{"id":71969,"date":"2022-08-09T11:21:02","date_gmt":"2022-08-09T15:21:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=71969"},"modified":"2022-08-09T11:21:40","modified_gmt":"2022-08-09T15:21:40","slug":"dossier-cinq-compositrices-baroques-remarquables-que-vous-devriez-connaitre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2022\/08\/09\/dossier-cinq-compositrices-baroques-remarquables-que-vous-devriez-connaitre\/","title":{"rendered":"DOSSIER\u00a0| Cinq compositrices baroques remarquables que vous devriez conna\u00eetre"},"content":{"rendered":"<h3><span style=\"color: #808080;\">Des compositrices baroques remarquables \u00e0 d\u00e9couvrir<\/span><\/h3>\n<figure id=\"attachment_71976\" aria-describedby=\"caption-attachment-71976\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-71976\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/08\/COMPOSITRICES-BAROQUE.jpg\" alt=\"Leonora Duarte (image sous licence CCOC 4.0 International); Elisabeth Jacquet de la Guerre (image domaine public); Barbara Strozzi (image domaine public)\" width=\"1200\" height=\"628\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-71976\" class=\"wp-caption-text\">Leonora Duarte (image sous licence CCOC 4.0 International); Elisabeth Jacquet de la Guerre (image domaine public); Barbara Strozzi (image domaine public)<\/figcaption><\/figure>\n<h3><span style=\"color: #808080;\">S&rsquo;il faut se fier \u00e0 leur repr\u00e9sentation dans les programmes de concerts actuels, on pourrait penser, \u00e0 tort, qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de compositrices \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque baroque, soit de 1600 \u00e0 1750.\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>Bien que la soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne de cette \u00e9poque n&rsquo;ait pas encourag\u00e9 les femmes \u00e0 \u00eatre autre chose que des \u00e9pouses et des m\u00e8res, un nombre tout de m\u00eame surprenant d&rsquo;entre elles ont r\u00e9ussi \u00e0 se tailler une place comme compositrices et musiciennes.<\/p>\n<p>\u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 il n&rsquo;y avait aucune opportunit\u00e9 pour les femmes, de riches m\u00e9c\u00e8nes les ont parfois soutenues pour qu&rsquo;elles composent, et m\u00eame, parfois, publient leurs \u0153uvres.<\/p>\n<p>Malheureusement, l&rsquo;argent n&rsquo;a pas suffit \u00e0 emp\u00eacher leur travail de tomber dans l&rsquo;oubli, parfois durant des si\u00e8cles, apr\u00e8s leur mort. Comme ce fut le cas pour Joseph de Bologne et d&rsquo;autres compositeurs noirs, la musique \u00e9crite par ces femmes a \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9e et s&rsquo;est plus ou moins perdue avec le temps.<\/p>\n<p>Voici cinq compositrices baroques remarquables que vous devriez conna\u00eetre:<\/p>\n<h3><strong>Francesca Caccini (1587-1640)<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"jetpack-video-wrapper\"><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/zaBoipArfaU?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation\"><\/iframe><\/span><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Fille du compositeur de la Renaissance Giulio Caccini, <strong>Francesca Caccini<\/strong> fut influente \u00e0 son \u00e9poque, mais peu de ses \u0153uvres ont surv\u00e9cu jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui. Elle composait dans un style innovateur pour son temps, et \u00e0 aid\u00e9 \u00e0 propulser la musique de la Renaissance vers les d\u00e9buts du Baroque. On lui attribue d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re femme \u00e0 composer un op\u00e9ra entier, intitul\u00e9 <em>La liberazione di Ruggiero dall&rsquo;isola d&rsquo;Alcina<\/em>. Il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 pour des visiteurs royaux en 1625. On lui attribue \u00e9galement l&rsquo;\u00e9criture de plus de 15 ouvrages de sc\u00e8ne, et \u00ab\u00a0la Cecchina\u00a0\u00bb comme on l&rsquo;appelait, \u00e9tait aussi une chanteuse accomplie, jouait du luth, enseignait, et \u00e9tait po\u00e8te. Elle a travaill\u00e9 pour la famille des M\u00e9dicis \u00e0 Florence, et \u00e0 un certain point, \u00e9tait devenue la musicienne la mieux pay\u00e9e \u00e0 la cour du grand duc.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Leonora Duarte (1610-1678 approx)<\/strong><\/h3>\n<div class=\"jetpack-video-wrapper\"><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/09ei3Qo6n7Q?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation\"><\/iframe><\/span><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 1641, l&rsquo;\u00e9crivain anglais John Evelyn visitait le domicile de la famille Duarte, \u00e0 Antwerp. Il \u00e9crit \u00ab\u00a0<em>En soir\u00e9e, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e par Signor Duerts, de nationalit\u00e9 portugaise&#8230;et ses trois filles nous ont diverti avec de la musique rare, tant vocale qu&rsquo;instrumentale.