{"id":66356,"date":"2021-03-31T14:53:30","date_gmt":"2021-03-31T18:53:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=66356"},"modified":"2021-03-31T14:55:33","modified_gmt":"2021-03-31T18:55:33","slug":"disques-trois-compositeurs-trois-disques-passionnants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2021\/03\/31\/disques-trois-compositeurs-trois-disques-passionnants\/","title":{"rendered":"DISQUES\u00a0| Trois compositeurs, trois disques passionnants"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-66360\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/03\/Disques-29-mars.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"628\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><b>Cette semaine, notre chroniqueur a choisi trois albums enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9s \u00e0 des compositeurs: Ravel, Hindemith et Friedrich Gulda, qui fut bien s\u00fbr pianiste classique, mais aussi compositeur de jazz. Bonne \u00e9coute!<\/b><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-65691\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2773_couverture_Ravel.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2773_couverture_Ravel.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2773_couverture_Ravel-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2773_couverture_Ravel-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2773_couverture_Ravel-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2773_couverture_Ravel-768x768.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/p>\n<h2><strong>Jean-Philippe Sylvestre, Ravel, ATMA Classique<\/strong><\/h2>\n<p>Nous ne contredirons pas l\u2019auteur et homme de radio Georges Nicholson, qui \u00e9crit en ouverture du livret tr\u00e8s document\u00e9\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab \u00a0<em>Il ne viendrait \u00e0 personne l\u2019id\u00e9e de remettre en question la place centrale qu\u2019occupe la musique de Ravel au niveau hexagonal ou international pas plus que d\u2019imaginer une saison d\u2019orchestre, de r\u00e9citals ou de musique de chambre sans Ravel \u00e0 l\u2019affiche. Debussy, Ravel, Messiaen, Boulez, voil\u00e0 les incontournables du XXe si\u00e8cle fran\u00e7ais<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Nous ajouterons que Ravel exerce encore une fascination quasi hypnotique, et le jeune pianiste montr\u00e9alais <strong>Jean-Philippe Sylvestre<\/strong> vise juste. Laur\u00e9at du prix Virginia-Parker en 2008, il a travaill\u00e9 sous la direction de Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, Alain Trudel, Fabien Gabel, tout en cultivant des enregistrements r\u00e9guliers, comme ses disques consacr\u00e9s \u00e0\u00a0: Jacques H\u00e9tu, Andr\u00e9 Mathieu, et Rachmaninov.<\/p>\n<p>Avec ce Ravel, qui comprend tout ce que nous pouvons esp\u00e9rer soit le cycle <em>Miroirs, Le tombeau de Couperin<\/em> et bien entendu, <em>Pavane pour une infante d\u00e9funte<\/em>, il trouve le ton juste, avec \u00e9l\u00e9gance, une petite dose de fantaisie et beaucoup de finesse.<\/p>\n<p>Servi par une prise de son rapproch\u00e9e qui apporte beaucoup de chaleur, son jeu se trouve \u00e0 mi-chemin entre ce qui fit Jean-Philippe Collard et l\u2019incontournable Samson Fran\u00e7ois. Sa <em>Pavane<\/em>, joliment po\u00e9tique, cherche les coloris ainsi que la lumi\u00e8re intrins\u00e8que du compositeur. Dans le corpus <em>Miroirs<\/em>, nous retrouvons la m\u00eame attention, avec juste ce qu\u2019il faut de g\u00e9n\u00e9reux et de sensuel. Le tombeau de Couperin, immense cheval de bataille, se red\u00e9couvre \u00e0 travers une lecture respectueuse qui oscille entre la po\u00e9sie et la volupt\u00e9. Le tout, jou\u00e9 sur un piano \u00c9rard de 1854, \u00e0 la sonorit\u00e9 unique. Bravo\u2009!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-65690\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2822_couverture_Paul_Hindemith.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2822_couverture_Paul_Hindemith.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2822_couverture_Paul_Hindemith-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2822_couverture_Paul_Hindemith-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2822_couverture_Paul_Hindemith-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/2822_couverture_Paul_Hindemith-768x768.