{"id":67082,"date":"2021-06-20T14:55:05","date_gmt":"2021-06-20T18:55:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=67082"},"modified":"2021-06-24T16:32:48","modified_gmt":"2021-06-24T20:32:48","slug":"critique-portrait-extremes-vocaux-experience-renversante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2021\/06\/20\/critique-portrait-extremes-vocaux-experience-renversante\/","title":{"rendered":"CRITIQUE &#038; PORTRAIT | Extr\u00eames vocaux: une exp\u00e9rience renversante"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_67086\" aria-describedby=\"caption-attachment-67086\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-67086\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/growlers.jpg\" alt=\"Growlers Choir\" width=\"1200\" height=\"628\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-67086\" class=\"wp-caption-text\">Samuel Arsenau-Roy, choriste au sein du Growlers Choir, qui \u00e9tait en concert avec Temps fort, le 18 juin 2021. (Photo: Elias Touil)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Des growlers metal, \u00e7a sonne comment? Le besoin de r\u00e9pondre \u00e0 cette question est l&rsquo;une des nombreuses raisons faisant que je ne pouvais pas ne pas aller au concert <strong>Extr\u00eames vocaux<\/strong>, qui avait lieu vendredi soir, 18 juin, \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise du Tr\u00e8s-Saint-nom-de-J\u00e9sus, dans Hochelaga-Maisonneuve, avec le choeur <strong>Temps fort<\/strong> et le <strong>Growlers Choir<\/strong>, sous la direction de <strong>Pascal G. Berardi<\/strong>.<\/p>\n<p>R\u00e9ponse: \u00e7a sonne comme rien de ce que vous avez d\u00e9j\u00e0 entendu. Un son rocailleux, caverneux, venu d&rsquo;une autre dimension. Lorsqu&rsquo;ils ont \u00e9mis leur premi\u00e8re note, j&rsquo;ai cru entendre la voix d&rsquo;un monstre \u00e9pique. J&rsquo;ai pens\u00e9 au Balrog, cette cr\u00e9ature qui entraine Gandalf dans les ab\u00eemes de la Moria, juste avant qu&rsquo;il dise \u00ab\u00a0Run, you fools\u00a0\u00bb dans le Seigneur des anneaux. J&rsquo;imagine que si le Balrog chantait en se polissant les cornes, il sonnerait un peu comme les growlers. Aussi bien dire qu&rsquo;un frisson de chair de poule est susceptible de vous parcourir le corps chaque fois qu&rsquo;ils ouvrent la bouche.<\/p>\n<p>Le fait qu&rsquo;ils soient dans une \u00e9glise et chantent avec un ch\u0153ur classique produit \u00e9videmment un contraste rendant cette exp\u00e9rience encore plus saisissante. C&rsquo;est pourquoi je n&rsquo;oublierai jamais ce concert, en particulier la pi\u00e8ce <em>The Dayking<\/em>, de <strong>Pierre-Luc S\u00e9n\u00e9cal<\/strong>, qui m&rsquo;a jet\u00e9e par terre et dont je vous parlerai plus en d\u00e9tails dans quelques paragraphes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_67087\" aria-describedby=\"caption-attachment-67087\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-67087\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/Temps-fort-18-juin-2021.jpg\" alt=\"Temps fort, Growlers Choir, Extr\u00eames vocaux\" width=\"1200\" height=\"800\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-67087\" class=\"wp-caption-text\">Le ch\u0153ur de Temps fort et le Growlers Choir, \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rale du concert Extr\u00eame vocaux, juin 2021, sous la direction de Pascal G. Berardi. (Photo: Elias Touil)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les choristes de <strong>Temps fort<\/strong> arrivent de l&rsquo;arri\u00e8re de l&rsquo;\u00e9glise par bas-c\u00f4t\u00e9s et prennent place \u00e0 l&rsquo;avant. Distanc\u00e9s de plus de deux m\u00e8tres, ils sont 23, selon le programme. Avant de commencer, <strong>Pascal G. Berardi<\/strong> explique qu&rsquo;il a voulu, avec ce concert, explorer deux extr\u00eames de la voix humaine (NDLR: mission accomplie). ll demande \u00e0 ceux qui, dans l&rsquo;auditoire, n&rsquo;ont jamais entendu un ch\u0153ur classique professionnel, de lever la main. Environ un quart des spectateurs le fait.