{"id":69385,"date":"2022-02-12T09:34:51","date_gmt":"2022-02-12T14:34:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=69385"},"modified":"2022-02-12T19:14:12","modified_gmt":"2022-02-13T00:14:12","slug":"critique-orchestre-metropolitain-repas-consistant-pour-soiree-hivernale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2022\/02\/12\/critique-orchestre-metropolitain-repas-consistant-pour-soiree-hivernale\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Orchestre M\u00e9tropolitain: repas consistant pour soir\u00e9e hivernale r\u00e9ussie"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_69395\" aria-describedby=\"caption-attachment-69395\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-69395\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/02\/yANNICK-COVER.jpg\" alt=\"Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, 11 f\u00e9vrier 2022. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"628\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-69395\" class=\"wp-caption-text\">Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, 11 f\u00e9vrier 2022. (Photo: Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<p>C\u2019\u00e9tait au tour de l\u2019<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong>, hier soir, de revenir \u00e0 la Maison symphonique apr\u00e8s le f\u00e2cheux interm\u00e8de Omicron, et <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> s&rsquo;est montr\u00e9 tr\u00e8s heureux de nous accueillir avec un \u00ab Bienvenue chez vous, enfin, enfin \u00bb.<\/p>\n<p>Le programme \u00ab\u00a0\u00c9pop\u00e9e nordique\u00a0\u00bb r\u00e9unissait des \u0153uvres d\u2019Andr\u00e9 Mathieu, d\u2019Isabelle Panneton et de Jean Sibelius. Avec le discours d\u2019introduction du chef d\u2019orchestre et la pause, la soir\u00e9e s\u2019est donc \u00e9tir\u00e9e sur pratiquement deux heures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_69392\" aria-describedby=\"caption-attachment-69392\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-69392\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/02\/Jean-Philippe-Sylvestre-cr-Antoine-Saito.jpg\" alt=\"Jean-Philippe Sylvestre, pianiste. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"800\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-69392\" class=\"wp-caption-text\">Jean-Philippe Sylvestre, pianiste. (Photo: Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Le Concerto de Qu\u00e9bec<\/h3>\n<p>Le Concerto pour piano no 3 d\u2019Andr\u00e9 Mathieu, dit \u00ab\u00a0de Qu\u00e9bec\u00a0\u00bb, est une \u0153uvre de jeunesse (il avait quatorze ans) et cela est \u00e9vident surtout dans son premier mouvement, un assemblage d\u2019id\u00e9es parsem\u00e9 d\u2019emportements avec quelques belles m\u00e9lodies pour servir de colle \u00e0 l\u2019ensemble.<\/p>\n<p>Heureusement, le tr\u00e8s romantique second mouvement sauve cette \u0153uvre avec ses th\u00e8mes magnifiques. Quant au troisi\u00e8me, son th\u00e8me joyeux du d\u00e9but aurait fait un bon g\u00e9n\u00e9rique de t\u00e9l\u00e9roman \u00e0 Radio-Canada dans les ann\u00e9es soixante-dix.<\/p>\n<p>On sait que <strong>Jean-Philippe Sylvestre<\/strong> est un virtuose redoutable, capable de jouer ce qu\u2019il veut, et qu\u2019il conna\u00eet bien les concertos de Mathieu puisqu\u2019il les a enregistr\u00e9s avec l\u2019<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain <\/strong>sous la direction <strong>d&rsquo;Alain Trudel<\/strong>. Son interpr\u00e9tation est ma\u00eetris\u00e9e et engag\u00e9e, mais travers\u00e9e par moments d\u2019une certaine brusquerie et dans l\u2019ensemble, assez s\u00e8che. Le toucher est dur et un manque de po\u00e9sie se fait sentir.<\/p>\n<p>Fortement applaudi, le pianiste revient pour un rappel, le mouvement final \u00a0&#8211; <em>precipitato<\/em> &#8211; de la Sonate no 7 de Prokofiev, monstrueusement difficile, que Sylvestre ex\u00e9cute avec fougue et panache. On se croirait dans un concours.<\/p>\n<h3>Le documentaire<\/h3>\n<p>Comme les entractes sont interdits en cette \u00e8re de COVID, on prend une pause en restant \u00e0 nos places, le temps d\u2019enlever le piano et de r\u00e9am\u00e9nager la sc\u00e8ne. L\u2019OM \u00e9tire un peu ce moment pour nous pr\u00e9senter la premi\u00e8re partie du <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2022\/02\/09\/nouvelle-un-nouveau-documentaire-pour-les-40-ans-de-lorchestre-metropolitain\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">nouveau documentaire<\/a> de <strong>Jean-Nicolas Orhon<\/strong> qui souligne ses 40 ans. \u00a0Des musiciens, dont Denise Lupien, qui fut violon solo de l\u2019OM pendant 27 ans, racontent les d\u00e9buts difficiles de l\u2019orchestre et ses probl\u00e8mes de financement.<\/p>\n<p>On \u00e9coute aussi les commentaires et t\u00e9moignages de Mario F. Paquet, ancien animateur de Radio-Canada, et de Jeanne Desaulniers, \u00e9pouse du regrett\u00e9 Jacques H\u00e9tu, qui avait confi\u00e9 \u00e0 l\u2019OM la cr\u00e9ation de sa Symphonie concertante en 1987. Cette premi\u00e8re partie donne envie de voir le reste du film, disponible \u00e0 compter d\u2019aujourd\u2019hui <a href=\"https:\/\/orchestremetropolitain.com\/fr\/webdocumentaire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">sur le site de l\u2019OM<\/a>, et pour l\u2019avoir d\u00e9j\u00e0 visionn\u00e9, je vous confirme que le reste est tout aussi int\u00e9ressant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_69393\" aria-describedby=\"caption-attachment-69393\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-69393\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/02\/Orchestre-Metropolitain-cr-Antoine-Saito.jpg\" alt=\"L'Orchestre M\u00e9tropolitain, sous la direction de Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, le 11 f\u00e9vrier 2022, Maison symphonique. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"800\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-69393\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain, sous la direction de Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, le 11 f\u00e9vrier 2022, Maison symphonique. (Photo: Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Isabelle Panneton<\/h3>\n<p>En 2001, <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> passait sa premi\u00e8re commande d\u2019\u0153uvre \u00e0 <strong>Isabelle Panneton<\/strong>. La compositrice, pr\u00e9sente au concert, a retravaill\u00e9 sa partition en pr\u00e9vision de ce concert. La pi\u00e8ce en deux mouvements, intitul\u00e9e <em>Promenade<\/em>, est bien construite, coh\u00e9rente, porteuse d\u2019id\u00e9es fortes et d&rsquo;ambiances intrigantes qui captent l\u2019attention. Son premier mouvement, myst\u00e9rieux, nous semble une vaste question sans r\u00e9ponse, tandis que le second apporte une certaine ambiance hivernale qui l\u2019inscrit parfaitement dans ce programme de concert qui se veut nordique. Dans sa conception et son exploitation des instruments, elle nous pr\u00e9pare bien \u00e0 ce qui va suivre.<\/p>\n<h3>Sibelius<\/h3>\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es, l\u2019<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> a entrepris d\u2019enregistrer progressivement l\u2019int\u00e9grale des symphonies de Sibelius, comme il l\u2019a fait auparavant pour celles de Bruckner. Le concert \u00e9tait donc capt\u00e9, hier soir, par <strong>ATMA Classique, <\/strong>en plus d&rsquo;\u00eatre webdiffus\u00e9 en direct.<\/p>\n<p>Il va sans dire que la Symphonie no 4 de Sibelius est un poids lourd, \u0153uvre assez sombre d\u2019une grande profondeur qui ne se laisse pas apprivoiser facilement et demande de l\u2019endurance tant de la part du chef et des musiciens que des auditeurs.<\/p>\n<p>Comme le disait <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> en d\u00e9but de concert, elle nous invite \u00e0 la r\u00e9flexion. Le compositeur d\u00e9veloppe ses id\u00e9es sur le long cours, comme un roman de mille pages se d\u00e9roulant au c\u0153ur d\u2019une immensit\u00e9 glaciale qui plongerait son lecteur dans de grandes r\u00e9flexions philosophiques.<\/p>\n<p>Conscient de tout cela, le chef n\u2019essaie pas d\u2019en faire trop ou d&rsquo;accoler des affects superflus. Il laisse tout simplement ce p\u00e9n\u00e9trant discours se d\u00e9ployer en misant sur la qualit\u00e9 sonore et la coh\u00e9sion de son orchestre. L\u2019ex\u00e9cution est remarquablement \u00e9quilibr\u00e9e, et les vents font des merveilles, notamment les cors, la fl\u00fbte et le hautbois.<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait certes pas une soir\u00e9e l\u00e9g\u00e8re qui donne envie de danser comme le dernier mouvement de la <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2022\/02\/10\/critique-osm-pour-louis-langree-plaisir-de-la-septieme\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Septi\u00e8me de Beethoven<\/a>, entendue quelques jours plus t\u00f4t, mais elle fut nourrissante.<\/p>\n<p>Vous avez rat\u00e9 ce concert? Il est possible de se rattraper avec la webdiffusion, disponible jusqu&rsquo;au 13 f\u00e9vrier.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l&rsquo;op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> \u00a0<span style=\"color: #ff0000;\"><a style=\"color: #ff0000;\" href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI\u00a0<\/a><\/span><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019\u00e9tait au tour de l\u2019Orchestre M\u00e9tropolitain, hier soir, de retourner \u00e0 la Maison symphonique apr\u00e8s le f\u00e2cheux interm\u00e8de Omicron, et Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin s&rsquo;est montr\u00e9 tr\u00e8s heureux de nous accueillir avec un \u00ab Bienvenue chez vous, enfin, enfin \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":69395,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[42010,10956,52],"tags":[42007,12363,2521,3627],"yst_prominent_words":[18337,14253,7202,12352,11913,12351,9869,12382,11275,9900,11452,33286,11620,15325,24802,9899,9848],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/02\/yANNICK-COVER.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-i37","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69385"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=69385"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69385\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":69402,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69385\/revisions\/69402"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/69395"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=69385"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=69385"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=69385"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=69385"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}