<\/em>\u00a0\u00bb La voix de Leonora, en particulier, a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9e. Les Duarte \u00e9taient des juifs portugais convertis au catholicisme pour \u00e9viter d&rsquo;\u00eatre pers\u00e9cut\u00e9s, et le p\u00e8re de Leonora \u00e9tait un marchand de diamant ainsi qu&rsquo;un musicien amateur. Leur maison familiale devint un centre important pour les musiciens et les artistes de la ville. Leonora a compos\u00e9 de la musique pour les visiteurs importants, comme William Cavendish, Duc de Newcastle. Parmi ses \u0153uvres, une s\u00e9rie de Sinfonia a surv\u00e9cu jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Barbara Strozzi (1619-1677)<\/strong><\/h3>\n<div class=\"jetpack-video-wrapper\"><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/1F458aC_FUM?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation\"><\/iframe><\/span><\/div>\n<p>Au milieu des ann\u00e9es 1600, on dit que <strong>Barbara Strozzi<\/strong> \u00e9tait la compositrice la plus prolifique de musique vocale profane imprim\u00e9e \u00e0 Venise. Avec ses \u0153uvres sacr\u00e9es, sa musique profane forme un corpus principalement \u00e9crit pour la voix. Barbara elle-m\u00eame \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme une chanteuse de grand talent, et venait d&rsquo;une famille cr\u00e9ative. Son p\u00e8re adoptif \u00e9tait le po\u00e8te Giulio Strozzi, et elle avait r\u00e9guli\u00e8rement l&rsquo;occasion de rencontrer des artistes, des auteurs, et des musiciens. Le compositeur v\u00e9nitien Nicol\u00f2 Fontei la surnommait <em>la virtuossima cantatrice.\u00a0<\/em>N\u00e9e en dehors du mariage, elle ne s&rsquo;est jamais mari\u00e9e. Apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re, elle est devenue compositrice professionnelle et ses pi\u00e8ces totalisent huit volumes. L&rsquo;un de ses petits caprises \u00e9tait de souvent inclure un jeu de mot sur son propre nom dans ses cantates et ses arias.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Isabella Leonarda (1620-1704)<\/strong><\/h3>\n<div class=\"jetpack-video-wrapper\"><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/05OVTqK1p68?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation\"><\/iframe><\/span><\/div>\n<p>Entr\u00e9e au couvent \u00e0 16 ans, <strong>Isabella Leonarda<\/strong> ne l&rsquo;a jamais quitt\u00e9, consacrant sa vie \u00e0 la composition et \u00e0 l&rsquo;enseignement. Elle a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;une des rares compositrices de son temps \u00e0 \u00e9crire de la musique tant instrumentale que vocale. Ses Sonates, op. 16 sont la premi\u00e8re publication de sonates instrumentales par une femme en 1693. En plus de devenir abbesse, elle est l&rsquo;une des compositrices les plus prolifiques de son temps. On lui attribue plus de 200 compositions. Elle a \u00e9galement enseign\u00e9 la musique au Collegio di Sant&rsquo;Orsola, un couvent de Novare o\u00f9 elle a aussi \u00e9t\u00e9 M\u00e8re Sup\u00e9rieure. Figure publique imminente de son temps, son nom fait m\u00eame partie d&rsquo;un bottin des \u00ab\u00a0VIP\u00a0\u00bb de Novare.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>\u00c9lisabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729)<\/strong><\/h3>\n<div class=\"jetpack-video-wrapper\"><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/OlttRY_mN-g?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation\"><\/iframe><\/span><\/div>\n<p>N\u00e9e au sein d&rsquo;une famille de facteurs de clavecin et d&rsquo;organistes, <strong>\u00c9lisabeth<\/strong> (ou Lisbeth) <strong>Jacquet<\/strong> a d\u00e9j\u00e0 une exp\u00e9rience appr\u00e9ciable comme instrumentiste lorsqu&rsquo;elle joue, \u00e0 cinq ans, \u00e0 la cour de Louis XIV. En 1684, elle \u00e9pouse l&rsquo;organiste reconnu Marin de la Guerre, et devient musicienne, professeur et compositrice \u00e0 Paris. \u00c9lisabeth compose des suites pour clavecin, et devient la premi\u00e8re femme fran\u00e7aise \u00e0 composer un op\u00e9ra complet. Elle croit que les mots sont aussi importants que la musique. En 1715, dans la pr\u00e9face d&rsquo;un recueil de ses <em>Cantatas fran\u00e7oises<\/em>, elle \u00e9crit \u00ab\u00a0<em>Je suis convaincue que la musique vocale qui n&rsquo;exprime pas ce qui est chant\u00e9 ne gagnera pas la faveur de ceux dont le go\u00fbt et la compr\u00e9hension vont main dans la main<\/em>.\u00a0\u00bb \u00c0 son \u00e9poque, on dit qu&rsquo;elle n&rsquo;arrive qu&rsquo;apr\u00e8s Jean-Baptiste Lully, compositeur de la cour.<\/p>\n<p>Cet article a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en anglais sur Ludwig van Toronto. Il a \u00e9t\u00e9 traduit et adapt\u00e9 par Caroline Rodgers. Pour lire la version originale, <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/toronto\/2022\/07\/25\/feature-five-forgotten-women-composers-baroque\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">cliquez ici.\u00a0<\/a><\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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