<\/p>\n<p>Le tout commence avec <em>Song for Athene<\/em>, une pi\u00e8ce de John Tavener de 1993. Premi\u00e8re impression: l&rsquo;acoustique de l&rsquo;\u00e9glise, l&rsquo;\u00e9cho et le fait que les choristes soient ainsi distanc\u00e9s donne l&rsquo;impression qu&rsquo;ils sont plus nombreux. Le choc viendra apr\u00e8s, alors que le Growlers Choir, install\u00e9 au jub\u00e9, chante un \u00ab\u00a0Al-le-lui-a\u00a0\u00bb d\u00e9chiquet\u00e9 et rauque qui semble tout droit sorti de l&rsquo;enfer. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un tr\u00e8s court interlude musical compos\u00e9 par <strong>Pierre-Luc Sen\u00e9cal<\/strong>, un gars qui ne doit jamais \u00eatre plate \u00e0 inviter dans un party.<\/p>\n<p>On entendra ensuite trois des <em>Quatre motets pour un temps de p\u00e9nitence<\/em>, de Francis Poulenc, suivi de <em>Os Justi<\/em>, de Bruckner (superbe), et de\u00a0 <em>Lux Aeterna<\/em>, de <strong>Pierre-Luc Sen\u00e9cal<\/strong>. Les chanteurs de <strong>Temps fort<\/strong> sont d&rsquo;un tr\u00e8s bon niveau et leurs voix se fondent bien. J&rsquo;appr\u00e9cie particuli\u00e8rement les basses.<\/p>\n<p>Les <strong>Growlers,<\/strong> qui sont une quinzaine, descendent se joindre \u00e0 eux et s&rsquo;installent dans le ch\u0153ur de l&rsquo;\u00e9glise, derri\u00e8re <strong>Temps fort<\/strong>. <strong>Pascal G. Berardi<\/strong> nous explique qu&rsquo;on va entendre \u00ab\u00a0pour la premi\u00e8re fois dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb, (rien de moins), un ch\u0153ur de growlers et un ch\u0153ur classique ensemble.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_67088\" aria-describedby=\"caption-attachment-67088\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-67088\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/Pascal-Germain-Berardi-chef-et-Pierre-Luc-Senecal-fondateur-et-chef-du-Growlers-Choir.jpg\" alt=\"Pascal G. Berardi et Pierre-Luc Sen\u00e9cal. (Photo: Elias Touil)\" width=\"1200\" height=\"800\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-67088\" class=\"wp-caption-text\">Pascal G. Berardi et Pierre-Luc Sen\u00e9cal. (Photo: Elias Touil)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>The Dayking<\/h2>\n<p>Ce nouveau ch\u0153ur hybride chante d&rsquo;abord <em>The Dayking<\/em>, une cr\u00e9ation de <strong>Pierre-Luc Sen\u00e9cal <\/strong>sur des paroles du po\u00e8te<strong>\u00a0Fortner Anderson, <\/strong>pr\u00e9sent \u00e0 titre de narrateur. Juste avant, le chef nous explique qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la complainte douloureuse d&rsquo;un gardien qui veille sur un village, au sommet d&rsquo;une montagne, charg\u00e9 d&rsquo;allumer un feu si des ennemis attaquent, et subissant le doute et les intemp\u00e9ries.<\/p>\n<p>Le choc. Je ne saurais dire combien de minutes dure la pi\u00e8ce, car j&rsquo;ai perdu la notion du temps. Cette histoire, ce po\u00e8me, et la musique que j&rsquo;entend me troublent au plus haut point.