{"id":66569,"date":"2021-04-28T07:51:43","date_gmt":"2021-04-28T11:51:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=66569"},"modified":"2021-04-28T10:21:21","modified_gmt":"2021-04-28T14:21:21","slug":"compte-rendu-cmim-france-italie-coree-du-sud-tres-bien-representees-en-demi-finale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2021\/04\/28\/compte-rendu-cmim-france-italie-coree-du-sud-tres-bien-representees-en-demi-finale\/","title":{"rendered":"COMPTE-RENDU | CMIM: la France, l&rsquo;Italie et la Cor\u00e9e du Sud tr\u00e8s bien repr\u00e9sent\u00e9es en demi-finale"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_66572\" aria-describedby=\"caption-attachment-66572\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-66572\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/04\/Dimitri-Malignan-CMIM.jpg\" alt=\"Dimitri Malignan, pianiste fran\u00e7ais concurrent au CMIM Piano 2021. (Photo: capture d'\u00e9cran de la captation vid\u00e9o)\" width=\"1200\" height=\"628\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-66572\" class=\"wp-caption-text\">Dimitri Malignan, pianiste fran\u00e7ais concurrent au CMIM Piano 2021. (Photo: capture d&rsquo;\u00e9cran de la captation vid\u00e9o)<\/figcaption><\/figure>\n<p>On a entendu de bien belles choses au deuxi\u00e8me jour du <strong>Concours musical international de Montr\u00e9al<\/strong>, Piano 2021, avec des candidats nettement plus int\u00e9ressants que la premi\u00e8re journ\u00e9e des demi-finales. Compte-rendu des \u00e9preuves du 27 avril 2021.<\/p>\n<p>Le Fran\u00e7ais <a href=\"https:\/\/www.dimitrimalignan.com\/bio\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Dimitri Malignan<\/a>, dont le r\u00e9cital \u00e9tait capt\u00e9 \u00e0 la salle Cortot de l&rsquo;\u00c9cole Normale de Musique de Paris, est d\u00e9j\u00e0, au d\u00e9but de la vingtaine, un pianiste accompli et promis \u00e0 une belle carri\u00e8re. Une musicalit\u00e9 profonde et naturelle lui permet de jouer avec intelligence le <em>Cappricio sopra la lontananza del fratello dilettissimo<\/em> BWV de Bach, pi\u00e8ce en trois mouvements que l&rsquo;on n&rsquo;entend pas tr\u00e8s souvent. Tout est limpide et bien articul\u00e9.<\/p>\n<p>Comme deuxi\u00e8me pi\u00e8ce, il a choisi les <em>Variations sur un th\u00e8me de Schumann<\/em>, op. 9, de Brahms. Si je ne suis g\u00e9n\u00e9ralement pas tr\u00e8s favorable \u00e0 la pr\u00e9sentation de th\u00e8mes et variations dans le cadre d&rsquo;un concours, car ils s&rsquo;av\u00e8rent souvent longs et fastidieux sous les doigts de candidats moyens, ce n&rsquo;est certes pas le cas ici, bien au contraire. L&rsquo;interpr\u00e9tation de <strong>Malignan<\/strong> est po\u00e9tique, sensible, bien dos\u00e9e, faisant entendre une riche palette de couleurs et de nuances subtiles, dans un esprit parfaitement romantique. En un mot, magnifique.<\/p>\n<p>Il encha\u00eene avec quatre des Pr\u00e9ludes op. 32 de Rachmaninov (nos 8, 10, 6 et 5) suivis du 7e Pr\u00e9lude de l&rsquo;opus 23. Cette partie confirme non seulement ses qualit\u00e9s en tant qu&rsquo;interpr\u00e8te, mais sa ma\u00eetrise technique. J&rsquo;esp\u00e8re vivement r\u00e9entendre ce concurrent en finale, mais on ne sait jamais.<\/p>\n<h2>\u00c9tats-Unis<\/h2>\n<p>La deuxi\u00e8me pianiste, l&rsquo;Am\u00e9ricaine <strong>Stephanie Tang<\/strong>, commence son programme avec <em>China Gates<\/em>, une longue pi\u00e8ce minimaliste et planante de John Adams o\u00f9 il se passe finalement peu de choses, et qui, bien qu&rsquo;introduisant une belle atmosph\u00e8re, ne sert pas particuli\u00e8rement \u00e0 faire ressortir de quelconques qualit\u00e9s chez un ou une interpr\u00e8te. Avec l&rsquo;\u00c9tude de Debussy \u00ab\u00a0Pour les arp\u00e8ges compos\u00e9s\u00a0\u00bb, on retrouve \u00e0 peu pr\u00e8s les m\u00eames nuances et le style de jeu se distingue peu de la pi\u00e8ce pr\u00e9c\u00e9dente. Un autre choix \u00e9trange qui nous permet seulement de constater que la pianiste a de la technique. On ne s&rsquo;attend pas \u00e0 moins.