{"id":76377,"date":"2023-06-01T11:34:55","date_gmt":"2023-06-01T15:34:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=76377"},"modified":"2024-06-03T13:18:07","modified_gmt":"2024-06-03T17:18:07","slug":"critique-lhomme-qui-rit-une-oeuvre-qui-mise-sur-lemotion-et-la-voix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2023\/06\/01\/critique-lhomme-qui-rit-une-oeuvre-qui-mise-sur-lemotion-et-la-voix\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | L&rsquo;homme qui rit : une \u0153uvre qui mise sur la voix et l&rsquo;\u00e9motion"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_76387\" aria-describedby=\"caption-attachment-76387\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-76387\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/06\/Copie-de-NOUVELLE-80.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"628\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-76387\" class=\"wp-caption-text\">La premi\u00e8re de l&rsquo;op\u00e9ra L&rsquo;homme qui rit \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la salle Claude-Champagne, le 31 mai 2023. (Photo fournie par le Festival Classica)<\/figcaption><\/figure>\n<h3><span style=\"color: #808080;\">Mercredi soir avait lieu \u00e0 la salle Claude-Champagne la cr\u00e9ation de <em>L&rsquo;homme qui rit<\/em>, op\u00e9ra d&rsquo;Airat Ichmouratov sur un livret de Bertrand Laverdure d&rsquo;apr\u00e8s le roman\u00a0 de Victor Hugo, en version concert avec projections. Une \u0153uvre romantique, d\u00e9mesur\u00e9e, magnifique, servie par une excellente distribution, et qui redonne \u00e0 la voix la place et le traitement qu&rsquo;elle m\u00e9rite.\u00a0\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>Il s&rsquo;agissait de la premi\u00e8re production du <strong>Nouvel Op\u00e9ra M\u00e9tropolitain<\/strong> (NOM), une initiative lyrique lanc\u00e9e cette ann\u00e9e par le <strong>Festival Classica <\/strong>et qui pr\u00e9sentera deux autres productions dans la m\u00eame salle au cours des prochaines semaines: <em>L&rsquo;Adorable Belboul<\/em>, de Jules Massenet et <em>Miguela<\/em>, de Th\u00e9odore Dubois.<\/p>\n<p>La distribution \u00e9tait compos\u00e9e d&rsquo;<strong>Hugo Laporte<\/strong>, baryton (Gwynplaine), <strong>Janelle Lucyk<\/strong>, soprano (Gwynplaine enfant), <strong>Jean-Fran\u00e7ois Lapointe<\/strong>, baryton (Barkilphedro), <strong>Marc Boucher<\/strong>, baryton (Ursus), <strong>Magali Simard-Gald\u00e8s<\/strong>, soprano (Dea), <strong>Florence Bourget<\/strong>, contralto (la Duchesse Josiane), <strong>Sophie Naubert<\/strong>, soprano (Fibi) et <strong>Antonio Figueroa<\/strong>, t\u00e9nor (Lord David).<\/p>\n<p><strong>Airat Ichmouratov<\/strong> dirige lui-m\u00eame l&rsquo;<strong>Orchestre du Festival Classica<\/strong>, qui prend place sur la sc\u00e8ne, puisque la salle Claude-Champagne ne dispose pas de fosse. Ceux qui connaissent la musique du compositeur savent d\u00e9j\u00e0 qu&rsquo;elle est tonale, d&rsquo;inspiration romantique, et tr\u00e8s m\u00e9lodique. C&rsquo;est encore le cas, et compte tenu qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u0153uvre de Victor Hugo, grand \u00e9crivain romantique fran\u00e7ais, le choix de lui avoir command\u00e9 cette \u0153uvre est tout \u00e0 fait logique et judicieux, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;<strong>Ichmouratov<\/strong> assume pleinement son style. Il n&rsquo;a que faire des diktats de la cr\u00e9ation contemporaine et de ses imp\u00e9ratifs d&rsquo;innovation. De plus, sa musique d\u00e9montre qu&rsquo;il a bien compris le roman de Victor Hugo et son ambiance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_60264\" aria-describedby=\"caption-attachment-60264\" style=\"width: 1021px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-60264 size-full\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/07\/Airat-Ichmouratov-horizontale-web.jpg\" alt=\"\" width=\"1021\" height=\"558\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/07\/Airat-Ichmouratov-horizontale-web.jpg 1021w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/07\/Airat-Ichmouratov-horizontale-web-300x164.