{"id":69591,"date":"2022-02-17T09:30:08","date_gmt":"2022-02-17T14:30:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=69591"},"modified":"2022-02-17T09:41:33","modified_gmt":"2022-02-17T14:41:33","slug":"critique-accents-slaves-autre-belle-soiree-sans-histoire-dans-la-vie-de-losm","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2022\/02\/17\/critique-accents-slaves-autre-belle-soiree-sans-histoire-dans-la-vie-de-losm\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Accents slaves : une autre belle soir\u00e9e sans histoire dans la vie de l&rsquo;OSM"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_69598\" aria-describedby=\"caption-attachment-69598\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-69598\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/02\/Xian-Zhang-cover.jpg\" alt=\"La cheffe Xian Zhang dirigeait l'OSM, le 16 f\u00e9vrier 2022. (Photo: Antoine Saito). \" width=\"1200\" height=\"628\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-69598\" class=\"wp-caption-text\">La cheffe Xian Zhang dirigeait l&rsquo;OSM, le 16 f\u00e9vrier 2022. (Photo: Antoine Saito).<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Dans l&rsquo;espoir d&rsquo;attirer le public, en musique classique, on essaie de plus en plus de cr\u00e9er des \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nements\u00a0\u00bb avec des programmes qui sortent de l&rsquo;ordinaire, des invit\u00e9s au go\u00fbt du jour ou des th\u00e9matiques insolites. Mais n&rsquo;oublions pas que le public, parfois, a simplement envie de s&rsquo;asseoir et d&rsquo;\u00e9couter de la bonne musique.<\/h3>\n<p>C&rsquo;est ce que l&rsquo;OSM a r\u00e9ussi \u00e0 nous faire vivre, une fois de plus, hier soir, avec le programme <em><strong>Accents slaves, de la Moldau aux Balkans<\/strong><\/em>, sous la direction de la cheffe am\u00e9ricaine d&rsquo;origine chinoise <strong>Xian Zhang<\/strong>, une convaincante et efficace dynamo qui a su communiquer son \u00e9nergie tant \u00e0 l&rsquo;orchestre qu&rsquo;au public. Il faut dire, aussi, que l&rsquo;on prend go\u00fbt \u00e0 ces concerts courts et sans entracte, qui nous permettent de vivre le bonheur de la musique sans \u00eatre oblig\u00e9 de retourner \u00e0 la maison trop tard en plein milieu de la semaine.<\/p>\n<h3>Ana Sokolovi\u0107<\/h3>\n<p>Le tout commen\u00e7ait par <em>Ringelspiel<\/em>, pi\u00e8ce de quinze minutes d&rsquo;<strong>Ana Sokolovi\u0107<\/strong>, artiste en r\u00e9sidence de l&rsquo;OSM, et qui \u00e9tait pr\u00e9sente dans la salle. Je dois avouer que si la pi\u00e8ce contemporaine au programme n&rsquo;est pas toujours ma partie favorite d&rsquo;un concert, ce fut le cas hier soir, car j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 fascin\u00e9e.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9e \u00e0 la derni\u00e8re minute sans avoir lu le programme, j&rsquo;ignorais totalement \u00e0 quoi m&rsquo;attendre. Quelle n&rsquo;est pas ma surprise, en r\u00e9digeant cette critique, de constater que mes notes correspondent \u00e0 la description qu&rsquo;on en fait et m\u00eame, aux titres de certaines des parties de la pi\u00e8ce, comme \u00ab\u00a0m\u00e9canique\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0carrousel cass\u00e9\u00a0\u00bb. Quand un compositeur ou une compositrice r\u00e9ussit \u00e0 rendre en musique des id\u00e9es avec une pr\u00e9cision telle que l&rsquo;auditeur reconna\u00eet et voit, dans sa t\u00eate, des images et des sc\u00e8nes, c&rsquo;est certainement le signe d&rsquo;une grande r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Parenth\u00e8se: je me souviens, au c\u00e9gep, d&rsquo;un test de psychologie que