<\/p>\n<p>Elle attaque ensuite les Variations et fugue <em>Eroica<\/em>, de Beethoven. Le style est bon, mais la sonorit\u00e9 est dure dans les accords et les nuances <em>forte<\/em>. Rien de remarquable qui nous permettrait de dire qu&rsquo;on aime cette pianiste plus qu&rsquo;un(e) autre. Elle conclut sa prestation avec la Sonate no 5 de Scriabine, bien jou\u00e9e, sans plus.<\/p>\n<h2>Cor\u00e9e du Sud<\/h2>\n<p>C&rsquo;est <strong>Yeontaek Oh<\/strong>, de la Cor\u00e9e du Sud, qui prend la rel\u00e8ve, avec l&rsquo;<em>Andante grazioso con moto<\/em> WoO 57 ou \u00ab\u00a0Andante Favori\u00a0\u00bb de Beethoven, qu&rsquo;il ex\u00e9cute avec \u00e9l\u00e9gance et une sonorit\u00e9 chaleureuse, mais il gagnerait \u00e0 laisser la musique respirer davantage. C&rsquo;est suivi de la Toccata, BV 287 de Busoni, objet musical virtuose que l&rsquo;on peut qualifier de casse-cou. Le pianiste y exploite bien les moments de suspense, toutefois les passages plus doux et myst\u00e9rieux manquent de lyrisme, et il est difficile de ne pas avoir le mot \u00ab\u00a0piochage\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;esprit dans les s\u00e9quences virtuoses <em>forte<\/em>.<\/p>\n<p>Changement brusque d&rsquo;atmosph\u00e8re avec la <em>Grande Humoreske<\/em> op. 20 de Schumann, superbement jou\u00e9e et mieux adapt\u00e9e \u00e0 la personnalit\u00e9 du pianiste, qui a enfin l&rsquo;air d&rsquo;avoir du plaisir \u00e0 jouer et fait de la musique. On y appr\u00e9cie mieux ses capacit\u00e9s d&rsquo;interpr\u00e8te. Ira-t-il en finale? J&rsquo;en serais quand \u00e9tonn\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est suivi de sa compatriote sud-cor\u00e9enne <strong>Su Yeon Kim<\/strong>, qui nous fait entendre le Concerto Italien, de Bach, pi\u00e8ce agr\u00e9able que l&rsquo;on conna\u00eet par c\u0153ur s&rsquo;il en est une. C&rsquo;est justement pour cette raison qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un choix dangereux dans un concours, puisque tant de versions aim\u00e9es sont ancr\u00e9es dans notre esprit. Il faut \u00eatre brillant, sinon s&rsquo;abstenir. Ici, dans le premier mouvement, la pianiste nous semble pr\u00e9cipiter les choses inutilement, ne pas prendre suffisamment le temps d&rsquo;\u00e9noncer les phrases, peut-\u00eatre est-ce la nervosit\u00e9. Les choses empirent avec l&rsquo;<em>Andante<\/em>, sec et presque d\u00e9pouill\u00e9 de sa po\u00e9sie, tout comme le <em>Presto<\/em> sera d\u00e9nud\u00e9 de son humour et de sa joie. Les trois pi\u00e8ces de Chopin (Ballade no 4, Nocturne no 2, Scherzo no 3) ne seront gu\u00e8re plus convaincantes, malheureusement. Tant d&rsquo;occasions rat\u00e9es, cela ne pardonne pas. La Sonate no 3 de Prokofiev, en finale, continue dans la m\u00eame veine.<\/p>\n<h2>Italie<\/h2>\n<p>Avec son programme bien \u00e9quilibr\u00e9 (Bach-Ravel-Stravinsky\/Agosti), l&rsquo;Italien <strong>Francesco Granata<\/strong> a l&rsquo;occasion de prouver qu&rsquo;il est un candidat \u00e0 prendre au s\u00e9rieux. D\u00e8s les premi\u00e8res notes du Pr\u00e9lude et fugue en fa mineur BWV 857, il pique d\u00e9j\u00e0 notre int\u00e9r\u00eat. Les <em>Miroirs<\/em>, de Ravel, jou\u00e9s dans leur int\u00e9gralit\u00e9, sont superbes, nuanc\u00e9s, habit\u00e9s, et bien que tout ne soit pas parfait, il rel\u00e8ve le d\u00e9fi du redoutable <em>Alborada del gracioso<\/em> avec panache et personnalit\u00e9. Son programme se termine avec <em>L&rsquo;Oiseau de feu<\/em> de Stravinski, excellent choix pour d\u00e9montrer sa virtuosit\u00e9 (sans avoir l&rsquo;air d&rsquo;un robot), et nous ne serons pas d\u00e9\u00e7us par cette finale palpitante qui, malgr\u00e9 de l\u00e9gers accrochages, nous a tenus en haleine. Que de plaisir. Si nous avions \u00e9t\u00e9 dans une salle de concert, le public aurait certainement applaudi \u00e0 tout rompre, mais l&rsquo;\u00e9motion restera coinc\u00e9e derri\u00e8re la froideur de mon \u00e9cran de treize pouce. Je ne sais pas ce qu&rsquo;en ont pens\u00e9 les juges, mais en ce qui me concerne, c&rsquo;est mon deuxi\u00e8me candidat favori de cette journ\u00e9e.