montr\u00e9al avait invit\u00e9 Louis Lortie \u00e0 des retrouvailles mozartiennes pour son \u00e9v\u00e9nement-b\u00e9n\u00e9fice annuel, jeudi soir, 8 juin, salle Pierre-Mercure. Une soir\u00e9e remplie de souvenirs, de magie musicale et de bonheur partag\u00e9.\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>Qu&rsquo;il me soit permis d&rsquo;ouvrir une parenth\u00e8se avant le r\u00e9cit de cette soir\u00e9e. Retour dans le temps. 1989. Je suis jeune \u00e9tudiante en musique au c\u00e9gep de Sainte-Foy. J&rsquo;\u00e9coute des cassettes, car \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, le lecteur de CD est encore un luxe. Parmi ces enregistrements, le premier disque de <strong>Louis Lortie<\/strong> sous \u00e9tiquette <strong>Chandos<\/strong>. Il interpr\u00e8te deux concertos de Mozart avec <strong>I Musici<\/strong> que je finirai par conna\u00eetre par c\u0153ur \u00e0 force de les entendre. Si l&rsquo;on m&rsquo;avait dit, alors, qu&rsquo;un jour j&rsquo;\u00e9couterais ces m\u00eames artistes en concert munie d&rsquo;une plume et un carnet dans le but d&rsquo;en faire la critique, je ne l&rsquo;aurais pas cru!<\/p>\n<p>Retour au pr\u00e9sent \u00e0 la salle Pierre-Mercure. Apr\u00e8s un Divertimento K. 138 en fa majeur, que Mozart a compos\u00e9 \u00e0 16 ans, <strong>Jean-Fran\u00e7ois Rivest<\/strong> et <strong>Louis Lortie<\/strong>, qui <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2023\/06\/07\/entrevue\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">se connaissent depuis l&rsquo;\u00e9cole primaire et ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 colocataires<\/a>, nous racontent quelques anecdotes en guise d&rsquo;introduction aux moments de merveilleuse complicit\u00e9 qui vont suivre. <strong>Louis Lortie<\/strong> nous fait le r\u00e9cit de cette rencontre fortuite entre lui, l&rsquo;orchestre et les ing\u00e9nieurs de son de Chandos, ce moment d\u00e9cisif dans sa carri\u00e8re, o\u00f9 tout a commenc\u00e9 avec la maison de disques.<\/p>\n<p>Le Concerto pour piano no 12 en la majeur K. 414 est tellement g\u00e9nial dans sa construction, ses th\u00e8mes \u00e0 la fois simples et inoubliables, son \u00e9quilibre, sa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et ses \u00e9motions lumineuses que l&rsquo;on se sent toujours emport\u00e9 dans le monde du compositeur.<\/p>\n<p>\u00c0 la salle Pierre-Mercure, en ce moment pr\u00e9cis, on est aussi dans le monde de <strong>Louis Lortie<\/strong>, qui l&rsquo;interpr\u00e8te avec un plaisir \u00e9vident, une immense libert\u00e9, une intelligence et une conscience en temps r\u00e9el de ce qu&rsquo;il joue surpassant la simple musicalit\u00e9, sans oublier, bien s\u00fbr, une complicit\u00e9 de tous les instants avec l&rsquo;orchestre et avec son chef.<\/p>\n<p>Dans son pr\u00e9ambule, le pianiste a affirm\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;avait plus jou\u00e9 avec <strong>I Musici<\/strong> depuis le temps de <strong>Yuli Turovsky<\/strong>, et pourtant! On a l&rsquo;impression qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais arr\u00eat\u00e9 de jouer ensemble, comme s&rsquo;ils \u00e9taient rest\u00e9s li\u00e9s par un fil conducteur invisible. Et nous avons la privil\u00e8ge incroyable d&rsquo;\u00eatre avec eux en ce moment.<\/p>\n<p>Avec le Concerto pour piano no 14 en mi b\u00e9mol majeur K. 449, on est ailleurs. Plus fantasque, d\u00e9cisif, bouillonnant d&rsquo;\u00e9nergie avec des moments de tendresse, il donne toujours l&rsquo;impression qu&rsquo;on est plus en pr\u00e9sence de Mozart, l&rsquo;humain, que de Mozart, le g\u00e9nie immortel. Le pianiste, l&rsquo;orchestre et le chef s&rsquo;\u00e9changent habilement les motifs, ils s&rsquo;amusent, jouent sur les contrastes, et on constate que Jean-Fran\u00e7ois Rivest est v\u00e9ritablement chez lui dans ce r\u00e9pertoire, et avec cet orchestre.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l&rsquo;orchestre, il d\u00e9montre une fois de plus cette excellence, cette exp\u00e9rience, cette sonorit\u00e9, cette symbiose qui nous font nous demander pourquoi la salle n&rsquo;est-elle pas remplie \u00e0 craquer pour assister \u00e0 ce moment unique? Que s&rsquo;est-il pass\u00e9, depuis la glorieuse \u00e9poque o\u00f9 <strong>I Musici de Montr\u00e9al<\/strong> passait son temps en tourn\u00e9e, et nos jours?<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse n&rsquo;est pas simple, mais elle a quelque chose \u00e0 voir avec la multiplication (pour ne pas dire l&rsquo;explosion) de l&rsquo;offre musicale, l&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;internet et de nos vies riv\u00e9es \u00e0 un \u00e9cran, la complication des d\u00e9placements, une pand\u00e9mie, le surmenage, le co\u00fbt de la vie, et la liste de ce tout qui nous fait oublier l&rsquo;importance d&rsquo;inscrire la musique vivante dans notre quotidien et notre agenda est encore longue. \u00c0 cela, j&rsquo;ajouterais que cette derni\u00e8re saison nous a permis de constater qu&rsquo;<strong>I Musici<\/strong> est loin d&rsquo;\u00eatre le seul ensemble dans une situation o\u00f9 l&rsquo;on ne vend pas autant de billets qu&rsquo;on le voudrait: c&rsquo;est le cas de la plupart des organismes et diffuseurs en musique classique. Quelle \u00e9poque!<\/p>\n<p>Pourtant, des soir\u00e9es comme celles-ci nous rappellent \u00e0 quel point cela en vaut la peine et combien un orchestre d&rsquo;un tel niveau vaut le d\u00e9placement. Ce concert en forme de retrouvailles nous a aussi rappel\u00e9s qu&rsquo;<strong>I Musici<\/strong> fait partie de l&rsquo;histoire de Montr\u00e9al et qu&rsquo;il m\u00e9rite d&rsquo;avoir des salles pleines, de nouveaux enregistrements et des tourn\u00e9es!<\/p>\n<p>Nous avons eu droit \u00e0 deux rappels. De la part du pianiste, la <em>Fantaisie en r\u00e9 mineur<\/em> de Mozart, et de l&rsquo;orchestre, <em>Por una cabeza<\/em>, qui me rappelle justement que je r\u00eave depuis si longtemps d&rsquo;aller en Argentine. Mais qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;attends?<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l&rsquo;op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> \u00a0<span style=\"color: #ff0000;\"><a style=\"color: #ff0000;\" href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI\u00a0<\/a><\/span><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I Musici de Montr\u00e9al avait invit\u00e9 Louis Lortie \u00e0 des retrouvailles mozartiennes pour son \u00e9v\u00e9nement-b\u00e9n\u00e9fice annuel, jeudi soir \u00e0 la salle Pierre-Mercure. 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