{"id":66756,"date":"2021-05-12T07:41:51","date_gmt":"2021-05-12T11:41:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=66756"},"modified":"2021-05-12T07:45:42","modified_gmt":"2021-05-12T11:45:42","slug":"compte-rendu-finale-du-cmim-les-sud-coreennes-dominent-les-deux-premiers-jours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2021\/05\/12\/compte-rendu-finale-du-cmim-les-sud-coreennes-dominent-les-deux-premiers-jours\/","title":{"rendered":"COMPTE-RENDU | Finale du CMIM: les Sud-cor\u00e9ennes dominent les deux premiers jours"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_66757\" aria-describedby=\"caption-attachment-66757\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-66757\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/CMIM-finale-2.jpg\" alt=\"La pianiste sud-cor\u00e9enne Chaeyoung Park en finale du Concours musical international de Montr\u00e9al, 2021. (Photo: capture d'\u00e9cran de la webdiffusion)\" width=\"1200\" height=\"628\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-66757\" class=\"wp-caption-text\">La pianiste sud-cor\u00e9enne Chaeyoung Park en finale du Concours musical international de Montr\u00e9al, 2021. (Photo: capture d&rsquo;\u00e9cran de la webdiffusion)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Nous voil\u00e0 lanc\u00e9s dans un autre marathon de piano, cette fois-ci la finale du CMIM, avec ses huit r\u00e9citals d&rsquo;une heure chacun. Les candidats qui s&rsquo;affrontent pour un total de 235 000 $ en prix et bourses proviennent de six pays. Apr\u00e8s l&rsquo;audition des 4 premiers, ma favorite est <strong>Chaeyoung Park<\/strong>, de la Cor\u00e9e du Sud.<\/p>\n<p>L&rsquo;ordre de passage, tir\u00e9 au sort, est le suivant: Alice Burla (Canada), Marcel Tadokoro (France), Su Yeon Kim (Cor\u00e9e du Sud), Chaeyoung Park (Cor\u00e9e du Sud), Yoichiro Chiba (Japon), Ying Li (Chine), Dimitri Malignan (France), Francesco Granata (Italie).<\/p>\n<h2>Lundi: Alice Burla et Marcel Tadokoro<\/h2>\n<p>Lundi, la Canadienne <strong>Alice Burla<\/strong>, joue l&rsquo;<em>Ouverture fran\u00e7aise<\/em> (<em>Ouverture nach Franz\u00f6sischer Art<\/em>) BWV 831 de Bach avec d\u00e9termination et une palette de nuances et d&rsquo;\u00e9motions assez limit\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;image de ce que nous avons entendu en demi-finale.<\/p>\n<p>Ces 25 minutes de notre vie que nous ne retrouverons jamais sont suivies de trois des <em>Vingt-quatre pr\u00e9ludes<\/em> du compositeur canadien <strong>John Burge<\/strong>. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;\u0153uvre canadienne impos\u00e9e de cette \u00e9dition Piano 2021. On s&rsquo;appr\u00eate donc \u00e0 les entendre huit fois, ce qui nous permettra de comparer les id\u00e9es interpr\u00e9tatives des concurrents. Heureusement, ces pr\u00e9ludes sont int\u00e9ressants \u00e0 \u00e9couter. Alice Burla les joue aussi assez bien. On peut en dire autant des quatre Pr\u00e9ludes de Debussy qui suivent. Une technique solide et des nuances sont l\u00e0, mais elle ne va jamais jusqu&rsquo;au bout des possibilit\u00e9s expressives de la partition. La Sonate en mi b\u00e9mol mineur de Barber est du m\u00eame ordre: je d\u00e9croche.<\/p>\n<h3>Marcel Tadokoro<\/h3>\n<p>J&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 un peu surprise de voir <strong>Marcel Tadokoro<\/strong>, de France, passer en finale. Il a d\u00e9cid\u00e9 de jouer les trois pr\u00e9ludes de Burge en premier, suivis de pi\u00e8ces de la Suite en mi mineur de Rameau, dont l&rsquo;ex\u00e9cution n&rsquo;offre pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat particulier.