l&rsquo;on avait fait passer aux \u00e9tudiants dans un de mes cours. On nous faisait entendre <em>Le Roi des Aulnes<\/em>, de Schubert, en nous demandant de noter les images et les impressions suscit\u00e9es par l&rsquo;\u00e9coute, dans le but de mesurer l&#8217;empathie de l&rsquo;auditeur. J&rsquo;ignore si cette m\u00e9thode \u00e9tait valide sur le plan scientifique, mais quoiqu&rsquo;il en soit, j&rsquo;avais imagin\u00e9, sans conna\u00eetre la pi\u00e8ce et sans comprendre l&rsquo;allemand, un cavalier sur son cheval par une nuit d&rsquo;orage. J&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 renvers\u00e9e d&rsquo;apprendre ensuite que j&rsquo;avais vu aussi juste. J&rsquo;ai repens\u00e9 souvent \u00e0 cette exp\u00e9rience, et ma conclusion est que la r\u00e9ussite d&rsquo;un test de ce genre ne tient pas \u00e0 l&#8217;empathie de l&rsquo;auditeur, mais au g\u00e9nie du compositeur.<\/p>\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but, <em>Ringelspiel<\/em> s\u00e9duit avec ses phrases avant tout rythmiques et moult percussions. La pi\u00e8ce se d\u00e9veloppe pour nous t\u00e9l\u00e9porter au c\u0153ur d&rsquo;une vaste machine, avec tous ses m\u00e9canismes, dont certains sont d\u00e9r\u00e9gl\u00e9s. Dans le programme, la compositrice \u00e9voque un carrousel et ses m\u00e9caniques. On pense aussi f\u00eate foraine, une sorte de Petrouchka moderne en visite dans un monde techno, le tout dans un langage musical tr\u00e8s articul\u00e9 et un traitement orchestral original, quinze minutes qui stimulent l&rsquo;esprit et l&rsquo;imagination. Bravo.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_69599\" aria-describedby=\"caption-attachment-69599\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-69599\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/02\/Andrew-Wan-cr-Antoine-Saito.jpg\" alt=\"Andrew Wan, violon solo de l'OSM, en soliste dans la Romance en fa mineur de Dvorak, 16 f\u00e9vrier 2022. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"800\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-69599\" class=\"wp-caption-text\">Andrew Wan, violon solo de l&rsquo;OSM, en soliste dans la Romance en fa mineur de Dvorak, 16 f\u00e9vrier 2022. (Photo: Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Xian Zhang: \u00e0 r\u00e9inviter.<\/h3>\n<p>C&rsquo;est suivi de la Romance en fa mineur, op. 11 de Dvo\u0159\u00e1k, avec le merveilleux <strong>Andrew Wan<\/strong> comme soliste. Comme tout ce qu&rsquo;il touche se transforme en beaut\u00e9, cela ne fait pas exception, et la sonorit\u00e9 qu&rsquo;il fait entendre est soyeuse, fine mais \u00e9galement nourrie, bref d\u00e9licieuse.<\/p>\n<p><strong>Xian Zhang\u00a0<\/strong>est une cheffe \u00e0 r\u00e9inviter absolument. Convaincue, convaincante, articul\u00e9e, pr\u00e9cise, \u00e9nergique, exp\u00e9riment\u00e9e, inspir\u00e9e, elle d\u00e9montre une excellente technique de direction et l&rsquo;expressivit\u00e9 de ses gestes est \u00e9loquente sans th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 superflue. Elle t\u00e9moigne de sa ma\u00eetrise tout au long du concert, mais en particulier dans <em>Ma Patrie<\/em>, de Smetana, dont on nous joue trois des six po\u00e8mes symphoniques, dont l&rsquo;enivrant <em>Vlata<\/em> (la Moldau).<\/p>\n<p>Ce concert sera donn\u00e9 de nouveau ce soir, et pr\u00e9sent\u00e9 en <a href=\"https:\/\/www.osm.ca\/fr\/concerts\/accents-slaves-de-la-moldau-aux-balkans\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">webdiffusion du 29 mars au au 19 avril<\/a>. Je vous le recommande.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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