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong>Louis-Philippe Marsolais, cor, David Jalbert, piano, Penta\u00e8dre, ATMA Classique<\/strong><\/h2>\n<p>Soyons honn\u00eates, je connais relativement peu l\u2019\u0153uvre du compositeur Paul Hindemith (1895-1963), et encore moins le fait qu\u2019il fut corniste \u00e0 ses heures. Par contre, le travail de Louis-Philippe Marsolais est loin de m\u2019\u00eatre inconnu. Musicien de premier plan, infatigable travailleur multipliant les projets et les disques, j\u2019ai eu la chance de l\u2019entendre plusieurs fois avec l\u2019Orchestre M\u00e9tropolitain, dont il est cor solo.<\/p>\n<p>Le cor n\u2019est pas souvent \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne, mais cette nouveaut\u00e9 fera, sans contredit, le bonheur de ceux et celles qui aiment son travail, toujours finement cisel\u00e9. Louis-Philippe Marsolais a r\u00e9uni l\u2019ensemble Penta\u00e8dre, le pianiste David Jalbert ainsi que des amis cornistes pour cet album. Nous naviguons dans certaines atmosph\u00e8res plut\u00f4t n\u00e9oclassiques, souvent analytiques comme vous pourrez le constater avec les Sonates pour cor, cor alto et piano, ainsi que la sonate pour quatre cors.<\/p>\n<p>Parce que l\u2019articulation est expressive, toujours juste, ces le\u00e7ons de style nous font d\u00e9couvrir une fois de plus, un tr\u00e8s grand instrumentiste, entour\u00e9 d\u2019une solide \u00e9quipe. La petite musique de musique de chambre pour cinq instruments \u00e0 vent<em>,<\/em> qui flirte avec des accents de modernisme farouche, rel\u00e8ve en quelque sorte du tour de force. Sans jamais \u00eatre s\u00e9v\u00e8re, avec des accents tranchants, la limpidit\u00e9 des instrumentistes demande, un \u00e9tonnant engament physique, du moins, nous le supposons.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h2><strong>Oliver Mascarenhas, Gulda, Kapustin, NDR\/ Naxos<\/strong><\/h2>\n<p>Oh que voil\u00e0 un disque surprenant\u2009! Peu connu ici, le violoncelliste Olivier Mascarenhas, de m\u00e8re indienne et de p\u00e8re allemand, nous offre tout un hommage au pianiste classique\/homme de jazz\u00a0: <strong>Friedrich Gulda <\/strong>(1930-2000).<\/p>\n<p>En laissant tomber les fronti\u00e8res entre les genres, je peux ais\u00e9ment croire que ce violoncelliste pourrait se retrouver au Festival de jazz ou \u00e0 la Maison symphonique. Il nous fait donc d\u00e9couvrir une composition de Gulda : Concerto pour violoncelle et orchestre, \u00e9crit en 1980. Attention, c\u2019est du lourd, avec un grand orchestre, qui apporte tout le dynamisme possible \u00e0 l\u2019interpr\u00e8te au jeu \u00e9lectrifiant qui \u00e9voque autant l\u2019univers de Frank Zappa que celui du regrett\u00e9 trompettiste\/chef d\u2019orchestre : Don Ellis (Turkish Bath).<\/p>\n<p>Entre les versants classiques et des dominantes jazz\/rock, Gulda avait donc \u00e9crit un concerto \u00e9tonnant. Pianiste classique, <strong>Nikolai Kapustin<\/strong>(1937-2020) fut aussi tent\u00e9 par le jazz, comme nous le fit d\u00e9couvrir le pianiste <strong>Marc-Andr\u00e9<\/strong> <strong>Hamelin<\/strong> avec\u00a0:<em>In State of jazz <\/em>(Hyp\u00e9rion). Certes, les trois pi\u00e8ces ci-pr\u00e9sentes\u00a0: <strong>Nearly Waltz<\/strong>, <strong>Elegie<\/strong> et <strong>Burlesque<\/strong> sonnent classique, mais avec un temp\u00e9rament swing, qui aurait fait le bonheur d\u2019une phalange ellingtonienne ou du regrett\u00e9 contrebassiste Major Holley. Et pour bien conclure cette r\u00e9jouissante aubaine, pas de violoncelle, mais bien Friedrich Gulda tout en jazz et en trio avec quatre standards\u00a0: <em>A Night in Tunisia<\/em><strong>,<\/strong> <em>Delaunay\u2019s dilemma, Blue\u2019 n\u2019 Boogie<\/em> et <em>Doin\u2019 The Thing<\/em>. \u00c0 d\u00e9faut de festival, cette nouveaut\u00e9 nous fait r\u00eaver\u2009!<\/p>\n<h2><em>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre! La musique classique et l&rsquo;op\u00e9ra en 5 minutes, chaque jour<\/em> \u00a0<span style=\"color: #ff0000;\"><a style=\"color: #ff0000;\" href=\"https:\/\/ludwig-van.us9.list-manage.com\/subscribe?u=4f785cb3f9058f2393ccad035&amp;id=b9b160c032\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ICI\u00a0<\/a><\/span><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette semaine, notre chroniqueur a choisi trois albums enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9s \u00e0 des compositeurs: Ravel, Hindemith et Friedrich Gulda, qui fut bien s\u00fbr pianiste classique, mais aussi compositeur de jazz. 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