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/07\/Airat-Ichmouratov-horizontale-web-768x420.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1021px) 100vw, 1021px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-60264\" class=\"wp-caption-text\">Airat Ichmouratov, compositeur. (Photo : Mireille Gaza)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Les \u00e9motions et la voix en valeur<\/h3>\n<p>Riche, pour ne pas dire luxuriante et tr\u00e8s m\u00e9lodique, sa partition place l&rsquo;expression des \u00e9motions au centre, et le traitement des voix permet \u00e0 celles-ci de s&rsquo;\u00e9panouir pleinement. Il faut le dire: \u00e7a fait du bien d&rsquo;entendre enfin une cr\u00e9ation qui met de l&rsquo;avant la beaut\u00e9 de la voix de ses interpr\u00e8tes.<\/p>\n<p>Trop souvent, depuis quelques ann\u00e9es, nous avons eu droit \u00e0 des compositeurs qui semblent ne pas trop savoir comment traiter la voix humaine ou qui l&rsquo;abordent avec une forme de maladresse qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas avec les autres instruments. La voix semble presque un inconv\u00e9nient parmi des concepts d\u00e9sincarn\u00e9s et ce qui ressemble \u00e0 une volont\u00e9 de prouver que l&rsquo;on peut inventer quelque chose de nouveau. On lui colle des notes, un traitement musical, certes, mais qui trop souvent, n&rsquo;est pas en ad\u00e9quation avec les paroles, et ne nous permet pas d&rsquo;appr\u00e9cier les artistes lyriques \u00e0 leur plein potentiel.<\/p>\n<p>Avec <strong><em>L&rsquo;Homme qui rit<\/em><\/strong>, c&rsquo;est tout le contraire qui se produit : les interpr\u00e8tes brillent de mille feux et on leur a confi\u00e9 un texte et une partition qui ont le pouvoir de donner vie et substance aux personnages qu&rsquo;ils incarnent et \u00e0 ce que qu&rsquo;ils ressentent. Encore l\u00e0, on est en pleine philosophie romantique et je ne vois pas de raison de bouder notre plaisir.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s th\u00e9\u00e2tral, classique et respectueux du roman dont il s&rsquo;inspire, le livret de <strong>Bertrand Laverdure<\/strong> fait ressortir les aspects po\u00e9tiques de <em><strong>L&rsquo;homme qui rit<\/strong><\/em> et nous r\u00e9v\u00e8le habilement, \u00e0 travers les airs et les dialogues, les \u00e9tats d&rsquo;\u00e2me et la vie int\u00e9rieure des personnages.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;introduction de ce livret, publi\u00e9 sous forme de livre par <strong>Dramaturge \u00c9diteurs<\/strong>, l&rsquo;auteur explique qu&rsquo;il s&rsquo;est attach\u00e9 \u00e0 faire ressortir l&rsquo;aspect social du roman de Hugo, qui se voulait politique par sa d\u00e9nonciation des in\u00e9galit\u00e9s sociales. Un th\u00e8me malheureusement encore bien d&rsquo;actualit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_60962\" aria-describedby=\"caption-attachment-60962\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-60962 size-full\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/6-oct-Magali-Simard-Galdes-cre\u0301dit-Brent-Calis.jpg\" alt=\"Magali Simard-Galdes\" width=\"1024\" height=\"731\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/6-oct-Magali-Simard-Galdes-cre\u0301dit-Brent-Calis.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/6-oct-Magali-Simard-Galdes-cre\u0301dit-Brent-Calis-300x214.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/6-oct-Magali-Simard-Galdes-cre\u0301dit-Brent-Calis-768x548.