<\/p>\n<p>La Ballade no 1 de Chopin est une pi\u00e8ce qui ne pardonne pas. Il en existe tellement de versions fabuleuses qu&rsquo;il faut la jouer de fa\u00e7on exceptionnelle pour se d\u00e9marquer dans un concours international. Bien que <strong>Marcel Tadokoro<\/strong> soit un bon pianiste, je ne le vois pas se classer dans les trois premi\u00e8res places de ce concours sur la base de cette interpr\u00e9tation, et on peut en dire autant du reste de son programme.<\/p>\n<h2>Mardi: Su Yeon Kim et Chaeyoung Park<\/h2>\n<p>Le hasard a voulu que les deux finalistes sud-cor\u00e9ennes jouent le m\u00eame jour. C&rsquo;est <strong>Su Yeon Kim<\/strong> qui brise la glace. L&rsquo;ayant trouv\u00e9e bonne pianiste, mais sans plus, en demi-finale, je suis agr\u00e9ablement surprise de ce que j&rsquo;entend dans la Sonate no 30 en mi majeur de Beethoven. Un jeu fluide et subtil, aussi capable de montrer de la force de caract\u00e8re nous fait passer un beau moment avec le compositeur. On peut en dire autant de son interpr\u00e9tation de la Sonate no 2 de Scriabine. Quant aux trois pr\u00e9ludes de Burge, elle en offre la version la plus int\u00e9ressante jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant. Enfin, quelqu&rsquo;un joue la pi\u00e8ce impos\u00e9e avec une v\u00e9ritable conscience musicale.<\/p>\n<p>La pianiste affirme son talent dans cette finale couronn\u00e9e par une pi\u00e8ce casse-cou s&rsquo;il en est une: <em>Gaspard de la nuit<\/em> de Ravel, o\u00f9 elle cr\u00e9e des atmosph\u00e8res coh\u00e9rentes et diff\u00e9renci\u00e9es, maintenant l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du d\u00e9but \u00e0 la fin. Un r\u00e9cital r\u00e9ussi en tous points.<\/p>\n<h3>Chaeyoung Park<\/h3>\n<p><strong>Chaeyoung Park<\/strong>, dont j&rsquo;avais beaucoup aim\u00e9 le jeu en demi-finale, s&rsquo;av\u00e8re aussi \u00e0 la hauteur dans son r\u00e9cital, qui commence la Toccate en fa di\u00e8se mineur, BWV 910 de Bach, caract\u00e9ris\u00e9e par la subtilit\u00e9 des nuances et une grande clart\u00e9 du discours.<\/p>\n<p>Sous les doigts de la pianiste, les trois pr\u00e9ludes de Burge s&rsquo;av\u00e8rent palpitants: le suspense de type \u00ab\u00a0folle poursuite dans un corridor\u00a0\u00bb qu&rsquo;elle donne au premier (<em>Allegro energico<\/em>), le myst\u00e8re du second (<em>Spring Thaw<\/em>), la fougue du troisi\u00e8me (<em>Off-beat Waltz<\/em>) nous donnent m\u00eame envie de d\u00e9couvrir autre chose de ce compositeur.<\/p>\n<p>La pi\u00e8ce de r\u00e9sistance de son programme est l&rsquo;imposante Sonate no 3 de Brahms qui requiert vision, endurance et profondeur. Ce sont trois qualit\u00e9s que l&rsquo;on retrouve chez cette pianiste d&rsquo;un immense talent, ce genre de musicienne touchante qui contribue \u00e0 nourrir notre passion pour le piano.<\/p>\n<p>\u00c0 mon avis, son interpr\u00e9tation compl\u00e8tement investie, brillante, g\u00e9n\u00e9reuse, ma\u00eetris\u00e9e sur le plan sonore, mais aussi remplie d&rsquo;id\u00e9es musicales int\u00e9ressantes, la place, pour l&rsquo;instant, en t\u00eate des quatre premiers concurrents entendus.<\/p>\n<p>On peut \u00e9couter les prestations de la finale <a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/webdiffusion\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">sur le site du CMIM<\/a><\/p>\n<p>Mercredi 12 et jeudi 13 mai, nous entendrons les concurrents suivants:<\/p>\n<p>12 mai, 10 h Yoichiro Chiba &#8211; Japon<br \/>\n12 mai, 11 h Ying Li \u2013 China<br \/>\n13 mai, 10 h Dimitri Malignan &#8211; France<br \/>\n13 mai, 11 h Francesco Granata &#8211; Italie<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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