<\/p>\n<h2>Le curieux cas de Joon Yoon<\/h2>\n<p>Finalement, un troisi\u00e8me candidat sud-cor\u00e9en, <strong>Joon Yoon<\/strong>, conclura cette deuxi\u00e8me journ\u00e9e de comp\u00e9tition, avec une prestation enregistr\u00e9e \u00e0 Berlin. Brave, il entreprend son programme avec une pi\u00e8ce inconnue en cinq mouvement d&rsquo;un compositeur de son pays, Isang Yun, publi\u00e9e en 1958, <em>F\u00fcnf St\u00fccke f\u00fcr Klavier<\/em>, typique de son \u00e9poque. Cela a au moins le m\u00e9rite de nous offrir une d\u00e9couverte, et d&rsquo;appr\u00e9cier l&rsquo;intelligence du pianiste, qui nous fait clairement comprendre ce qu&rsquo;il joue parce que tout simplement, il le comprend lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>On ne peut toutefois s&#8217;emp\u00eacher de rire lorsqu&rsquo;il encha\u00eene \u00e0 toute vitesse dans le Pr\u00e9lude et fugue en do mineur BWV 847 de Bach, au tempo un peu in\u00e9gal et jou\u00e9 avec peu de nuances. Peut-\u00eatre aurait-il mieux fait de reprendre ses esprits dans de s&rsquo;y jeter \u00e0 corps perdu. La fugue est mieux, avec un petit c\u00f4t\u00e9 brouillon. Ce sera suivi de <em>Les Ombres errantes<\/em>, de Couperin, et de <em>Embraceable You<\/em>, d&rsquo;Earl Wild (qui fait partie de <em>Seven Virtuoso Etudes after Gershwin<\/em>), dans une tr\u00e8s belle ex\u00e9cution, encore une fois encha\u00een\u00e9e \u00e0 la pi\u00e8ce pr\u00e9c\u00e9dente sans prendre une seconde de r\u00e9pit. Cette derni\u00e8re pi\u00e8ce sera, \u00e0 mon avis, un magnifique moment de ce surprenant r\u00e9cital au programme tirant dans tous les sens, avec <em>Les Tricoteuses<\/em>, de Couperin, et finalement, <em>Le Tombeau de Couperin<\/em>, de Ravel, dans une interpr\u00e9tation fluide, virtuose et int\u00e9ressante \u00e0 \u00e9couter du d\u00e9but \u00e0 la fin.<\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment, ce <strong>Joon Yoon<\/strong> d\u00e9gage un je-ne-sais-quoi faisant qu&rsquo;on aurait envie d&rsquo;\u00eatre ami avec lui et de se lancer dans une longue conversation en marchant dans les rues de Berlin. On imagine facilement, ici, un \u00eatre d&rsquo;une grande intelligence, un artiste sympathique et un personnage somme tout charismatique qui a probablement de petits c\u00f4t\u00e9s excentriques. Tout ce paragraphe n&rsquo;est \u00e9videmment que pure sp\u00e9culation, mais quand un artiste suscite ainsi la curiosit\u00e9, c&rsquo;est signe qu&rsquo;il avait quelque chose \u00e0 dire. Dans les concours, ce n&rsquo;est pas donn\u00e9 \u00e0 tout le monde.<\/p>\n<p>On peut r\u00e9entendre tous ces concurrents <a href=\"https:\/\/concoursmontreal.ca\/fr\/webdiffusion\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">sur le site du CMIM<\/a>.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, troisi\u00e8me jour des demi-finales, on entendra:<\/p>\n<p>10 h \u2013 Zhu Wang (Chine)<br \/>\n11 h \u2013 Ji-Hyang Gwak (Cor\u00e9e du Sud)<br \/>\n12 h \u2013 Llewellyn Sanchez-Werner (\u00c9tats-Unis)<br \/>\n14 h \u2013 Chaeyoung Park (Cor\u00e9e du Sud)<br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>15 h \u2013 Kevin Ahfat (Canada)<\/strong><\/span><br \/>\n16 h \u2013 Cristian Sandrin (Roumanie)<\/p>\n<p>\u00c0 demain matin, pour la suite de ce compte-rendu quotidien.<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! 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