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-60962\" class=\"wp-caption-text\">Magali Gald\u00e8s-Simard, soprano. (Photo : Brent Calis)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Les interpr\u00e8tes<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;ensemble, tous les chanteurs et chanteuses de la distributions nous ont offert une prestation quasi impeccable, mais il faut souligner quelques artistes qui se d\u00e9marquent : <strong>Jean-Fran\u00e7ois Lapointe<\/strong>, impressionnant par sa puissance, <strong>Magali Simard-Gald\u00e8s<\/strong>, au sommet sur le plan vocal (elle est, par moments, carr\u00e9ment renversante) ainsi que <strong>Sophie Naubert,<\/strong> jeune soprano dot\u00e9e d&rsquo;une voix superbe et d&rsquo;une pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne magn\u00e9tique canalisant sa musicalit\u00e9 naturelle.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 <strong>Sophie Naubert<\/strong> que revient le plus bel air de tout cet op\u00e9ra, et qui est simplement intitul\u00e9 <em>Air de Fibi<\/em>. Une pure merveille qui ferait le bonheur des m\u00e9lomanes comme air de concert dans n&rsquo;importe quel programme d&rsquo;orchestre, et qui donne l&rsquo;occasion \u00e0 la chanteuse de nous \u00e9mouvoir.<\/p>\n<p>Les autres (<strong>Marc Boucher<\/strong>, <strong>Florence Bourget<\/strong>, <strong>Hugo Laporte<\/strong>, <strong>Antonio Figueroa<\/strong>) nous offrent une prestation tout \u00e0 fait juste. On remarque toutefois qu&rsquo;<strong>Hugo Laporte<\/strong> semble un peu fatigu\u00e9, non dans sa voix, mais \u00e0 travers son attitude physique sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>La soprano <strong>Janelle Lucyk,\u00a0<\/strong>dont le r\u00f4le est tr\u00e8s court, a la voix cristalline id\u00e9ale pour incarner ce personnage d&rsquo;enfant. Il faut ajouter que plusieurs duos, trios et quatuors vocaux apportent \u00e9norm\u00e9ment de richesse et de plaisir \u00e0 l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, le ch\u0153ur (il s&rsquo;agit de l&rsquo;<strong>Ensemble ArtChoral, <\/strong>fond\u00e9 par <strong>Matthias Maute<\/strong>), s\u00e9par\u00e9 avec les femmes d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 et les hommes de l&rsquo;autre aux balcons lat\u00e9raux avant, donne du relief et amplifie l&rsquo;aspect dramatique de certaines sc\u00e8nes. Sa pr\u00e9sence est une v\u00e9ritable valeur ajout\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre et \u00e0 la production.<\/p>\n<h3>Surtitres<\/h3>\n<p>Nous arrivons ici au seul aspect n\u00e9gatif de cette production : l&rsquo;absence de surtitres. Par manque de budget, peut-\u00eatre, ou encore parce qu&rsquo;on a pens\u00e9 que ce n&rsquo;\u00e9tait pas n\u00e9cessaire compte tenu du fait que l&rsquo;\u0153uvre est en fran\u00e7ais, on a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas en mettre. Or, quelle que soit la langue, il est fr\u00e9quent, \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra, que l&rsquo;on ne comprenne pas toutes les paroles.<\/p>\n<p>Nous avons donc ici une version concert, c&rsquo;est-\u00e0-dire sans d\u00e9placements, costumes ou mise en sc\u00e8ne qui nous permettraient de mieux comprendre l&rsquo;action gr\u00e2ce au contexte, et de surcro\u00eet sans surtitres pour suivre ce qui s&rsquo;y passe.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la bonne diction des chanteurs (bravo \u00e0 <strong>Marc Boucher<\/strong> pour sa prononciation des plus claires), il n&rsquo;est pas exag\u00e9r\u00e9 de dire que l&rsquo;on ne comprend pas environ 50% des paroles qu&rsquo;ils chantent et bref, que l&rsquo;on ne comprend pas tout \u00e0 fait l&rsquo;histoire. Plusieurs spectateurs l&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs mentionn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;entracte.