<\/p>\n<p>Des chanteurs des deux groupes \u00e9mettent toutes sortes de sons \u00e9tonnants, sifflements, soufflements, chuchotements, qui tranchent avec les voix classiques limpides en parall\u00e8le, cr\u00e9ant des textures, des effets, des \u00e9l\u00e9ments narratifs, une trame sonore vocale. Par moment, les basses sonnent un peu comme des mantras de moines bouddhistes dans leur monast\u00e8re. On a aussi, parfois, l&rsquo;impression d&rsquo;entendre le vent souffler sur de hautes herbes. On assiste au tourment, \u00e0 la douleur et au d\u00e9roulement d&rsquo;un r\u00e9cit \u00e9pique. <strong>Fortner Anderson<\/strong> livre son po\u00e8me sur un ton th\u00e9\u00e2tral.<\/p>\n<p>Subitement, les chanteurs tapent du pied. L&rsquo;effet de surprise, m\u00eal\u00e9 au reste, est saisissant. Un des growlers hurle en solo quelques phrases avec une conviction remarquable. D&rsquo;ailleurs, si tous les chanteurs sont extr\u00eamement investis dans cette prestation, on sent que pour les growlers, ce concert est l&rsquo;aboutissement d&rsquo;une d\u00e9marche bien sp\u00e9ciale qui compte, pour eux, d&rsquo;une autre fa\u00e7on.<\/p>\n<p>M\u00eame si nous n&rsquo;avons pas les paroles dans le programme et qu&rsquo;on ne saisit pas tous les mots, on comprend ce qui se passe gr\u00e2ce \u00e0 cette musique qui fait un peu peur, ce m\u00eame genre d&rsquo;appr\u00e9hension apocalyptique et paralysante que l&rsquo;on peut ressentir en lisant <em>La route<\/em>, de Cormack McCarthy. Ce sentiment d&rsquo;avoir devant soi, sublim\u00e9e \u00e0 travers l&rsquo;art, une expression des tr\u00e9fonds sombres de l&rsquo;\u00e2me humaine. J&rsquo;ose employer ici un mot que je n&rsquo;\u00e9cris pas souvent: g\u00e9nial.<\/p>\n<h2>Le Ultimatum<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;entracte, on entendra la plus longue pi\u00e8ce au programme, <em>Le Ultimatum<\/em>, de<strong> Pascal G. Berardi<\/strong>, en trois mouvements, sur un texte de <strong>S\u00e9bastien Johnson<\/strong>. Il s&rsquo;agit \u00e9galement d&rsquo;une cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Cette fois, nous avons affaire \u00e0 une pi\u00e8ce plus longue, dense, ambitieuse, plus abstraite et grandiose, qui emploie les voix de fa\u00e7on plus lyrique, dans la superposition de multiples strates sonores finissant par donner un r\u00e9sultat plus homog\u00e8ne, en m\u00eame temps qu&rsquo;une accumulation de d\u00e9tails et d&rsquo;harmonies donne l&rsquo;impression qu&rsquo;il faudrait l&rsquo;\u00e9couter plusieurs fois pour en saisir toute la complexit\u00e9. Un certain flou d\u00fb \u00e0 l&rsquo;\u00e9cho dans l&rsquo;\u00e9glise fait en sorte que j&rsquo;aurais aim\u00e9 avoir les paroles pour mieux saisir ce qui se passe, m\u00eame si on nous a donn\u00e9 des explications avant. En r\u00e9sum\u00e9, le texte exprime l&rsquo;antagonisme entre les forces vitales individuelles que sont l&rsquo;expansion et la libert\u00e9. Vaste programme.<\/p>\n<p>Si je puis me permettre un b\u00e9mol, je dirais que la raret\u00e9 des silences et la saturation presque constante des voix nous donne, comme auditeur, l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre compl\u00e8tement submerg\u00e9 par la musique au point de ne plus pouvoir respirer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_67089\" aria-describedby=\"caption-attachment-67089\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-67089\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/Pascal-Germain-Berardi-chef-1200-cr-Elias-Touil.jpg\" alt=\"Pascal G. Berardi, chef et fondateur de Temps fort, \u00e0 l'\u00e9glise du Tr\u00e8s-Saint-nom-de-J\u00e9sus, juin 2021. (Photo; Elias Touil)\" width=\"1200\" height=\"800\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-67089\" class=\"wp-caption-text\">Pascal