<\/p>\n<p>Il fallait d\u00e9j\u00e0 conna\u00eetre le roman, avoir vu le film de 2012 avec <strong>G\u00e9rard Depardieu<\/strong> et <strong>Marc-Andr\u00e9 Grondin<\/strong>, ou lu le livret avant d&rsquo;y aller. Ceux qui n&rsquo;ont pas eu l&rsquo;occasion de conna\u00eetre l&rsquo;histoire d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre se seront sans doute sentis perdus par moments.<\/p>\n<p>Les surtitres, \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra, ne sont pas un luxe. Je ne connais pas les aspects techniques ni les co\u00fbts que cela implique, mais puisqu&rsquo;il y avait des projections (bas\u00e9es sur des illustrations du talentueux <strong>Maxime Bigras<\/strong> et r\u00e9alis\u00e9es par Lumifest en cavale\/Dominique Arcand), on aurait aussi bien pu avoir des surtitres.<\/p>\n<p>Comprendre l&rsquo;histoire n&rsquo;est pas non plus un luxe.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement mentionner que ces 2 heures 45 minutes avec un seul entracte comportent de petites longueurs ici et l\u00e0, et qu&rsquo;il serait peut-\u00eatre opportun de resserrer le tout, par exemple en coupant un peu dans quelques dialogues, notamment ceux impliquant la Duchesse, Barkilphedro et Lord David.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_54173\" aria-describedby=\"caption-attachment-54173\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-54173 size-full\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/05\/4-Marc-Boucher_13-juil-18-cal.jpg\" alt=\"Marc Boucher, directeur artistique du Festival Classica. (Photo: courtoisie)\" width=\"700\" height=\"500\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-54173\" class=\"wp-caption-text\">Marc Boucher, directeur g\u00e9n\u00e9ral et artistique du Festival Classica. (Photo: courtoisie)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Bilan<\/h3>\n<p>Pour servir une \u0153uvre aussi ambitieuse, voire grandiose, il faudra un jour une production \u00e0 grand d\u00e9ploiement. Nous comprenons tout \u00e0 fait les imp\u00e9ratifs \u00e9conomiques et m\u00eame \u00e9cologiques mentionn\u00e9s par <strong>Marc Boucher<\/strong> dans ses entrevues aux m\u00e9dias et dans l&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 des objectifs \u00e9coresponsables du <strong>Festival Classica<\/strong>, qui sont louables. Toutefois, <strong><em>L&rsquo;homme qui rit<\/em> <\/strong>m\u00e9rite une autre chance, dans un contexte \u00e0 sa hauteur, soit de faire l&rsquo;objet d&rsquo;une production d&rsquo;envergure avec des d\u00e9cors plus \u00e9labor\u00e9s, des costumes et une mise en sc\u00e8ne, car ici, la sobri\u00e9t\u00e9 va \u00e0 l&rsquo;encontre de ce roman et de l&rsquo;op\u00e9ra.<\/p>\n<p>Quoiqu&rsquo;il en soit, avec cette premi\u00e8re production, le <strong>Nouvel Op\u00e9ra M\u00e9tropolitain<\/strong> d\u00e9montre qu&rsquo;il pourrait bien s&rsquo;imposer dans l&rsquo;avenir comme une force \u00e0 m\u00eame de revitaliser l&rsquo;art lyrique qu\u00e9b\u00e9cois, \u00e0 condition qu&rsquo;on lui donne les moyens financiers de ses ambitions.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait la seule repr\u00e9sentation pr\u00e9vue pour <em>L&rsquo;homme qui rit<\/em>. Gr\u00e2ce au NOM, on pourra toutefois d\u00e9couvrir deux autres op\u00e9ras, soit <em>L&rsquo;adorable Belboul<\/em>, <a href=\"https:\/\/www.festivalclassica.com\/ladorable-belboul\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le 6 juin<\/a>, et <em>Miguela<\/em>, <a href=\"https:\/\/www.festivalclassica.com\/miguela\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le 14 juin.<\/a><\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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