G. Berardi, chef et fondateur de Temps fort, \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise du Tr\u00e8s-Saint-nom-de-J\u00e9sus, juin 2021. (Photo; Elias Touil)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Un nom \u00e0 retenir: Pascal G. Berardi<\/h2>\n<p>Les m\u00e9dias grand public parlent peu de musique classique et quand ils le font, ils parlent toujours des m\u00eames artistes. Il n&rsquo;est donc pas facile, pour un jeune chef, de se faire conna\u00eetre. On doit pourtant retenir le nom de <strong>Pascal G. Berardi<\/strong>, qui a fond\u00e9 <strong>Temps fort<\/strong>, (d&rsquo;abord sous le nom de Soci\u00e9t\u00e9 de concerts de Montr\u00e9al) et travaill\u00e9 d&rsquo;arrache-pied pour mettre ce projet au monde, en compagnie de <strong>Pierre-Luc S\u00e9n\u00e9cal<\/strong>, compositeur et concepteur sonore dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;<strong>Universit\u00e9 de Montr\u00e9al<\/strong> en composition \u00e9lectroacoustique.<\/p>\n<p>Il y a quelques semaines, j&rsquo;ai eu une longue conversation t\u00e9l\u00e9phonique avec Pascal pour ce qui \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 devenir un autre article. Le temps a fil\u00e9 trop vite, mais j&rsquo;ai voulu quand m\u00eame transformer cet article d&rsquo;aujourd&rsquo;hui en hybride critique\/portrait pour vous le faire d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p>\u00c2g\u00e9 de 35 ans,<strong> Pascal G. Berardi,<\/strong> qui a grandi \u00e0 Ville-Eymard, vient d&rsquo;un milieu modeste et pas particuli\u00e8rement port\u00e9 sur la musique classique. Enfant, il a fait un peu de piano, mais son premier apprentissage s\u00e9rieux, il l&rsquo;a fait au sein des Petits chanteurs du Mont-Royal, o\u00f9 il est entr\u00e9 \u00e0 neuf ans, et au sein duquel il a compl\u00e9t\u00e9 son cheminement scolaire jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du secondaire.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;avais de tr\u00e8s bons r\u00e9sultats scolaires et les Petits Chanteurs, dont je ne connaissais m\u00eame pas l&rsquo;existence, faisaient du recrutement. J&rsquo;ai re\u00e7u une invitation, car ils ciblent souvent des \u00e9l\u00e8ves qui ont un bon dossier acad\u00e9mique. \u00c7a me tentait et mes parents, qui m&rsquo;ont toujours soutenu, m&rsquo;ont encourag\u00e9 \u00e0 y aller. Quand j&rsquo;ai termin\u00e9 mon secondaire au Coll\u00e8ge Notre-Dame, j&rsquo;avais chant\u00e9 avec l&rsquo;OSM et l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al, et accumul\u00e9 tout un bagage. Or, dans mon entourage, pas mal de gens n&rsquo;avaient pas termin\u00e9 leurs \u00e9tudes secondaires. Quand j&rsquo;ai gradu\u00e9, j&rsquo;avais beaucoup de questionnements et de constats reli\u00e9s \u00e0 mon statut social et \u00e0 ce que j&rsquo;\u00e9tais devenu \u00e0 travers mes \u00e9tudes, par rapport \u00e0 mon milieu d&rsquo;origine.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai donc fait mon c\u00e9gep en sociologie et psychologie. J&rsquo;\u00e9tais fascin\u00e9 par les questions de justice sociale et de rapports de pouvoirs. J&rsquo;ai commenc\u00e9 un baccalaur\u00e9at en psychologie et sociologie. J&rsquo;ai appris \u00e0 me situer un peu dans le monde par rapport \u00e0 ces questions, et l&rsquo;appel de la musique est revenu. J&rsquo;ai eu une grosse r\u00e9v\u00e9lation, un flash: l&rsquo;envie de devenir chef d&rsquo;orchestre. Avec mes ann\u00e9es comme choriste, j&rsquo;avais appris le solf\u00e8ge mais j&rsquo;avais quand m\u00eame \u00e9norm\u00e9ment de rattrapage \u00e0 faire dans l&rsquo;apprentissage musical. J&rsquo;ai fait des cours de rattrapage, un baccalaur\u00e9at en chant, un baccalaur\u00e9at en \u00e9criture musicale, une ma\u00eetrise en composition, et je termine pr\u00e9sentement mon doctorat en direction d&rsquo;orchestre avec <strong>Jean-Fran\u00e7ois Rivest<\/strong> et <strong>Paolo Bellomia<\/strong>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2>Heavy metal<\/h2>\n<p>\u00c0 travers tout cela, Pascal a eu un groupe metal, un genre musical qui s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 au-del\u00e0 des modes, avec ses sous-cat\u00e9gories et son univers particulier dont la complexit\u00e9 m&rsquo;\u00e9chappe, bien que j&rsquo;aie appr\u00e9ci\u00e9 les groupes les plus connus au secondaire. On sait, d&rsquo;ailleurs, que le metal a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s influenc\u00e9 par la musique classique.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous \u00e9tions plusieurs \u00e9tudiants en musique \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9, dont <strong>David Therrien Brongo<\/strong> qui \u00e9tait notre drummer. J&rsquo;\u00e9tais le chanteur et je composais toutes nos chansons. Le groupe s&rsquo;appelait <em>Arch\u00e9type<\/em>. Comme amateur de musique metal, que j&rsquo;aime \u00e0 cause de ses c\u00f4t\u00e9s virtuose, de son \u00e9nergie et de sa vitesse, je trouvais que la plupart des groupes metal \u00e9taient coinc\u00e9s dans la structure couplet-refrain, et mon ambition \u00e9tait de composer des chansons sur d&rsquo;autres structures.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2>Temps fort<\/h2>\n<p>Ayant aussi des aspirations \u00e0 diriger, il a fait comme bien d&rsquo;autres jeunes chefs: il a fond\u00e9 son propre ensemble, en 2015. Comme il \u00e9tait chanteur, et connaissait bien le r\u00e9pertoire choral, il a d\u00e9cid\u00e9 de fonder un ch\u0153ur. Au d\u00e9part, l&rsquo;organisme porte le nom de Soci\u00e9t\u00e9 de concerts de Montr\u00e9al.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En fait, c&rsquo;est un organisme avec un ch\u0153ur en r\u00e9sidence, explique-t-il. On a organis\u00e9 plusieurs concerts, dont plusieurs de cr\u00e9ation, le but \u00e9tant toujours d&rsquo;\u00e9largir nos horizons. Ensuite, j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de changer de nom pour <strong>Temps fort<\/strong> afin d&rsquo;exploiter un filon plus pr\u00e9cis. Le but est d&rsquo;organiser des concerts classiques, mais avec un cachet hors normes. L&rsquo;an dernier, nous avons fait une tourn\u00e9e dans les maisons de la culture, Au c\u0153ur de Montr\u00e9al, avec uniquement des \u0153uvres de compositeurs montr\u00e9alais. Quant au nom de <strong>Temps fort<\/strong>, il vient de l&rsquo;id\u00e9e de proposer des exp\u00e9riences, des moments forts en venant \u00e0 nos spectacles. Le spectacle <strong>Extr\u00eames vocaux<\/strong> est une collaboration avec le <strong>Growlers Choir,<\/strong> quelque chose de jamais vu.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On s&rsquo;en doute, <strong>Pascal G. Berardi<\/strong> a bien d&rsquo;autres projets en t\u00eate, dont nous aurons l&rsquo;occasion de vous reparler. Apr\u00e8s le succ\u00e8s d&rsquo;<strong>Extr\u00eames vocaux<\/strong>, aucun doute qu&rsquo;il a le talent, la d\u00e9termination et le sens de l&rsquo;organisation pour les mener \u00e0 bien. C&rsquo;est \u00e0 suivre!<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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